Les fonds d’investissement ont connu une semaine morne en matière de collecte. Du 3 au 9 juin, seuls les fonds obligataires, pris dans leur ensemble, ont véritablement enregistré un flux conséquent, avec +12,5 milliards de dollars (10,3 milliards d’euros), selon les données du «Flow Show», le rapport mondial hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Cela reste toutefois un chiffre moyen au regard des données passées. Les fonds actions ont connu une petite semaine, avec +1,5 milliard de dollars, tout comme les fonds monétaires, +3,5 milliards. Comme d’habitude, la majorité de la collecte sur les fonds obligataires s’est concentrée sur l’investment grade, avec +7,5 milliards de dollars. Viennent ensuite les fonds de titres municipaux (+2,2 milliards), les fonds de dettes émergentes (+1,7 milliard), et ceux de titres souverains (+1,6 milliard). Les fonds de titres d’entreprises à haut rendements sont les seuls à décollecter dans l’univers obligataire cette semaine, avec -1,4 milliard de dollars. La faible statistique des fonds actions masque, de son côté, de grandes tendances opposées. Les fonds indiciels cotés ont ainsi reçu 15,4 milliards de dollars, quand leurs concurrents gérés activement ont rendu 13,9 milliards. De même, par zone géographique, les fonds en actions positionnés sur les Etats-Unis ont décollecté 4,9 milliards quand les européens ont récolté 2,7 milliards. Sur les fonds américains, qui donnent le tempo des marchés actions mondiaux, les stratégies croissances et grandes capitalisations ont sévèrement décollecté, avec respectivement -5,8 et -5,7 milliards de dollars. Ces retraits sont compensés par des paris sectoriels, avec de bonnes collectes sur de nombreuses industries comme les financières (+1,4 milliard), les matériaux (+1,2 milliard), les entreprises immobilières (+1 milliard) et l'énergie (+0,8 milliard). Les fonds tech continuent eux de décollecter, à un rythme lent, de 0,8 milliard de dollars pour cette semaine.
Alimentation bio, yoga, massages… «De plus en plus de consommateurs sont soucieux de leur santé et font des choix plus sains en matière d’exercice et de régime alimentaire, tout en veillant à leur santé mentale», a constaté Mohammed Amor, directeur général de Thematics AM, lors d’une conférence de presse qui se tenait jeudi 10 juin à Paris. «Et cette tendance s’est accentuée avec le Covid-19». Cette observation a conduit la société de gestion filiale de Natixis Investment Managers à créer un fonds sur le bien-être, le Thematics Wellness. Ce nouveau fonds est investi dans des entreprises qui offrent «des produits, services et technologies aux consommateurs soucieux de leur bien-être physique et mental sur le long terme», selon la société de gestion. Cela inclut par exemple les aliments du futurs, les salles de sport, mais aussi, plus surprenant, les animaux de compagnie. Le thème du bien-être a été scindé en trois catégories: prévention, surveillance et amélioration. Chacune contient deux volets, selon que cela concerne le corps ou l’esprit. Par exemple, la prévention inclut les aliments du futur, les vitamines ou compléments pour la partie corps. Concernant l’esprit, Thematics y a intégré le vieillissement et la beauté. Au total, un univers de 230 valeurs mondiales a été défini, représentant une capitalisation boursière totale de plus de 5.000 milliards de dollars. Sachant que le portefeuille comprendra entre 40 et 60 titres. Une nouvelle recrue venue de Candriam Pour gérer ce nouveau fonds, Thematics AM a recruté Marine Dubrac, qui arrive en provenance de Candriam où elle était gérante de portefeuilles thématiques ESG. Elle pilotera le fonds aux côtés de Pierre-Alexis François, qui a rejoint Thematics AM en octobre dernier et qui est promu gérant de portefeuilles. Ce fonds, qui ne pèse aujourd’hui que 6 millions d’euros, s’ajoute aux quatre autres produits thématiques lancés depuis la création de la