CAC 40: le potentiel de baisse supplémentaire paraît limité
La région des 2.400 points devait constituer une limite à la correction entamée à 6.170 points en 2007
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Hugues Naka
Le CAC 40 a accéléré le mouvement baissier amorcé il y a quinze jours à 3.145 points et perdu ainsi 8,25 % à 2.751 points la semaine dernière.
La zone de support située à 2.815-2.838 points (1), sous laquelle l’indice était brièvement passé le 23 janvier dernier pour inscrire un plus bas de près de six ans à 2.770 points, a donc été franchement cassée.
Cela accroît le risque que la correction majeure engagée en juin 2007 à 6.168 points se prolonge mais le potentiel de baisse supplémentaire paraît limité. L’indice vedette de la Bourse de Paris pourrait ainsi descendre jusqu’à la zone de support située à 2.555-2.595 points (2) - avec un palier à 2.665-2.680 points - voire jusqu’au plus bas inscrit en mars 2003 à 2.401 points, lequel devrait constituer une limite.
Ce point bas représente en effet le point de départ de l’impulsion (voir hausse en cinq vagues sur le graphique ci-contre) que le CAC 40 «corrige» depuis juin 2007. Or une correction baissière ne doit pas emmener les cours en dessous du point de départ de l’impulsion qui l’a précédée. Aussi, à moins de remettre en cause la nature du mouvement initié à 6.168 points et le cadre «elliottiste» dans lequel le CAC 40 évolue depuis l’inscription du plus haut historique à 6.945 points en septembre 2000, celui-ci a-t-il épuisé la majeure partie de son potentiel de baisse.
Par ailleurs, il faut noter que la divergence, qui existe depuis octobre dernier, entre l’orientation haussière du RSI-13 semaines (3) et la tendance baissière du CAC 40 n’est pas remise en cause bien que le RSI se soit replié la semaine dernière. Cette divergence traduit un essoufflement de la correction majeure engagée à 6.168 points et devrait, sous réserve qu’elle se maintienne, continuer de freiner la baisse de l’indice avant qu’il ne se réoriente à la hausse.
Les configurations «elliottiste» et numérique du CAC 40 plaident donc pour un rebond au plus bas sur le plancher des 2.400 points. Il faudra toutefois se montrer prudent aussi longtemps que l’indice sera sous la borne haute du «canal baissier de moyen terme» à l’intérieur duquel il évolue depuis juin 2007. Seule la cassure de cette droite de résistance, qui passe à 3.685 points cette semaine et décroît de 36,4 points chaque semaine, constituera un signal haussier et permettra de conclure à l’engagement du CAC 40 dans une reprise durable.
(1) Niveau de rebond de mai 2003 et de novembre 2008.
(2) Gap («trou de cotation») ouvert à la hausse ouvert le 14 mars 2003 et dont la borne haute a été testée quinze jours plus tard. Ce gap n’est visible que sur un graphe en données quotidiennes.
(3) Relative Strength Index: indicateur de puissance d’un mouvement, calculé sur les cours de clôture et évoluant entre 0 et 100.
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