Les ETF axés sur la robotique ont subi de massifs rachats ces dernières semaines après avoir été les favoris des investisseurs les six mois précédents, rapporte le Financial Times. Le phénomène aurait davantage touché l’Europe, qui avait enregistré une collecte de 753 millions de dollars sur ces produits entre septembre 2020 et février 2021, selon des chiffres de GlobalX, un gestionnaire d’ETF basé à New York. La décollecte sur le seul mois de mars serait de 506 millions de dollars, faisant reculer les encours de 8,5% à 5,4 milliards de dollars. Le segment des ETF américains sur cette thématique a lui recule de 6,1% pour atteindre 8,9 milliards de dollars, avec des rachats de 363 millions en mars. La plus grande décollecte aux Etats-Unis revient à un ETF d’Ark, Ark Autonomous Technology & Robotics, qui a enregistré des rachats de 204 millions de dollars en partant d’un encours de 3,3 milliards de dollars. En Europe, c’est l’ETF iShares Automation & Robotics qui a enregistré la plus forte décollecte à 404 millions de dollars pour un encours de 3,8 milliards avant cela.
Gay-Lussac Gestion (ex- Raymond James Asset Management International) a officialisé le lancement de sa stratégie Raymond James Funds Smicrocaps, un compartiment de sa Sicav luxembourgeoise qu’il a créé en août 2019. Il vise à investir dans des valeurs européennes ayant une capitalisation boursière inférieure à 500 millions d’euros et se donne pour objectif une performance annualisée supérieure à 7% sur un horizon d’investissement de 5 ans minimum. La société avait précédemment fermé aux souscriptions son fonds Gay-Lussac Microcaps, celui-ci ayant atteint son niveau maximum d’encours le 11 janvier 2021.
Le groupe américain Muzinich & Co. a annoncé ce 19 avril le troisième closing de son fonds Muzinich Pan-European II Private Debt, à 342 millions d’euros. Le fonds se concentre sur le financement de la croissance des PME et ETI dans le cadre de leurs projets d’acquisitions, d’expansions ou de transitions pour des entreprises familiales ou détenues par leurs fondateurs, et ce à l'échelle européenne. Le premier millésime de cette stratégie avait levé plus de 700 millions en 2018.
Les investisseurs internationaux ont puisé dans leurs bas de laine pour investir. Entre le 8 et le 14 avril, ils ont retiré 47,3 milliards de dollars (39,5 milliards d’euros) des fonds monétaires, selon les données du «Flow Show», le rapport sur les flux hebdomadaires de collecte de BofA Global Research. Dans le même temps, les fonds actions et obligataires ont, eux, reçu respectivement 25,6 milliards et 17,9 milliards de dollars. La collecte des fonds or est, pour sa part, quasi-nulle. Dans la catégorie des fonds actions, la collecte est ventilée entre 18 milliards de dollars pour les fonds indiciels cotés, et 7,6 milliards pour les fonds gérés activement. Les fonds actions US ont reçu 7,7 milliards de dollars, contre 5,1 milliards pour les émergents, et 1,1 milliard pour les Japonais. Les flux des fonds européens sont légèrement au-dessus de zéro. Sur le marché américain, le plus profond, les fonds de grandes capitalisations ont attiré la majorité des capitaux, avec +6,4 milliards de dollars, tandis que les fonds de petites capitalisations ont rendu 2,4 milliards. Par secteur, la tech domine à nouveau la course, avec +1,4 milliard de dollars, suivie par l’énergie et les financières, un milliard chacune. Sur les fonds obligataires, les flux se sont principalement orientés, comme d’habitude, vers les titres de dettes d’entreprises investment grade (9,8 milliards de dollars). Le reste de la collecte est réalisé sur les fonds de dettes municipales américaines (1,9 milliard), de dettes souveraines indexées à l’inflation (1,7 milliard), de dette émergente (1,5 milliard) et de dette à haut rendement (1,1 milliard).
Le règlement ordonné des six fonds obligataires indiens de Franklin Templeton fermés en avril 2020 avance. Le gestionnaire SBI Mutual Fund, désigné par la Cour suprême d’Inde comme nouveau gérant des fonds bloqués, va effectuer un paiement de 393 millions de dollars (328 millions d’euros) aux porteurs de parts, a appris Citywire Asie. Celui-ci s’ajoute à une première tranche de 1,25 milliard transférée aux investisseurs bloqués dans cinq des six fonds. Avec l’enregistrement de 2,1 milliards de dollars de cash flows positifs, les valeurs liquidatives des fonds sont désormais supérieures aux niveaux atteints lors des blocages, a indiqué Sanjay Sapre, le président de Franklin Templeton Asset Management India. Celui-ci a également affirmé que la société californienne était déterminée à rester sur le marché indien.