société en mars 2019: intelligence artificielle et robotique, sécurité, économie de l’abonnement, eau. Thematics gère aussi un fonds hérité d’Ostrum, AAA, qui est le plus gros de la gamme avec 1 milliard d’euros d’encours, et qui vient d’être repositionné. La nouvelle stratégie bien-être rejoindra aussi prochainement le fonds Meta, qui regroupe l’ensemble des thématiques de la maison et qui a fortement collecté en ce début d’année pour arriver à plus de 650 millions d’euros, talonnant l’autre fonds vedette de la société, celui sur la sécurité. Les clients asiatiques plébiscitent les fonds de Thematics Pour créer de nouveaux fonds, Mohammed Amor rappelle qu’il faut identifier des thèmes« portés par des forces primaires assez puissantes et alimentés par une croissance séculaire ». Il faut aussi que ces thèmes «parlent à l’investisseur», selon le directeur général de Thematics. «Je fais toujours le test sur ma maman», avoue-t-il. Un sondage maison efficace, puisque la société gère déjà 3,5 milliards d’euros un peu plus de deux ans après son lancement (en incluant un peu plus d’1 milliard récupéré d’Ostrum AM). Depuis le début de l’année, la collecte brute a été de 800 millions d’euros, dont la moitié pour le fonds Meta et l’autre «bien répartie sur les autres thématiques», selon Mohammed Amor. En termes de clientèle, le dirigeant observe «un vrai développement en Asie», où les clients sont manifestement friands de la gestion thématique. La clientèle de prédilection de Thematics AM reste celle des conseillers en gestion de patrimoine, qui représentent 1 milliard d’euros, dont 500 millions en France. Mais les institutionnels commencent eux aussi à venir à la gestion thématique…
La fintech d’impact environnemental iClima Earth va lancer un ETF Ucits ESG, le iClima Distributed Renewable Energy Ucits ETF, qui fournit une exposition aux entreprises qui favorisent la décentralisation de la production d’énergie. Cet ETF sera lancé sur la plate-forme HANetf et sera coté sur la Bourse de Londres en juin 2021. La production décentralisée d'énergie renouvelable est l'écosystème qui permet de créer et de gérer l'énergie verte à proximité du point d’utilisation, par exemple à la maison. L'énergie renouvelable distribuée implique la convergence des technologies de décarbonation et comprend les panneaux solaires résidentiels, le stockage de l'énergie, les compteurs intelligents, l'énergie du véhicule au réseau, la recharge des véhicules électriques, les onduleurs intelligents et les solutions logicielles qui exploitent l’intelligence artificielle (IA) pour gérer le système. Couplées à des solutions de stockage de l'énergie, elles peuvent apporter divers avantages au système : contrôle de la fréquence, réponse à la demande, atténuation de la surcharge des lignes de transmission datées, soutien à l'équilibrage continu de l’approvisionnement en électricité et augmentation de la fiabilité globale. L’ETF Ucits iClima Distributed Renewable Energy, dont le taux de frais sur encours est de 0,69 %, suivra l’indice iClima Distributed Renewable Energy Index TR, qui offre une exposition à 50 sociétés dans sept segments directement liés au modèle économique croissant de la production distribuée.
Melvin Capital et Light Street Capital, deux hedge funds américains sévèrement touchés par le rally des valeurs populaires auprès des particuliers en janvier, ont subi de nouvelles pertes en mai, rapporte le Financial Times. Melvin a perdu 4 % le mois dernier, selon des sources proches de la société. Cela porte les pertes du fonds cette année à environ 44,7 %. Les pertes des hedge funds relatives à leurs paris contre cinq «meme stocks» populaires (GameStop, Bed Bath & Beyond, AMC, BlackBerry et Clover Health) totalisent environ 6 milliards de dollars depuis début mai, selon Ortex Analytics. Light Street a vu son fonds phare perdre 3 % supplémentaires en mai, et abandonne 20,1 % cette année.
