L’Autorité des marchés financiers (AMF) a autorisé la commercialisation de 628 nouveaux fonds d’investissement européens entre le 1er janvier et le 19 décembre 2022 selon un décompte réalisé par NewsManagers. Il y a peu de chance que le record de 2021 - 692 fonds européens autorisés par l’AMF - soit battu d’ici le 31 décembre.Au total, 7.990 fonds européens sont autorisés pour commercialisation en France. En 2022, quelques gestionnaires d’actifs étrangers ont enregistré leur premier fonds en France à l’instar des sociétés américainesDeuterium Capital Management,GMO InvestmentsetPolaris Capital Management, du hedge fund britannique Redhedge Asset Management ou encore du gérant vietnamien Dragon Capital.Morgan Stanley a enregistré les fonds de son affilié sur l’ investissement responsable Calvert. La plateforme de distribution de fonds néerlandaise Candoris a fait aussi ses premiers pas sur le marché français avec l’aide du tierce-partie marketeur Amadé Global Partners tout comme les boutiques de gestion allemandes Pyfore, soutenue par le TPM Blue Associates, et Lupus alpha qui a ouvert un bureau à Paris. La société de gestion russe VTB Capital Investment n’aura, elle, pas vraiment eu le temps de lever des fonds auprès des investisseurs français. Début janvier, la firme avait reçu le feu vert de l’AMF pour la distribution de son premier produit obligataire Ucits sur les émetteurs russes et de la communauté des Etats indépendants, juste avant que la Russie n’envahisse l’Ukraine fin février. Contingent de fonds datés Sur les 628 nouveaux fonds européens autorisés au 19 décembre, 151 sont des fonds indiciels cotés (ETF), soit presque un sur quatre. Plusieurs se focalisent sur le futur de la tech, de la finance ou encore sur le métavers. Par ailleurs, 256 des 628 fonds comportaient dans leur nom une référence à l’investissement durable (ESG, ISR,sustainable,green, net zero,blue, impact, Paris-Aligned Climate, PAB, biodiversité, positive change,better world, SDG,low carbon,decarbonisation), soit deux fonds sur cinq. En outre, l’AMF a autorisé 34 Sicav françaises, 112 fonds communs de placement et 5 fonds immobiliers (OPCI/OPCIP) sur la base des données disponibles sur la base Geco, au 19 décembre 2022. Parmi ces fonds, plus d’une vingtaine sont des fonds obligataires à échéance, hausse des taux oblige. Certains gérants français comme Amiral Gestion et Sycomore Asset Managementont lancé des fonds pour la première fois sur ce segment. On notera le lancement de plusieurs véhicules santé/bien-être et tech sans oublier les thèmes de la durabilité et du climat qui s’imposent dans les intitulés de plusieurs produits.
De par la profondeur de son univers d'investissement, cette catégorie affiche d'importantes différences en matière de performances et a été à l'origine de ceux qu'on appelait jadis les gérants stars...
Janus Henderson a liquidé le fonds Horizon Emerging Market Corporate Bond , a appris Cytiwire Selector. Le gestionnaire d’actifs britannico-américain a déclaré que la stratégie, lancée en novembre 2014, a été fermée en raison d’une base d’actifs trop faible, qui ne serait plus rentable pour les clients. Domicilié au Luxembourg, le fonds Horizon Emerging Market Corporate Bond, était géré par Hervé Biancotto et Ales Koutny.
La société de gestion américaine JPMorgan Asset Management a pris la décision de séparer les actifs de son fonds Emerging Europe Equity, investi en actions d’Europe de l’Est. Le calcul de la valeur nette d’inventaire est suspendu depuis le 28 février 2022 et restera en vigueur «car les conditions normales de négociation sur le marché continuent d'être considérablement altérées en raison du conflit en cours entre la Russie et l’Ukraine», indique le gestionnaire dans un avis aux actionnaires du 19 décembre 2022. JPMorgan AM, qui s’attend à ce que les problèmes de liquidité persistent sur le fonds, a décidé de le diviser en deux compartiments. L’un conservera les actifs illiquides russes et l’autre, baptisé Emerging Europe Equity II, sera le nouveau réceptacle des actifs liquides du fonds original. Le cantonnement est programmé au 17 février 2023. Le compartiment nouvellement créé ne comportera pas de titres russes ni biélorusses et au moins 67% de ses actifs seront investis dans des titres de sociétés domiciliées ou ayant la majeure partie de leur activité dans des pays d’Europe émergente. Le fonds comptait 273 millions d’euros d’encours au 25 février 2022. La Russie formait 1,9% des investissements des actifs en date du 30 novembre 2022.