Generali Investments Partners a signé un accord avec CheBanca!, la banque dédiée à l’épargne et aux investissements du groupe Mediobanca, pour la distribution des produits de Sycomore Asset Management. L’accord prévoit la commercialisation via CheBanca! des solutions d’investissement de Sycomore AM enregistrées à la distribution auprès des investisseurs particuliers italiens. Cela inclut Sycomore Eco Solutions et Sycomore Sustainable Tech. Sycomore, qui gère 7,8 milliards d’euros d’encours, est détenue à hauteur de 59,2 % par Generali depuis 2018.
La gamme de fonds Oddo BHF Polaris intègre désormais de façon formelle des critères ESG dans son processus d’investissement. Composée de quatre fonds diversifiés, cette gamme représente trois milliards d’euros d’encours (31 mars 2021). Elle est gérée à Francfort par une équipe stable. Oddo BHF Polaris Moderate, Oddo BHF Polaris Balanced, Oddo BHF Polaris Dynamic et Oddo BHF Polaris Flexible excluent plus de 20 % de leur univers d’investissement (indice MSCI ACWI) sur la base de critères strictement ESG. De plus, au moins 90 % des titres en portefeuille sont notés selon des critères extra-financiers. En cohérence avec la politique d’investissement durable de Oddo BHF AM, les quatre fonds excluent par ailleurs les entreprises qui ne respectent pas les Principes du Pacte Mondial des Nations-Unies ainsi que les entreprises les moins bien notées sur une échelle MSCI, l’objectif pour les gérants étant d’obtenir une note de « A ». Enfin, le dialogue systématique avec les entreprises en portefeuille permet aux gérants de s’assurer de la trajectoire ESG des fonds. Désormais, 52% des encours en fonds ouverts intègrent des critères ESG chez ODDO BHF Asset Management.
Le fonds de place 2i Sélection a investi dans le fonds Lonvia Avenir Mid-Cap Europe, de Lonvia Capital. Le montant de l’investissement est confidentiel, mais il se situe en général entre 5 et 7 millions d’euros. Les encours du fonds s'élevaient à 71 millions d’euros fin mars. Géré par Franck Missera et Jean-Claude Guimiot au sein d’Amilton AM et soutenu par Paris Europlace, l’Association des Investisseurs Institutionnels (Af2i Association française des Investisseurs Institutionnels) et l’AFG, 2i Sélection a pour objectif de«détecter et révéler aux investisseurs institutionnels les sociétés de gestion entrepreneuriales françaises, innovantes et génératrices d’alpha». Lonvia est une société de gestion indépendante, lancée l’an dernier, qui s’appuie sur une philosophie d’investissement mise au point par Cyrille Carrière et son équipe au sein de Groupama Asset Management sur les actions de petites et moyennes capitalisations européennes. La philosophie de gestion développée par Lonvia Capital vise à rechercher des sociétés capables de faire progresser leur chiffre d’affaires, leurs résultats et leur génération de cash-flow par un positionnement sur des marchés en croissance et des stratégies pertinentes de développement en termes de produits, de clientèles et de géographie. Le processus de sélection de petites et moyennes capitalisations européennes mis au point par Cyrille Carrière depuis 2008 s’applique à la totalité de la gamme de fonds Lonvia Capital composée de trois OPC, dont celui choisi par 2i Sélection.
Pictet Asset Services, la filiale d’asset servicing du groupe suisse éponyme, va prochainement ouvrir un centre de domiciliation de comptes à Monaco, destiné aux gérants indépendants monégasques. Une équipe dédiée sera intégrée à la succursale de Pictet, ouverteen février 2020. Il s’agit du septième site européen de domiciliation de Pictet Asset Services, après Genève, Zurich, Londres, Luxembourg, Paris et Madrid.
Le gérant indépendant suisse Vontobel doit annoncer ce 14 avril le lancement de deux nouvelles stratégies obligataires vertes, a appris Newsmanagers. Le premier véhicule, le Vontobel Fund-Green Bond, va investir dans un univers mondial d’obligations vertes. Les gérants Daniel Karnaus et Anna Holzgang vont notamment identifier les émetteurs «qui consacrent la majeure partie de leurs revenus à des projets environnementaux éligibles ayant un impact mesurable dans le cadre de la transition vers une économie à faible émission de carbone». Outre ses objectifs climatiques et environnementaux, le portefeuille, concentré, doit générer un rendement régulier sur un cycle économique complet. Le fonds se classe comme un fonds de l’article 9 en vertu du règlement européen SFDR. Le second véhicule, Vontobel Fund-Sustainable Emerging Markets Debt, couvre principalement les émetteurs d’obligations souveraines, quasi souveraines et d’entreprises de pays émergents, qui ont démontré leur capacité à gérer efficacement les ressources ainsi que les risques ESG. Le gérant, Sergey Goncharov, va travailler avec neuf analystes des marchés émergents et trois spécialistes des facteurs ESG. Il utilisera notamment un modèle de notation ESG interne, basé sur une inclusion des titres best-in-class et une exclusion sectorielle. Il cherchera également à optimiser le niveau de spread pour un degré de risque donné. Le fonds se classe comme un fonds de l’article 8 en vertu du règlement européen SFDR.
