Le gouvernement britannique a présenté ses propositions censées moraliser le comportement des dirigeants d’entreprise, une initiative considérée comme l’une des réponses du gouvernement de Theresa May aux électeurs qui se sont prononcés en faveur du Brexit en juin. Le gouvernement dit vouloir barrer la route à «une minorité irresponsable de sociétés détenues par des capitaux privés qui agissent sans scrupule, laissant les salariés, les clients et les bénéficiaires des fonds de pension souffrir quand la situation se détériore».
Dans le cadre de son troisième rapport sur l’information sociale, sociétale et environnementale, l’Autorité des marchés financiers (AMF) invite les sociétés à améliorer la pertinence de leur communication en donnant une information concise et hiérarchisée et en sélectionnant les indicateurs. Le régulateur souhaite aussi que le rôle de la responsabilité sociale et environnementale (RSE) dans la stratégie de l’entreprise soit mieux présentée, et que l’articulation des informations financières et extra-financières soit plus explicite. Enfin, l’AMF prône l’amélioration de la communication sur les « green bonds », notamment sur le suivi des objectifs pendant la vie de ces obligations vertes.
Le conseil d'administration aura pris 4 mois pour finalement dire qu’il ne donnerait pas suite à l’opposition de l’AG à la rémunération de son ancien PDG.
Le PDG et l'ex-responsable des activités de détail sont pénalisés financièrement pour des pratiques commerciales frauduleuses au sein de l'établissement.
Un peu plus de 44 milliards de livres (52 milliards d’euros) de bonus ont été versés par les entreprises britanniques sur la période avril 2015/mars 2016, selon l’Office national des statistiques (ONS), soit plus que le record de 2008 (42,5 milliards de livres). Cela représente une augmentation de 4,4% par rapport à l’exercice 2014-2015. Les bonus dans la finance et l’assurance ont atteint 13,9 milliards de livres en 2015-2016, soit 2,2% de plus qu’un an auparavant. «Même si la finance et l’assurance ont capté la plus grande part des bonus, les autres industries, en particulier les services liés aux hautes technologies, ont été les plus forts moteurs de la croissance des bonus depuis 2008», précise l’ONS.
Un peu plus de 44 milliards de livres (52 milliards d’euros) de bonus ont été versés par les entreprises britanniques sur la période avril 2015-mars 2016, selon l’Office national des statistiques (ONS), soit plus que le record de 2008 (42,5 milliards de livres). Cela représente une augmentation de 4,4% par rapport à l’exercice 2014-2015.
Dans son étude sur les pratiques du CAC 40, la société Gouvernance en Action s’inquiète des possibles conséquences de cette disposition de la loi Sapin 2.
L’assemblée générale d’Alstom a émis hier un vote négatif à 62% sur la rémunération de Patrick Kron, ex-PDG du groupe français, parti deux mois avant la fin de l’exercice clos le 31 mars dernier. Au titre de cet exercice, celui-ci s’est vu attribuer 1 million d’euros brut de rémunération fixe, 1,16 million d’euros brut de rémunération variable, ainsi qu’une «rémunération brute variable exceptionnelle» de 4,45 millions, conditionnée à la cession d’une partie de l’activité énergie d’Alstom à General Electric, opération effective depuis fin 2015. Alstom a noté que l’assemblée générale de l’an dernier avait émis un avis favorable à un tel mécanisme, à 87,18%. Le conseil d’administration «examinera les raisons de ce vote afin d’analyser les attentes exprimées par les actionnaires» lors d’une prochaine réunion. Les actionnaires ont en revanche entériné à plus de 97% la rémunération du successeur de Patrick Kron, Henri Poupart-Lafarge.
Une commission a recommandé mardi une hausse du salaire minimal, qui passerait de 8,50 euros à 8,84 euros de l’heure l’an prochain en Allemagne. Le gouvernement, qui a instauré en janvier 2015 un salaire minimum pour quatre millions de travailleurs, peut accepter ou rejeter la proposition de la commission mais il ne peut pas la changer. Cette proposition se fonde sur un indice de l’Office fédéral de la statistique suivant lequel les salaires ont augmenté de 3,2% en moyenne en Allemagne durant les 18 derniers mois.
Une commission a recommandé mardi une hausse du salaire minimal, qui passerait de 8,50 euros à 8,84 euros de l’heure l’an prochain en Allemagne. Le gouvernement, qui a instauré en janvier 2015 un salaire minimum pour quatre millions de travailleurs, peut accepter ou rejet la proposition de la commission mais il ne peut pas la changer. Cette proposition se fonde sur un indice de l’Office fédéral de la statistique suivant lequel les salaires ont augmenté de 3,2% en moyenne en Allemagne durant les 18 derniers mois.
Patrick Pouyanné, le PDG de Total, a mis en garde le gouvernement contre la tentation de faire voter une nouvelle loi sur la rémunération des patrons dans le sillage del’affaire Carlos Ghosn chez Renault, alors qu’Emmanuel Macron et François Hollande ont fait ces derniers jours des déclarations en ce sens.
Pour éviter une requalification en salaires de ces mécanismes, le dirigeant bénéficiaire doit prendre un réel risque capitalistique et faire évaluer les titres.
Mardi soir, le Haut comité de gouvernement d’entreprise (HCGE) est sorti du bois en annonçant qu’il « a décidé d’examiner » la situation chez Renault, après que les actionnaires du constructeur ont rejeté la résolution consultative sur la rémunération de son président, une première depuis l’instauration du « say on pay » en France en 2014. Quelques heures auparavant, le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, avait menacé de légiférer, estimant qu’il « y a un dysfonctionnement en matière de gouvernance » chez Renault. Le rémunération 2015 de Carlos Ghosn, validée par le conseil d’administration s'élève à 7,2 millions d’euros.