Caché dans des coffres bancaires de haute sécurité à Londres, Zurich et New York, de l’or d’origine russe d’une valeur de plusieurs milliards de dollars a discrètement changé de mains ces derniers mois, en réaction à l’invasion de l’Ukraine par Moscou, rapporte l’agence Reuters. Les données de 11 fonds d’investissement occidentaux montrent que des lingots russes d’une valeur totale de 2,2 milliards de dollars aux prix actuels ont été retirés de leurs comptes entre juillet et novembre à un rythme nettement plus rapide que celui des autres pays. Bien qu’il ne s’agisse que d’une petite fraction du montant total de l’or russe détenu par les gestionnaires de patrimoine, ces retraits reflètent une évolution, certains fonds ayant déclaré ne plus vouloir détenir d’actifs liés à la Russie, en particulier des fonds négociés en bourse (ETF) qui doivent publier les lingots qu’ils possèdent, estampillés de leur origine.
La société Ark Investment Management, fondée par Cathie Wood en 2014, a perdu près de 50 milliards de dollars d’actifs depuis le sommet atteint en 2021, rapporte le Financial Times. Selon le journal britannique, cela illustre l’ampleur des pertes subies cette année par les valeurs technologiques. Selon les données de Morningstar, les actifs totaux des neuf ETF d’Ark ont chuté à 11,4 milliards de dollars depuis le pic de 60,3 milliards de dollars atteint en février de l’année dernière. Cette chute a été menée par les fortes baisses de son fonds phare Ark Disruptive Innovation ETF, connu sous le code Isin ARKK, qui a perdu plus de 65% cette année et est en passe de réaliser sa pire performance annuelle. En 2020, cet ETF avait grimpé de près de 150%. Malgré les faillites cette année de plusieurs acteurs dans l'écosystème bitcoin, comme Celsius, FTX, Three Arrows Capital et BlockFi, elle a maintenu récemment sa prévision d’un bitcoin à 1 million de dollars d’ici 2030 (contre un peu moins de 17.000 dollars ces jours-ci).
Le régulateur européen des marchés financiers Esma a publié son rapport final relatif aux règles en matière de publication d’informations dans le cadre de la distribution et de la gestion transfrontalière de fonds Ucits et alternatifs au sein des marchés l’Union européenne. Le superviseur avait consulté les parties prenantes entre mai et septembre sur un projet de standards techniques réglementaires (RTS) et standards de mise en œuvre technique (ITS) qu’il a amendé en prenant en compte les huit commentaires reçus.
La société de gestion suisse Pictet Asset Management a ajouté un nouveau fonds à sa gamme de stratégies total return gérées activement avec le lancement de Pictet Total Return-Lotus. Ce fonds repose sur une stratégie d’investissement en actions asiatiques de type event-driven, axée sur les situations spéciales. Pictet TR-Lotus cherche à tirer profit des opportunités sur les marchés actions pan-asiatiques. En particulier, le gestionnaire cherche à identifier celles susceptibles d’influer la valorisation des sociétés à court ou moyen terme et celles d'être des tendances à long terme. Pictet AM cite par exemple les restructurations en Chine, la croissance en Asie du Sud-Est et les progrès réalisés par les entreprises japonaises en matière de gouvernance. La stratégie cible trois vecteurs de performance: certaines situations spécifiques au cours du cycle de vie des entreprises (opérations de financement sur les marchés, thèmes structurels, situations spéciales); les événements sur titres anticipés (fusions-acquisitions, cessions/scissions); et les fusions-acquisitions annoncées. L’équipe de gestion du fonds Pictet TR-Lotus, disponible au format Ucits et disposant d’une liquidité hebdomadaire, est dirigée depuis Singapour par Jon Withaar, épaulé par deuxanalystes, Shawn Ban et Jeremy Thia.