L’association française de la gestion d’actifs a publié les statistiques de collecte des fonds de droit français pour le mois de février 2021. La plus importante collecte revient aux fonds obligataires, tandis que les fonds monétaires ont décollecté près de 22 milliards d’euros. Cela provoque une forte décollecte de 20,6 milliards pour les OCP français. Depuis le début de l’année, la décollecte est de 6,6 milliards à fin février.
Eurose, le fonds flagship de DNCA, fait peau neuve pour ses vingt ans. Le fonds patrimonial, principalement investi en obligations (62,3% des trois milliards d’euros d’encours, ou deux tiers hors liquidités et OPCVM), a mis à jour quelques règles d’investissement. Il va notamment pouvoir désormais investir dans des obligations de maturité plus longue. A fin février, la duration du portefeuille obligataire s'élevait à 1,84 an. La stratégie va également désormais intégrer des obligations subordonnées, et des stratégies actions plus opportunistes. Côté gestion des risques, des dérivés pourront être utilisés pour couvrir le risque de marché sur les actions, les taux et le crédit. L'équipe de gestion va par ailleurs prendre en compte la responsabilité des entreprises sur la base du modèle propriétaire de la maison, Above & Beyond Analysis, et exclure les entreprises les plus risquées. DNCA compte obtenir le Label ISR au second semestre 2021. Enfin, son gérant obligataire, Philippe Champigneulle, part à la retraite après 16 années aux manettes. La poche est désormais gérée par ses collaborateurs Romain Grandis et Baptiste Planchard, à ses côtés depuis cinq ans.
Credit Suisse a annoncé mardi 13 avril qu’il distribuerait 1,7 milliard de dollars (1,43 milliard d’euros) en numéraire aux investisseurs des fonds de financement de la chaîne d’approvisionnement touchés par la faillite de la société financière Greensill Capital. Le groupe bancaire suisse a indiqué que ces versements commenceraient mardi et porteraient le total des sommes distribuées à ce jour à 4,8 milliards de dollars. «Credit Suisse Asset Management continue de chercher des solutions pour assurer la reprise», a ajouté le groupe. Cependant, Credit Suisse a averti qu’il existait des incertitudes importantes concernant les sommes qui seraient versées aux investisseurs en relation avec les fonds. Credit Suisse gère quatre fonds d’investissement contenant quelque 10 milliards de dollars de titres créés par Greensill, une société spécialisée dans le financement de la chaîne d’approvisionnement, qui constitue une forme de prêt à court terme aux entreprises.
«Greenwashing ». Le mot est lancé par l’organisation des PRI(principles for responsible investments) quiprésentent, lundi 12 avril, une stratégie adaptée pour les trois années à venir. «Une exigence renforcée sur le caractère responsable de nos signataires sera déterminante pour répondre aux risques de greenwashing […] En tant que grande organisation ouverte, nous reconnaissons que nos signataires ne partent pas du même niveau alors nous allons relever nos standards et nous allons nous impliquer avec les signataires qui commencent seulement leur voyage d’investisseur responsable ou qui ont pris du retard ». Depuis 2016, l’organisation grandit rapidement et compte désormais 4.000 signataires représentant la moitié des fonds gérés de façon institutionnelle dans le monde. Concrètement, les PRI vont consulter leurs membres pour renforcer les exigences minimales demandées aux signataires. Poussés par certains de leurs membres institutionnels, les PRI avaient décidé de mettre en place des exigences minimalesà partir de 2018. Ilfallait notamment disposer d’une politique ESG qui couvrait 50% des encours. Les PRI feraient passer cette part à 90% des encours. D’autres exigences devraient être respectées. La politique d’investisseur responsable devrait être rendue publique. L’ESG serait intégré dans toutes les classes d’actifs qui dépassent 10 milliards de dollars d’investissements ou qui pèsent plus de 10% des encours. Les PRI attendent aussi de l’engagement actionnarial et l’utilisation du vote par les investisseurs pour les actions cotées. Enfin, un audit indépendant pourrait être demandé sur les données présentées. Deux autres exigences seraient maintenues par rapport au cadre précédent : la nomination d’un référent sur l’investissement responsable et la prise en compte de la politique ISR au niveau du conseil d’administration et du comité exécutif. Le conseil d’administration des PRI doit statuer dans les semaines à venir