De nombreuses incertitudes planent sur le nouveau traité annoncé vendredi
La ligne de démarcation entre ce qui s’inscrit dans ce nouveau traité et ce qui se fera dans le cadre du traité actuel n’est pas tracée
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Florence Autret, à Bruxelles
Après l’accord politique du 9 décembre, la balle est dans le camp des juristes et des experts de la Commission, du Conseil et des gouvernements nationaux. Le sommet des 8 et 9 décembre a en effet à peine esquissé les contours du futur traité qui devrait unir les membres de la zone euro ainsi que, éventuellement, neuf des dix autres pays de l’Union européenne ayant conservé leur monnaie.
D’abord, la ligne de démarcation entre ce qui s’inscrit dans ce nouveau traité et ce qui se fera sous l’ombrelle du traité actuel à Vingt-Sept n’est pas tracée. «Certaines des mesures… peuvent être adoptées sous forme de législation seconde… D’autres devraient relever de la législation primaire», indiquent les conclusions. Le renforcement de l’automaticité des sanctions en cas de violation de la règle d’or semble devoir relever de la seconde catégorie, de même que la définition de la règle d’or elle-même placée sous le contrôle de la Cour de justice européenne.
Ensuite l’option retenue consistant à créer un traité ad hoc mais utilisant les institutions existantes pose un problème juridique. «La Commission européenne est partout dans le compromis de vendredi», note un diplomate, de même que la Cour. Le Premier ministre britannique David Cameron a menacé de contester devant l’utilisation de ces institutions par les Vingt-Six. La chancelière allemande Merkel a assuré vendredi qu’il y avait des «marges de manœuvre» à cet égard. Et de reconnaître que «le Royaume-Uni regardera cela de près». «Il y a un sujet d’ingénierie juridique», reconnaît cette source diplomatique.
Par ailleurs, au moins cinq gouvernements doivent consulter leur parlement au sujet de leur participation et/ou du mode de ratification du nouveau traité. S’il est effectivement signé «en mars au plus tard», comme l’indiquent les conclusions, les ratifications devront commencer immédiatement. Dans huit pays, un référendum est possible ou certain.
Enfin, le lancement du Mécanisme européen de stabilité, le successeur du Fonds actuel (FESF), a bien été avancé à juillet 2012 ou lieu de 2013 mais sa réforme reste à préciser. La chancelière a laissé entendre vendredi que le nouveau traité puisse en réalité se glisser dans l’instrument juridique existant créant le MES. Cela supposerait un calendrier de ratification très serré. En attendant, on assure à Luxembourg que les instruments permettant de déployer le levier de la FESF seront prêts début 2012.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Avant même la présentation de sa copie devant le Parlement, le Premier ministre recule sur une mesure d'économies qu'il avait lui-même annoncée qui devait passer par décret. Un arbitrage au goût amer pour les partisans de la nécessaire réduction du déficit
Première conséquence visible d’El Niño à ce jour, l’autorité du canal du Panama a annoncé une réduction du nombre de bateaux transitant par l'isthme en raison de la sécheresse