La vague de rétrogradations de classifications de fonds liées à l’entrée en vigueur du niveau 2 du règlement européen sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR), au 1er janvier 2023, se poursuit. La Française Asset Management a annoncé, ce mardi, avoir reclassé son fonds Carbon Impact Income dans la catégorie Article 8 au lieu de la catégorie Article 9. Les dernières règles de la Commission européenne complétant SFDR (le « CDR ») imposent désormais aux fonds Article 9 de réaliser 100% d’investissements durables. Le gestionnaire explique que le fonds ne pourra pas répondre à ces caractéristiques à compter du 1er janvier 2023. Le régime de divulgation des fonds Article 8 sous SFDR s’applique aux fonds promouvant des caractéristiques environnementales, sociales ou de gouvernance (ESG). Le fonds Carbon Impact Income comptait un peu moins de 9 millions d’euros d’encours sous gestion au 16 décembre 2022.
Vanguard a annoncé que RS Investments ne gérerait plus son fonds Vanguard Mid-Cap Growth de 3,1 milliards de dollars d’encours. La part gérée par cette société de gestion, environ 20 % des actifs du fonds, sera confiée à Frontier Capital Management, une société qui gère déjà une poche du fonds. Après ce changement, Frontier pilotera environ 60 % des encours du fonds et Wellington Management Company continuera à s’occuper de 40 % du fonds.
La styliste britannique Stella McCartney et LVMH se sont associés pour créer et financer un fonds de venture capital climat de 200 millions de dollars, rapporte le Financial Times. Ce fonds, appelé Collab SOS, sera géré par la société de gestion new-yorkaise Collaborative Fund. Le fonds se concentre sur les start-ups dans le domaine des matériaux de mode, de l’énergie et de la chaîne de d’approvisionnement qui sont susceptibles d’avoir un bénéfice environnemental et dégager un profit. Le fonds ne concerne pas que le secteur de la mode. L’idée, outre les investissements, serait que LVMH devienne client des sociétés en portefeuille.
Trois nouveaux fonds cette semaine proche de la trêve des confiseurs. Aux extrêmes, l'un portant sur le métavers et les deux autres sur l'obligataire à échéance.
Le profil des obligations convertibles leur permet de bien résister dans l'environnement actuel. Mais il faudra du temps pour effacer les stigmates des taux bas sur des périodes d'observation plus longues.
Oddo BHF Asset Management lance à son tour un fonds à échéance. La société de gestion a choisi pour cela le créneau du high yield, les obligations spéculatives à haut rendement. Ce nouveau fonds, appelé Oddo BHF Global Target 2028, est investi dans des obligations mondiales dont la notation est comprise entre BB+ et CCC et dont la maturité n’excède pas le 1er juillet 2029. Le fonds suit une approche de gestion «Buy and Maintain» selon un processus d’investissement éprouvé, qui combine une analyse crédit fondamentale approfondie et une gestion des risques active et rigoureuse. Le fonds est classé article 8 selon le Règlement européen SFDRsur la publication d’informations en matière de durabilité. Oddo BHF Global Target 2028 est géré par l’équipe d’investissement dirigée par Alexis Renault qui a plus de 27 ans d’expérience dans le crédit high yield. Alexis Renault est entouré d’une équipe de 9 gérants-analystes spécialisés. Oddo BHF AM gère 1,4 milliard d’euros d’encours sur des stratégies à échéance. Le fonds est ouvert à la commercialisation jusqu’au 29 décembre 2023.
A quelques semaines de l’entrée en application des normes techniques du règlement SFDR («Sustainable Finance Disclosure»), les investisseurs naviguent toujours dans un «flou artistique» pour mettre en conformité leurs fonds dits «durables» (Article 9), estime la dernière étude de Novethic et de l’Ademe parue mercredi 14 décembre. La vague récente de déclassification des fonds Article 9 en Article 8 moins astreignants, traduit la fébrilité des sociétés de gestion. «Les prérequis techniques adoptés à l’été ont semblé trop exigeants aux yeux des sociétés de gestion», avance Novethic. Les grands gérants comme Blackrock, Amundi, Axa IM ont fait machine arrière et plaidé le «malentendu ». Les principes directeurs de la classification des fonds ont été présentés le 10 mars 2022. Les normes techniques devant clarifier la pratique s’appliqueront le 1er janvier 2023. Entre temps, le marché a pris peu à peu conscience de ce qu’attendaient les régulateurs, sur les «objectifs de durabilité, les indicateurs à utiliser ou la part que le portefeuille doit allouer à des investissements durables». Ainsi, depuis juin 2022 et la publication d’une première version («draft») des normes techniques, les gérants savent qu’un