sur ces règles minimales. L’organisation laisserait ses membres jusqu'à mi-2023 (dernier délai) pour se mettre en règle. A la suite de la mise en place des premières exigences minimales, les PRI avaient mené des discussions avec les membres qui ne respectaient pas les règles du jeu pour qu’ils prennent les mesures adéquates dans un délai de deux ans. Cinq membres avaient été finalement radiés en 2020. Une évolution «inclusive» vers l’investissement responsable Pour ce nouveau cadre, les signataires devraient en rendre compte pour la première fois en janvier-mars 2022. Ceux qui ne les respectent pas, auraient jusqu'à fin 2022 pour atteindre les exigences minimums au lieu de deux années auparavant. Mais les PRI seraient prêts à redonner une dernière chance à ceux qui ne se conformeraient pas à leurs exigences à l’issue de la deuxième année de reporting, soit en janvier-mars 2023. Les PRI vont aussi continuer la réforme du cadre de reporting et d’évaluation de leurs membres. En 2021, le Board va conduire la revue du cadre de reporting en consultant ses membres pour présenter des propositions avant le reporting de 2022. Le but est donc de faire évoluer progressivement le monde des investisseurs responsables. L’organisation veut garder la porte grande ouverte à tous les investisseurs prêts à s’engager dans les six principes des PRI. «La nouvelle stratégie va surtout conserver une approche inclusive, les PRI restent une grande maison de l’investissement responsable (a «big tent» organisation, ndlr) dans son fondement, ouverte à tous les potentiels signataires», affirment-ils. Face aux défis climatiques, sociaux et la crise sanitaire, les PRI se fixent deux priorités pour faire évoluer la gestion extra-financière ESG (environnement, social, gouvernance): d’une part la lutte contre le réchauffement climatique en se concentrant notamment sur les stratégies de neutralité carbone et de biodiversité; d’autre part la protection des droits humains et sociaux.
Notz Stucki Europe, la branche luxembourgeoise de la maison suisse éponyme, vient de lancer une version Ucits de son fonds Huntress Dividend Strategy, dont le californien Soteira Capital est le gestionnaire délégué. La version originale du fonds a été lancée en 2015, et gère désormais quelques 900 millions de dollars d’encours. Les premiers encours du fonds Ucits ont été levés auprès d’investisseurs institutionnels et de family offices, nous a précisé un responsable commercial. La stratégie consiste à capter le dividende de grandes capitalisations, en recourant notamment à l’usage d’options, tant à l’achat qu’en couverture, peut-on lire sur la brochure remise à la Securities and Exchange Commission. La société de gestion devrait prochainement entamer les procédures afin d’obtenir l’autorisation de la vente du fonds en France et dans plusieurs pays d’Europe, selon cette même source. Avec, dans le viseur, le référencement du fonds comme unité de compte par des compagnies d’assurances.
La boutique de gestion Moneta vient de lancer son premier fonds depuis 15 ans, MME 2026. Ce fonds aura une stratégie proche de celle de Moneta Micro Entreprises, lancé il y a 17 ans et fermé aux souscriptions depuis 12 ans. La grande différence est que le nouveau fonds sera fermé pendant cinq ans, jusqu’en 2026. «Cette contrainte aura pour avantage de nous permettre de prendre des paris plus tranchés encore que dans MME, et de permettre de profiter d’éventuels stress de marché en ayant la capacité de prendre des positions importantes notamment sur des valeurs peu liquides qui sont sous pression dans de tels cas de figure», explique Moneta dans une présentation. D’autres différences distinguent le nouveau fonds de son grand frère. Il sera plus concentré, avec une quarantaine de lignes ciblées, contre 80-100 lignes pour le fonds MME. L’équipe de gestion pourra aller individuellement jusqu’à 15 % par ligne contre 10 % dans MME. Enfin, ce sera un produit plus international, avec la possibilité d’allouer 30 % des actifs hors d’Europe, contre 10 % seulement pour MME Avec ses cinq ans de blocage, ce produit devrait se traduire par une volatilité supérieure à MME, mais avec une espérance de gain que Moneta espère supérieure sur longue période. Le fonds sera co-géré par Romain Burnand et Raphaël Lucet. Ce fonds s’adresse à un public averti et le ticket minimum est de 100.000 euros. Les souscriptions ont démarré mi-mars et vont clôturer le 28 mai. L’équipe et la société de gestion ciblent 200 millions d’euros pour le nouveau fonds.