Bruxelles assure ne pas travailler sur l’hypothèse d’un défaut de la Grèce
Préoccupée par la nervosité des marchés, la Commission européenne espère un retour rapide de la troïka à Athènes qui attend une nouvelle tranche d’aide
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Florence Autret, à Bruxelles
Photo: Bloomberg
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Après le torrent de déclarations inquiétantes venues d’Allemagne, l’Union européenne n’a pu qu’esquisser hier les étapes qui doivent mener au déblocage de la nouvelle tranche d’aide pour la Grèce, attendue en principe pour septembre. Les experts de la Commission doivent retourner dans la capitale grecque «cette semaine, le plus tôt possible», selon un porte-parole de la Commission. L’objectif est que la troïka, qui réunit, outre la Commission, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, puisse conclure son rapport «dans les temps fin septembre», pour un paiement dans les premiers jours d’octobre.
Bruxelles a une nouvelle fois assuré qu’elle ne «travaillait pas sur l’hypothèse» d’un défaut ou d’une sortie de la zone euro de la Grèce. Hier, le vice premier ministre grec Evangelos Venizelos a accusé Berlin de jeter de l’huile sur le feu, estimant que les problèmes au sein de la coalition allemande et les déboires du FDP, le parti libéral allié aux démocrates-chrétiens, créaient «des problèmes pour l’eurozone». «Il n’y a pas de problème au sujet de notre accord avec la Commission européenne et la troïka», assure-t-il.
Le retour de la troïka à Athènes reste indéfini. «La mission reprendra quand les conditions de la reprise seront réunies», a expliqué lundi un porte-parole de la Commission avant de concéder: «Nous sommes préoccupés par la nervosité qui persiste sur les marchés». A Berlin, un porte-parole de la chancelière a réaffirmé hier que la troïka serait seule juge du déblocage de la sixième tranche de 8 milliards d’euros, sans laquelle Athènes risque le défaut.
Dans son communiqué fleuve daté du 11 septembre, Evangelos Venizelos fixe au 31 octobre, l’échéance cruciale, à laquelle le traité réformant de Fonds européen de stabilité doit être ratifié. «Septembre et octobre seront ‘deux mois damnés’ car seize parlements dans les pays de l’eurozone doivent voter», écrit-il. Or, sans traité ratifié, la Grèce ne peut disposer du prêt lui permettant de fournir les garanties nécessaire à la réalisation de la participation du secteur privé. Le commissaire aux Affaires économiques et monétaires doit prendre la parole mercredi ou jeudi. Vendredi, les ministres des finances de la zone euro seront réunis en informel à Wroclaw en Pologne.
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