Nordea va imposer une limite quotidienne d’un million d’euros sur les souscriptions au fonds Nordea 1 – Global Climate and Environment pour chaque porteur de part et pour toutes les classes institutionnelles. La mesure prendra effet le 25 juin. L’objectif est de ralentir la croissance des encours. Le fonds climat et environnement avait déjà été fermé aux nouveaux souscripteurs le 26 février. Mais les flux des clients existants ont continué, notamment de la part des investisseurs institutionnels. A fin avril, le fonds affichait un encours de près de 8 milliards d’euros, selon son dernier rapport mensuel. En février, lors de sa fermeture, ses encours étaient de 6 milliards d’euros.
Moneta a recueilli 240 millions d’euros pour son fonds MME 2026 dont le tour de table vient d’être bouclé. Il s’agit du premier fonds que la boutique avait lancé depuis 15 ans. Fermé pour 5 ans, ce nouveau véhicule est conçu «pour répondre aux zones d’illiquidité du marché actions cotées», explique la société de gestion. Il sera investi sur le long terme dans des petites et moyennes entreprises. «Ce véhicule aura la capacité de prendre des positions tranchées et éventuellement très contrariantes, notamment sur des valeurs peu liquides qui peuvent se retrouver sous pression lors de stress de marché», détaille Moneta. Les capitaux ont été levés auprès d’un large panel d’investisseurs institutionnels, de distributeurs et de particuliers éligibles. Lancé début 2021, les souscriptions ayant été ouvertes du 12 mars au 28 mai. Le fonds est directement inspiré du FCP Moneta Micro Entreprises lancé en 2003 mais fermé aux nouvelles souscriptions depuis 2009. Ce fonds se proposait d’investir dans les petites et moyennes valeurs avec une approche d’investissement «rigoureuse jusque-là surtout pratiquée pour des grandes capitalisations», selon Moneta.
SEB Investment Management prévoit de fusionner ses fonds SEB Fund 2 – SEB Russia Fund et SEB SICAV 1 – SEB Eastern Europe Ex-Russia Fund au sein de SEB SICAV 2 – SEC Eastern Europe Small & Mid Cap Fund le 2 juillet. La société de gestion suédoise note que l’intérêt des clients pour le SEB Eastern Europe Ex Russia Fund, sur l’Europe de l’Est hors Russie, a décliné ces dernières années, ce qui s’est traduit par une baisse des encours. Le fonds Russie, quant à lui, a vu son univers d’investissement se réduire drastiquement suite à l’adoption d’une nouvelle politique de développement durable, qui implique que tous les fonds excluent les entreprises impliquées dans les carburants fossiles. La fusion des deux fonds dans le SEB Eastern Europe Small & Mid Cap Fund vise à augmenter les actifs de ce fonds et faire des économies d'échelle, ainsi qu’à rationaliser l’offre dans la région.
Ace Capital Partners, société de capital-investissement et filiale de Tikehau Capital, annonce aujourd’hui le lancement d’Ace Aerofondo IV, un fonds visant les PME actives dans le secteur de l’aéronautique et de la défense en Espagne. Ace Capital Partners sera gestionnaire de ce fonds qui investira à la fois dans des stratégies de « Support Capital » (acteurs de niche ayant la capacité de se développer de manière organique) et de « Platform Capital » (plateformes de consolidation destinées à devenir leaders du marché via croissance externe), explique un communiqué. Ace investit aujourd’hui sa quatrième génération de fonds dédié au secteur de l’aéronautique et de la défense en Europe occidentale, avec la France et l’Espagne comme marchés principaux. Un premier closing de 100 millions d’euros aura lieu en juin 2021. Tikehau Capital et SEPI ont chacun investi 33,3 millions d’euros aux côtés des deux autres partenaires stratégiques, Airbus et Indra, qui ont investi respectivement 28,3 millions d’euros et 5 millions d’euros. La taille cible du fonds est de 150 à 200 millions d’euros. « Le secteur aérospatial se remettra de cette crise. Notre engagement envers le secteur est inébranlable à l’aube de l'ère post-Covid », assure Marwan Lahoud, président exécutif d’Ace Capital Partners
Infinity Q Capital Management prévoit de restituer environ 500 millions de dollars aux investisseurs qui n’avaient pas pu récupérer leur argent lorsque la société de gestion avait gelé les rachats d’un fonds de 1,7 milliard de dollars en début d’année, rapporte le Wall Street Journal. Le montant que les investisseurs vont finalement obtenir reste flou. Le fonds Infinity Q Diversified Alpha affiche un encours d’environ 1,3 milliard de dollars (soit bien moins qu’en février) et conservera 750 millions de dollars en réserve pour de futures dépenses.
