Lors de l’assemblée générale d’Elior du 10 mars dernier, la rémunération du PDG, Philippe Salle, n’avait été approuvée qu’à 36,9%. Le PDG a alors demandé au conseil d’administration « d’examiner les raisons de ce vote afin d’analyser les attentes exprimées par les actionnaires, et de se réunir prochainement en vue de délibérer, après consultation du comité des nominations et des rémunérations, des suites qu’il entend donner ». Le groupe de restauration a expliqué aujourd’hui à L’Agefi qu’un « nouveau mécanisme de LTI [rémunération incitative de long terme] du Président-directeur général a été élaboré en collaboration avec le président du comité des nominations et des rémunérations. Le comité des nominations et des rémunérations, puis le conseil d’administration vont examiner cette proposition avant l’été. Le montant retenu sera annoncé d’ici le mois de septembre ». Elior semble donc prendre son temps.
En moyenne, un patron d’une entreprise membre de l’indice S&P 500 a gagné 13,1 millions de dollars en 2016, en hausse de 6% sur un an, soit 347 fois plus que le salarié moyen, montre une étude réalisée par le premier syndicat américain, l’AFL-CIO, publiée hier. L’AFL-CIO a étudié les données publiées par 419 sociétés incluses dans l’indice S&P 500.
Chauffée à blanc par une chute de 50% du cours de l'action en deux ans, l'assemblée générale de l'éditeur britannique a rejeté massivement le rapport de rémunération 2016 de son directeur général.
Les banques américaines restent les plus généreuses via-à-vis de leurs employés londoniens, montre un sondage publié vendredi par le site d’évaluation de salaires Emolument réalisé auprès de 1.640 banquiers. Au titre de 2016, elles ont accordé des bonus moyens allant de 20.000 livres en moyenne pour un analyste à 155.000 livres pour un director. Dans les établissements britanniques, la fourchette va de 5.000 à 115.000 livres, et chez les banques originaires d’Europe continentale, les primes vont de 7.000 à 90.000 livres. Les établissements américains sont aussi les plus généreux en termes de salaire fixe. Pour la France, L’Agefi Hebdo a publié la semaine dernière son enquête annuelle sur les bonus métier par métier dans la banque de financement et d’investissement, la gestion d’actifs, la banque privée, le capital-investissement, les fonctions risques et les fonctions support.
Réunis cet après-midi en assemblée générale, les actionnaires de Pearson ont voté à une majorité de 61% contre le rapport sur la rémunération 2016 du directeur général John Fallon. Celle-ci avait été augmentée de 20%, à 1,52 million de livres, alors que l’éditeur a connu la plus mauvaise année boursière des cinquante dernières années. Le groupe britannique, qui a publié cinq avertissements sur ses résultats en quatre ans.
Les banques américaines restent les plus généreuses via-à-vis de leurs employés londoniens, montre un sondage publié ce matin par le site d’évaluation de salaires Emolument. Au titre de 2016, elles ont accordé des bonus moyens allant de 20.000 livres en moyenne pour un analyste à 155.000 livres pour un director. Dans les établissements britanniques, la fourchette va de 5.000 à 115.000 livres, et chez les banques originaires d’Europe continentale, les primes vont de 7.000 à 90.000 livres. Les établissements américains sont aussi les plus généreux en termes de salaire fixe.
L'AG de la banque a validé la hausse des rémunérations des dirigeants après un coup de rabot destiné à calmer les esprits et l'annonce d'un appel au marché.
La Société Générale a annoncé mercredi dans un document réglementaire que les rémunérations variables versées au titre de 2016 vont baisser de 12% par rapport à l’exercice précédent, à 240,1 millions d’euros. Les rémunérations fixes totalisent pour leur part 251 millions d’euros, soit une enveloppe de rémunération globale de 491,1 millions d’euros en baisse de 8% par rapport à l’an dernier. Mardi, BNP Paribas et Natixis ont dévoilé, sur leurs sites internet, les détails concernant les rémunérations octroyées au titre de 2016.
Credit Suisse reste confronté à une fronde d’actionnaires contre les revenus de ses dirigeants malgré sa proposition de réduire de 40% la rémunération variable de ces derniers. Institutional Shareholder Services (ISS) et Glass Lewis, deux sociétés de conseil aux actionnaires, continuent de recommander à leurs clients de voter contre les primes proposées lors de l’AG qui se tiendra le 28 avril, de même que les suisses Ethos et zRating. Depuis une votation organisée en 2013, les actionnaires disposent en Suisse d’un droit de veto sur la direction et le conseil d’administration en matière de rémunération des dirigeants. Si les actionnaires de Credit Suisse rejettent les propositions de rémunération, ce serait la première utilisation de ce veto au sein d’une entreprise de premier plan du pays. Credit Suisse a toutefois obtenu le soutien du fonds souverain norvégien, qui a annoncé hier qu’il voterait en faveur des résolutions de rémunération. ISS représente entre 15% et 20% des actionnaires de Credit Suisse et Glass Lewis 10%, selon la société de conseil Ethos.
