CAC 40: la reprise amorcée à 2.770 points est fragile
La région des 2.400 points devrait toutefois contenir toute baisse sous les 2.770 points
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Hugues Naka
Après trois semaines consécutives de baisse, le CAC 40 a repris 4,38 % à 2.974 points la semaine dernière. L’ampleur de cette reprise n’est toutefois pas assez importante pour réduire le risque baissier créé par la cassure, il y a deux semaines, de la zone de support située à 2.815-2.838 points (niveau de rebond de mai 2003 et de la mi-novembre 2008).
Le bref passage de l’indice sous la région des 2.815-2.838 points signifie en effet que la baisse amorcée début janvier à 3.426 points n’était pas une simple phase de consolidation au sein d’un mouvement haussier, contrairement à ce que nous estimions en raison du signal haussier enregistré en décembre dernier par le RSI-13 semaines (1). La baisse initiée à 3.426 points fait partie intégrante de la correction majeure entamée en juin 2007 à 6.168 points et on ne peut conclure à la fin de cette correction sur la seule base de la reprise qui a débuté il y a deux semaines à 2.770 points. En l’absence d’un nouveau signal haussier et/ou d’un franchissement de résistance importante, le risque que l’indice se replie à nouveau est donc important. Cela étant, le potentiel baissier paraît limité.
D’abord, parce que la divergence, qui existe depuis octobre dernier, entre l’orientation haussière du RSI-13 semaines et la tendance baissière du CAC 40 n’est pas remise en cause pour l’instant. Cette divergence, qui traduit un essoufflement de la correction majeure engagée à 6.168 points, devrait, sous réserve de son maintien, ralentir toute baisse de l’indice sous les 2.770 points et précéder probablement son renversement de tendance.
De plus, selon notre analyse en vagues d’Elliott, la tendance baissière entamée à 6.168 points vise à corriger l’impulsion initiée à 2.401 points en mars 2003. Sauf à remettre en cause le cadre «elliottiste» au sein duquel le CAC 40 évolue depuis l’inscription du plus haut historique à 6.945 points en septembre 2000, le point de départ de cette impulsion devrait donc constituer une limite à la correction baissière en A-B-C.
Aussi, la région des 2.400 points, voire la zone de support qui se trouve à 2.555-2.595 points (2), devrait-elle contenir toute baisse en dessous des 2.770 points et forcer l’indice à reprendre le chemin de la hausse en direction de la borne haute du «canal baissier de moyen terme» à l’intérieur duquel il évolue depuis juin 2007. Le CAC 40 devra ensuite franchir cette droite de résistance clé, qui passe à 3.794 points cette semaine et décroît de 36,4 points chaque semaine, pour confirmer son retournement à la hausse.
(1) Relative Strength Index: indicateur de puissance d’un mouvement, calculé sur les cours de clôture et évoluant entre 0 et 100.
(2) Gap («trou de cotation») ouvert à la hausse le 14 mars 2003 et testé le 31 mars 2003. Ce gap n’est visible que sur un graphe en données quotidiennes.
Le très attendu rapport sur la compétitivité bancaire de la Commission européenne doit être publié ce vendredi après-midi. Il propose d'assouplir certaines exigences prudentielles, notamment dans le ratio de levier, ainsi que des mesures pour encourager la consolidation du secteur.
La Depository trust and clearing corporation devrait lancer ce service en octobre prochain. Elle a exécuté mi-juillet plusieurs opérations via des actifs tokenisés, notamment de «repo» et de prêts de titres.
Le groupe appuie cette dynamique sur la gestion d'actifs, avec la fusion, l'an dernier, entre Richelieu Invest et Hugau Gestion, et sur la banque privée qui a agrandi son périmètre avec l'acquisition de Kaleido Private Bank en Suisse.
La tendance reste positive pour les unités de compte sur le deuxième trimestre, avec un rebond pour les fonds obligataires et un intérêt toujours plus marqué pour la gestion alternative. A l’inverse, le non coté reste anecdotique dans les allocations des CGP.
Le gérant d'actifs, entré au capital de la société de capital-risque en 2024 dans le cadre d'un partenariat stratégique, en devient l'actionnaire majoritaire en portant sa participation à 51 %
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Le président ukrainien a secoué Kiev en limogeant son populaire ministre de la Défense, au moment où son pays multiplie les avancées militaires et diplomatiques contre la Russie
Ces derniers mois, les alertes sur l’état des finances publiques se sont multipliées, au point de presque devenir quotidiennes. Pourtant, le sujet ne semble guère prendre dans le débat politique