Olivier de Berranger, directeur général délégué de La Financière de l’Echiquier et directeur des gestions, a reçu le premier prix du classement Alpha League Table délivré par Six pour la troisième année consécutive. A l’occasion de la remise du trophée, il est revenu pour NewsManagers sur la philosophie de gestion des fonds, ses anticipations sur les marchés et sa vision de la situation macro-économique post-pandémie. Bettina Ducat, directrice générale, et Olivier de Berranger, directeur général délégué, reçoivent le trophée de Six pour l’Alpha League Table
Muzinich & Co. a levé 300 millions de dollars pour sa nouvelle stratégie Aviation Senior Secured auprès d’investisseurs institutionnels européens. Cette stratégie vise une capacité globale de 1,5 milliard de dollars. La stratégie Senior Secured vise à obtenir des rendements ajustés du risque et des revenus attractifs en cherchant à fournir aux compagnies aériennes et aux sociétés de crédit-bail internationales un financement de la dette aéronautique. Muzinich & Co. agira en tant que sourceur et conseiller. «Pour les investisseurs qui sont soit de nouveaux entrants, soit sous-pondérés dans cette classe d’actifs, la pandémie a créé un point d’entrée attractif avec un potentiel de performance accru sur des compagnies aériennes et des actifs de haute qualité », commente Brian Lau, gérant. Muzinich a lancé son activité de financement aéronautique en février 2020 et est devenu un acteur actif dans la fourniture de solutions de dette et de leasing aux compagnies aériennes du monde entier. Muzinich gère plus de 41,3 milliards de dollars (au 30 avril 2021) d’actifs obligataires.
BNP Paribas Asset Management (BNPP AM) annonce le lancement de BNP Paribas Ecosystem Restoration, un fonds thématique exposé aux sociétés engagées dans la restauration et la préservation des écosystèmes aquatiques, terrestres et urbains. La filiale de gestion de BNP Paribas estime ainsi que la restauration des écosystèmes représente une opportunité d’investissement impactant favorablement les économies mondiales. Au cours de la prochaine décennie, les efforts visant à restaurer les océans, les sols et les zones urbaines nécessiteront des investissements de 22.000 milliards de dollars et créeront des opportunités d’une valeur de 6.000 milliards de dollars par an pour les entreprises, indique un communiqué. Le fonds aura un univers d’investissement mondial, toutes capitalisations confondues, de 1.000 entreprises identifiées aujourd’hui et comprendra 40 à 60 valeurs investies. Cet univers vise les entreprises qui ont «des solutions environnementales contribuant à la restauration des écosystèmes par le biais de leurs produits, services ou processus ". Le fonds est géré conjointement par Edward Lees et Ulrik Fugmann, qui co-dirigent l’équipe dédiée au stratégies environnementales de BNPP AM et gèrent les fonds BNP Paribas Energy Transition et BNP Paribas Environmental Absolute Return Thematic (« EARTH »), respectivement lancés en 2019 et 2020.
