La mise en bouche de BNP Paribas, au moment de présenter sa nouvelle plateforme «Mondemain» le 3 novembre, était pour le moins convenue.En résumé, la pression sur notre régime par répartition s’accroit au fur et à mesure que notre pyramide des âges s’inverseet les fondamentaux économiques sont structurellement favorables au développement de l’épargne retraite complémentaire. «Lesépargnants envisagent le sujet vers 40 ans de manière angoissante, mais tout en l’associant à un projetpositif»,introduitNicolasVillet, directeur de BNP Paribas épargne retraite et entreprises. Une allocation à composersoi-même Bâti en partenariat avecGambit Financial Solutions (une fintech dont BNP Paribas est actionnaire),Mondemainse présente sous la forme d’une interface digitalequipermet au client d’estimer ses besoins avant de souscrire des produits de manière autonome.Un simulateur lui permetde calculer sa retraite légale,le patrimoine dont il disposeraet ainsi,de calculer le surplus de revenus nécessaireajusté de la fiscalité prévisible.Les futurs projets de vie peuvent être pris en compte danscetteestimation.A partir de là, le prospect conquis peut composer sa propre allocation, en mélangeant PEA, PER, pierre-papieret assurance vie.Les préférencesd’investissement peuvent être indiquées,pour que soit par exemple la priseen compte d’unesensibilitésur le durable.Au besoin, le parcours clientpeut passer par un contact « humain », grâce à un système de mise en relation digitalisée avec un conseiller.«Leclient bénéficie d’une visite guidée et d’une expertise tout en conservant la liberté de choix sur lessolutions», résume NicolasVillet. Le dirigeanten est convaincu,«lesite deviendra la placede marché digitaledédiéeà ceux qui préparent leurretraite».A terme, son fonctionnement est prévu en architecture ouverte.Mondemain devrait continuer d’évoluer à la faveur des parcours transactionnels intégréspour s’enrichir de nouvelles fonctionnalités.Des services complémentaires sont actuellement à l’étude, comme unservice d’aide aux formalités administratives lors du départ à la retraite ouun simulateur de rachat de trimestres. La plateformeest présentée comme l’un des axes majeurs du plan stratégique de BNP Paribas qui sera dévoilé début 2022.
Le grand port maritime de la Guadeloupe cherchait depuis novembre 2020 des prestataires pour son régime de retraite. Il vient d’annoncer que l’appel d’offres pour le renouvellement et la gestion de contrats relatifs aux régimes de retraites supplémentaires à cotisations définies et à prestations définies avait été pourvu. Le marché estimé à 1 million d’euros se répartit entre: Lot 1 gestionnaire de contrats de retraite - contrat à cotisations définies - article 83: Axa France Vie Lot 2 gestionnaire de contrats de retraite - contrat à prestations définies - article 39: Arial CNP Assurances.
C’est un anniversaire en demi-teinte pour le Plan d'épargne retraite (PER). Le produit, lancé en 2019 dans le cadre de la loi Pacte, fête aujourd’hui ses deux ans non sans succès, à en croire le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, qui s’est exprimé jeudi matin devant les journalistes : « Le résultat est au-delà de toutes nos espérances. Nous avions fixé un objectif de 3 millions de Français avec un PER d’ici 2022, nous sommes à 3,8 millions de détenteurs, ce qui devrait nous permettre d’atteindre les 4 millions début 2022 avec des encours qui dépasseront les 50 milliards d’euros ». Précisément, ces 3,8 millions de PER se décomposent en 1,9 million de PER individuels et 1,9 million de PER collectifs, précise Bercy. « Ce succès tient à l’attractivité du produit, l’épargne accumulée avec la crise et le besoin de sécurité en matière de financement », explique le ministre.
Elle devait être le marqueur du quinquennat d’Emmanuel Macron, elle en symbolise les ambitions contrariées. La réforme des retraites s’est fracassée en mars 2020 sur le mur du Covid, après des semaines de protestation qui avaient paralysé les transports de la capitale. Le locataire de l’Elysée rêve de ressusciter, d’ici à l’élection présidentielle, deux mesures phares de son projet : la pension minimale à 1.000 euros, qu’on imagine populaire, et la suppression des régimes spéciaux, qui promet de l’être un peu moins auprès des syndicats des entreprises concernées.
Jean-Pierre Mottura, directeur général de la Caisse de prévoyance des agents de la Sécurité Sociale et assimilés, s'exprimait à l'Université d'été de l'Asset Management 2021, organisée le 26 août par Paris-Dauphine. Il partage dans ce nouvel épisode de "Convictions d'Instit" ses convictions d'investissements pour faire face au défi du vieillissement de la population en Europe.
L'étude, commandée par Trade Republic, insiste sur la pertinence de placements boursiers réguliers et automatisés comme complément au système de retraite par répartition.
Le gouvernement espagnol a présenté mardi son projet de loi sur les retraites, qui prévoit de revaloriser les pensions en les indexant sur l’inflation, de pénaliser les retraites anticipées et d’inciter financièrement les salariés à travailler plus longtemps. Cette réforme est l’une des conditions posées par la Commission européenne pour que le pays continue à bénéficier des fonds de son plan de relance. Le gouvernement espère faire approuver la loi par le Parlement d’ici à la fin de l’année.
Jean Castex recevra les partenaires sociaux les 1er et 2 septembre à Matignon, indique Reuters de sources proches du Premier ministre. L’ordre du jour de la rencontre avec les syndicats, coup d’envoi d’une rentrée sociale qui s’annonce chargée à moins d’un an de l'élection présidentielle, n’a pas encore été fixé, a ajouté la source, mais la réforme des retraites, la situation sanitaire et l’entrée en vigueur de la réforme de l’assurance-chômage pourraient être sur la table.