Les montants des rémunérations variables attribuées en 2017 aux preneurs de risque au titre de 2016 sont en hausse, selon les avis publiés par les deux banques.
Sous la pression de l'activiste RBR, le groupe suisse s'est engagé à revoir la politique de rémunération de ses dirigeants. Son directeur général touchera son bonus en actions.
Afin d’éviter un tollé et sous la pression de ses actionnaires, la banque suisse a proposé de réduire de 40% les bonus de son comité exécutif, initialement fixés à 78 millions de francs suisses.
Larry Fink, le directeur général de BlackRock, a été rémunéré 25,5 millions de dollars (24 millions d’euros) au titre de 2016, révèle un document réglementaire publié en fin de semaine dernière. Cette enveloppe est en baisse de 1,2% sur un an selon les normes de calcul de la Securities and Exchange Commission (ou de 2% selon les standards comptables de BlackRock), alors que le numéro un mondial de la gestion d’actifs a réduit ses rémunérations variables pour la première fois depuis 2011. Les bonus des salariés ont en moyenne diminué de 2 à 4%. Le président de BlackRock, Robert Kapito, a touché au total 19,6 millions de dollars, un montant en baisse de 3,5% sur un an selon les règles de la SEC.
Larry Fink, le directeur général de BlackRock, s’est vu octroyer une rémunération totale de 25,5 millions de dollars (24 millions d’euros) au titre de 2016, révèle un document réglementaire publié hier. Cette enveloppe est en baisse de 1,2% sur un an selon les normes de calcul de la Securities and Exchange Commission (ou de 2% selon les standards comptables de BlackRock), alors que le numéro un mondial de la gestion d’actifs a réduit ses rémunérations variables pour la première fois depuis 2011. Larry Fink a touché un bonus en numéraire de 8 millions d’euros et environ 16,4 millions d’actions différées, en partie liées à des objectifs de performance à long terme. Son salaire fixe s’est élevé à 900.000 dollars, auxquels s’ajoutent 193.000 d’avantages divers.
Les dirigeants de Credit Suisse, dont son directeur général Tidjane Thiam, ont proposé aujourd’hui dans un communiqué de réduire leurs bonus de 40%. Après la lourde perte de la banque helvète en 2016, plusieurs cabinets de conseil aux actionnaires s’étaient opposés aux propositions de rémunération de la banque en prévision de l’assemblée générale annuelle du 28 avril.
Le conseil d’administration de l’assureur American International Group (AIG) a renoncé à accorder au directeur général Peter Hancock un bonus cash au titre de l’année dernière, en raison des performances financières très décevantes de l’entreprise, indique un avis déposé hier. Il a revanche touché son salaire et un intéressement à long terme en actions dont le versement débutera en 2019. Le conseil a en outre renouvelé le mandat d’administrateur de Samuel Merksamer, qui représente le milliardaire Carl Icahn malgré son départ de Icahn Capital, une filiale de Icahn Enterprises.
Le cabinet Institutional Shareholder Services (ISS) recommande à son tour de voter contre les rémunérations des dirigeants de Credit Suisse qui seront à l’ordre du jour de l’assemblée générale du 28 avril. L’américain Glass Lewis et le cabinet genevois Ethos ont déjà fait part de leur opposition aux propositions du groupe zurichois. ISS souhaite que les actionnaires de Credit Suisse rejettent l’enveloppe de 26 millions de francs (24,5 millions d’euros) de bonus à court terme et de 52 millions au maximum de primes de long terme réservés au comité exécutif. « Malgré une deuxième année consécutive de perte nette, les niveaux de rémunérations variables du comité exécutif sont restés elevés», pointe ISS.
Le conseil d’administration de Bombardier a accepté de réduire la rémunération de son président exécutif Pierre Beaudoin en 2016 de 1,4 million de dollars, pour la ramener à celle de 2015, soit 3,8 millions de dollars (3,6 millions d’euros). L’intéressé avait soumis cette proposition fin mars. La rémunération des cinq principaux dirigeants et du président du conseil d’administration a bondi de 49% l’an dernier, à 32,7 millions. Face aux protestations, le directeur général Alain Bellemare a demandé au conseil de reporter à 2020 le versement de plus de la moitié de leur rémunération.
Le cabinet Institutional Shareholder Services (ISS) recommande à son tour de voter contre les rémunérations des dirigeants de Credit Suisse qui seront à l’ordre du jour de l’assemblée générale du 28 avril. L’américain Glass Lewis et le cabinet genevois Ethos ont déjà fait part de son opposition aux propositions du groupe zurichois.