Washington n’a pas signé pour autant un chèque en blanc. Ces lignes ouvertes jusqu’à fin 2011 seront rémunérées à 300 pb au-dessus du Libor, avec un Libor plancher de 2% soit un taux minimum de 5%. Et si l’un des deux groupes venait à faire faillite, le spread passerait à 800 pb. A titre de contrepartie, les constructeurs doivent également accorder une option sur des actions sans droits de vote à l’Etat.
Côté management ensuite, le Trésor a fixé diverses grandes règles à respecter: suspension du dividende, limitation des rémunérations des dirigeants, engagement à céder les avions privés, droit de regard du gouvernement sur les transactions de plus de 100 millions de dollars et sur les comptes…
Enfin et surtout, Washington a conditionné son soutien à la préparation d’une restructuration en profondeur, l’objectif étant au-delà de la refonte du bilan (GM a l’objectif de convertir en actions les deux tiers de sa dette) que les deux groupes aient des structures de coûts comparables à celles des groupes étrangers. Ce qui passera par des renégociations d’accords avec l’ensemble des partenaires.
Concrètement, les constructeurs devront élaborer leur plan de relance avant le 17 février. L’autre rendez-vous est fixé au 31 mars, date à laquelle devra être rendu un rapport détaillant et certifiant les progrès réalisés. Une échéance qui sera cruciale. «Si une entreprise échoue à présenter avant le 31 mars un plan attestant de sa viabilité, elle devra rembourser les prêts de l’Etat», a averti le président Bush.
GM, qui avait 16,2 milliards de liquidités fin septembre, avait indiqué avoir besoin d’un matelas de 11 à 14 milliards en fin d’année pour être en mesure de continuer son activité. Quant à Chrysler, qui avait fin septembre 6,1 milliards en caisse, il avait estimé à 3 milliards son niveau de trésorerie plancher pour échapper à la faillite.
Sur les crédits, la réaction semblait plus nuancée. «Le prêt du gouvernement va-t-il créer de la subordination? Et quand?», s’interrogeait la recherche de Bank of America. La créance prioritaire de l’Etat ou encore la restructuration prévue de la dette soulevaient en effet de nombreuses questions sur le statut de la dette existante, son devenir et son impact pour les CDS. Reste le cas Ford, tenu à l’écart de ce plan. Le constructeur a redit qu’il pensait pouvoir traverser les turbulences sans aide. Il n’empêche qu’il a redemandé un prêt relais de 9 milliards, vu comme une «réserve de sécurité».
Le Canada a donc aussi réagi devant le risque de 600.000 Canadiens mis au chômage, pour la plupart dans l’Ontario. Le gouvernement d’Ottawa fournira 2,7 milliards de dollars canadiens sous la forme de prêts à court terme et l’Ontario 1,3 milliard. GM Canada pourra obtenir jusqu'à trois milliards de dollars canadiens et Chrysler Canada jusqu'à un milliard.
Le ministère de la Planification et du Budget a dévoilé vendredi les grandes lignes du « Fonds du futur », un véhicule d'investissement stratégique destiné à recycler les recettes fiscales « exceptionnelles » générées par le supercycle des semi-conducteurs et de l'intelligence artificielle.
Anthropic pourrait déposer son dossier d’IPO dès la fin du mois, pour devancer son rival OpenAI. Il affirme qu’il pourrait égaler ou dépasser le montant de l'introduction record de SpaceX.
La boutique norvégienne Norselab Credit Management lance son quatrième fonds en moins de quatre ans, étendant sa plateforme crédit aux secteurs du shipping (transport maritime), des services pétroliers et de l’exploration-production, selon HedgeNordic. Norselab Shipping & Energy démarre avec 1 milliard de couronnes norvégiennes (NOK) de capital engagé apporté par la famille Odfjell, dont la fortune a été bâtie via des sociétés telles qu’Odfjell Drilling et Odfjell Technology.
Les indices PMI flash montrent une légère accélération de la croissance en août, surtout portée par le rebond manufacturier, en dépit du Moyen-Orient et de la canicule en Europe. L’emploi se reprend tandis que les pressions sur les prix s’apaisent.
La Corée du Sud n'est plus un simple sous-traitant de l'électronique grand public, mais un maillon structurellement indispensable, et difficilement substituable, de l'infrastructure mondiale de l'intelligence artificielle.
Confiante après un bon démarrage 2026, la branche assurance du Crédit Agricole s’est mise en quête de nouveaux relais de croissance. Le lancement fin juillet d’une nouvelle entité baptisée Insurance Partners doit notamment lui permettre de développer les activités hors groupe et hors banque à l’international.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Face au fléau des graffitis qui enlaidissent Paris et qui coûtent 7 millions d’euros par an, le nouvel édile socialiste, héritier d’une mairie divisée entre indulgence et répression, hésite encore
Le candidat Renaissance à l’élection présidentielle a été ciblé par au moins quatre opérations de désinformation venues de l’étranger en deux semaines.
SERIE D’ETE. Deux droites, une même étiquette, mais parlent-elles vraiment la même langue ? Entre Les Républicains français et le Parti républicain américain, les lignes bougent, se croisent et parfois s’opposent