fonds Article 9 ne pourra investir, sauf cas particuliers, que dans des actifs répondant à cette définition «durable». Or, selon l’étude de Novethic, seuls 19 fonds étiquetés Article 9 sur un panel de 195 fonds annonçaient une part minimum d’investissements durables (autour de 80% des actifs). Depuis novembre, les gérants savent également qu’ils devront appliquer la même définition «durable» à l’ensemble de leurs fonds, y compris les ETF et les fonds de fonds. Par exemple, un gérant qui exclut des entreprises fossiles d’un fonds Article 9 selon le principe «de ne pas causer de préjudice», «pourra difficilement» considérer qu’une major pétrolière participe à la transition en investissant dans des énergies renouvelables, dans un autre fonds, explique Novethic. Le spécialiste de la finance durable a passé en revue 217 fonds gérés en France, auto-classifiés « Article 9 » au 10 mars 2022. A ce jour, 22 fonds sont passés en Article 8, réduisant le panel à 195 fonds. Le panel comporte 143 fonds actions (61 milliards d’euros), 41 fonds obligations (10 milliards d’euros) et 11 fonds diversifiés (1 milliard d’euros). Novethic constate que les sociétés de gestion n’ont pas encore intégré et expliqué formellement la façon dont leurs fonds répondent à la réglementation. Dans leur documentation, 42 fonds disposent d’un document ou encadré SFDR dédiés qui permet de mieux appréhender leur intention. «Il est en majorité question de contribuer à (et plus rarement « financer ») des enjeux de transition énergétique, d’accès à l’eau, d’atteinte des ODD, d’amélioration des conditions d’emploi ou d’accès à l’éducation, en guidant les investissements dans des entreprises dont les produits, services ou dimensions sociales répondent à ces défis, là où réside leur « contribution attendue », souligne l’étude. De nombreuses incertitudes et interprétations La Commission européenne et les autorités de supervision européennes (Esma, EBA, Eiopa) ont essayé de préparer le marché à travers une série de «Foire aux Questions», même si cela a pu soulever plus de questions que de réponses. La complexité ou le manque de précisions du texte ont obligé les autorités de supervision à envoyer en septembre leur propre série de questions… à la Commission européenne. La définition même de l’investissement «durable» reste sujette à des interprétations. Le régulateur s’appuie sur trois briques essentielles pour sa définition du durable : la contribution positive à un objectif environnemental, «mesuré par exemple au moyen d’indicateurs clés en matière d’utilisation efficace des ressources», l’absence de préjudice important à aucun de ces objectifs («Do Not Significant Harm») et le respect de «pratiques de bonne gouvernance» des sociétés en portefeuille. Dans le panel, Novethic compte «quelques rares» sociétés de gestion qui essaient d’appliquer et traduire la définition «durable» dans une approche d’investissement en désignant les placements considérés comme durables et ceux qui ne le sont pas. Les indicateurs de mesure de réalisation de l’objectif d’investissement durable restent peu développés et sont issus majoritairement de la liste des 64 « PAI » («principales incidences négatives»). Mais ces derniers renvoient davantage à des «thèmes» et à une approche de maîtrise des risques qu’à «une démonstration de contribution positive». En l’absence de données des émetteurs, des investisseurs comme Sycomore ont recours à la NEC, «Net Environmental Contribution», pour mesurer la contribution de leurs investissements à des objectifs environnementaux. La directive CSRD – «Corporate Sustainability Reporting Directive» devrait nourrir le travail des acteurs financiers à partir de 2025. Mais, aux Pays-Bas et en Suède, les autorités nationales ont déjà commencé à procéder à des contrôles de la bonne mise en application du règlement SFDR.
L’arrêt de la politique zéro covid de la Chine sème le chaos sur le marché local des produits de gestion de fortune (wealth management products ou WMP), rapporte le Financial Times. Ces produits, investis principalement en obligations, ont été prisés par les investisseurs particuliers chinois quand le marché actions souffrait avec les confinements successifs et la crise immobilière. Plusieurs sociétés de gestion se voient aujourd’hui contraintes de geler les rachats ou vendre leurs titres précipitamment alors que les investisseurs se ruent pour récupérer leur argent, face à une baisse des rendements obligataires et une amélioration des perspectives sur les actions.
Le fonds de private equity dédié aux sociétés biopharmaceutiques signe une année 2022 active, avec six investissements, deux refinancements et une sortie.
La décollecte de l’industrie mondiale des fonds d’investissement s’est poursuivie sur un rythme plus lent au troisième trimestre 2022 selon les dernières statistiques de l’association européenne de la gestion d’actifs Efama, publiées ce mercredi. Dans leur ensemble, fonds de long terme et fonds monétaires ont décollecté à hauteur de 35 milliards d’euros sur la période après un deuxième trimestre catastrophique au cours duquel des sorties nettes de 157 milliards d’euros avaient été observées. Les encours de la gestion d’actifs mondiale - fonds de fonds inclus - restent stables d’un trimestre à l’autre, ressortant à 62.023 milliards d’euros fin septembre (contre 67,3 milliards fin 2021). Ce montant est réparti sur 154.606 fonds. Dans le détail, entre fin juin et fin septembre 2022, les fonds de long terme ont décollecté à hauteur de 53 milliards d’euros sur la période après les 190 milliards d’euros de rachats nets subis le trimestre précédent. Les fonds actions ont continué de souffrir durant le troisième trimestre 2022, les investisseurs mondiaux ayant racheté 77 milliards d’euros de parts dans ces produits, particulièrement en Europe et aux Etats-Unis. Toutes les catégories de fonds actions ne sont pas concernés à l’instar des fonds actions japonaises qui ont attiré 42 milliards d’euros de nouveaux capitaux sur la période. Les fonds obligataires ont, eux, collecté 41 milliards de dollars après avoir enregistré des sorties nettes de 115 milliards au deuxième trimestre. Un chiffre en trompe-l'œil toutefois puisque la collecte s’est surtout matérialisée dans deux pays, la Chine (58 milliards) et le Brésil (31 milliards). En Europe et aux Etats-Unis, les fonds obligataires ont décollecté à hauteur de 31 et 12 milliards d’euros. La Chine en tête de la collecte Quant aux fonds multi-actifs, ils ont dans l’ensemble subi des rachats de 46 milliards d’euros (-62 milliards au 2T-2022), impactés par les décollectes au Brésil et au Canada. Enfin, les fonds monétaires ont poursuivi leur collecte, quoique moindre par rapport au trimestre précédent (18 milliards d’euros contre 32 milliards au 2T-2022). En Europe, la tendance est inversée. Les fonds monétaires ont décollecté à hauteur de 19 milliards d’euros au cours du troisième trimestre. La Chine a été le marché qui a collecté le plus entre fin juin et fin septembre (71,4 milliards d’euros) devant le Japon (41 milliards d’euros) et la Suisse (6,8 milliards d’euros). A l’inverse, l’industrie luxembourgeoise des fonds a observé des rachats nets de 66,2 milliards d’euros et précède les Pays-Bas (-33,1 milliards d’euros) et le Royaume-Uni (-28,5 milliards d’euros).
Climate Asset Management, la société de gestion dédiée au capital naturel, formée par une co-entreprise entre HSBC Asset Management et la société de conseil et d’investissement en matière de changement climatique Pollination, a obtenu des engagements de plus de 650 millions de dollars pour ses deux stratégies de capital naturel, annonce un communiqué. Ces deux stratégies sont baptisées Natural Capital Strategy (NCS) et Nature Based Carbon Strategy (NBCS). Les engagements ont été obtenus auprès d’un éventail géographiquement diversifié d’institutions financières et de sociétés internationales d’Europe, des États-Unis, d’Asie-Pacifique et du Royaume-Uni, HSBC agissant comme investisseur principal pour les deux stratégies. Climate Asset Management continue de lever des fonds pour les deux stratégies et prévoit de faire d’autres annonces au cours de l’année 2023.
Le spécialiste des investissements à un stade précoce dans des jeunes pousses européennes de la technologie, Speedinvest, a annoncé mardi avoir levé 500 millions d’euros supplémentaires auprès de nombreux investisseurs comme Bpifrance, le fonds européen d’investissement, l’américain NEA, des fonds de pensions, des banques ou des assureurs. Sur cette somme, 300 millions seront consacrés au lancement d’un nouveau fonds, Speedinvest 4. Le solde sera utilisé pour accompagner «les start-up du portefeuilleexistant», précise la société dans son communiqué. Elle revendique 1 milliard d’euros d’actifs sous gestion qui ont été investis dans sept start-up françaises (Luko, Finary, Lemonway, Flowdesk, + Simple ou MyDataModels) et dans plusieurs entreprises européennes dont Bitpanda, Gostudent, Open et Wefox. Le nouveau fonds Speedinvest 4 a déjà investi dans Autone, Drop, Solvo.ai ou encore NeoCarbon.