EFG Asset Management a lancé le fonds New Capital Healthcare Disruptors, pour cibler les sociétés de santé qui prennent des parts de marché par le biais de technologies et services «disruptifs». Le fonds thématique est indexé au MSCI World Health Care et aura une trentaine de positions. Il est géré par Mike Clulow et l’équipe actions américaines de croissance d’EFG AM (Tim Butler, Joel Rubenstein et Chelsea Wiater). L’équipe regardera aussi les biopharmaceutiques, les appareils médicaux, les services de santé et l’externalisation pharmaceutique.
Alex Duffy a quitté Fidelity International pour se consacrer à d’autres projets, rapporte Citywire. Le gérant, qui est parti le 28 mai, travaillait pour la société de gestion américaine depuis 17 ans et était le gérant principal de la stratégie Fidelity Emerging Markets Focus (766 millions d’euros d’encours). Amit Goel a été nommé gérant principal du fonds et travaillera avec Punam Sharma et Sherry Qin.
Les investisseurs internationaux sont à la recherche de bonnes affaires. Selon les données du «Flow Show», le rapport mondial hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research, les principaux gagnants de la semaine (27 mai-2 juin) sont les stratégies value, pariant sur les actions décotées par rapport à leurs valeurs théoriques. Pour les auteurs du rapport, les investisseurs, qui anticipaient jusqu’ici une période d’inflation, seraient désormais en train de préparer leurs portefeuilles à un risque de stagflation, un mélange de stagnation de la croissance couplé à de l’inflation. En dehors de ces prises de positions, l’attentisme est de mise avec une collecte importante sur les fonds monétaires et d’obligations d’entreprises investment grade, les entreprises les mieux notées. Les flux vers les fonds actions se sont élevés cette semaine à 14,7 milliards de dollars (12,1 milliards d’euros), partagés entre 9,5 milliards sur les fonds indiciels cotés, et 5,2 milliards sur les fonds gérés de façon active. La majeure partie de l’argent frais s’est donc dirigée vers la gestion value (+3,2 milliards) et les secteurs décotés. Les fonds de financières ont ainsi reçu 2,8 milliards de dollars, suivis par ceux couvrant les entreprises de matériaux (+1,8 milliard) et de l’énergie (+0,9 milliard). A l’inverse, les fonds tech ont rendu 1,6 milliard de dollars à leurs porteurs de parts, un niveau inégalé depuis fin 2018. Le style de gestion croissance et les fonds de grandes capitalisations ont également connu une semaine négative, avec respectivement -3,9 milliards et -1,5 milliard de dollars de collecte. Sous le prisme géographique, les niveaux de collecte sont modérés mais positifs, avec +2,3 milliards pour l’Europe, +1,4 milliard pour le Japon, +1,2 milliard pour les Etats-Unis, et +0,7 milliard pour les émergents. Les fonds obligataires ont, eux, attirés 11,8 milliards de dollars, principalement dans les fonds d’obligations d’entreprises de la catégorie investment grade (+5,3 milliards). Les fonds d’obligations souveraines indexées à l’inflation sont l’autre segment ayant enregistré une bonne semaine, avec 1,9 milliard de dollars de souscriptions nettes. Le reste des sous-catégories de fonds obligataires ont tous enregistré des collectes positives mais relativement faibles. Sur le monétaire, les fonds ont collecté 16,7 milliards de dollars.
Mapfre met en place un véhicule de co-investissement immobilier européen avec Swiss Life AM. Il est doté de 400 millions d’euros d’actifs. L’assureur espagnol apporte un immeuble de bureau à Madrid et du numéraire. Swiss Life AM apporte trois actifs de bureaux prime à Milan via un fonds italien dans lequel la filiale italienne de Mapfre,Verti, avait préalablement pris une participation. Mapfre sera en charge de la gestion des actifs situés en Espagne et Swiss Life Asset Managers France de la gestion des actifs situés en dehors de l’Espagne. La plateforme commune permettra à Mapfre de diversifier son portefeuille en Europe dans les bureaux Core en Allemagne, en Italie, au Bénélux, en Espagne et au Royaume-Uni. Un véhicule de co-investissement a déjà été mis en place en France fin 2018. Il représentait près de 376 millions d’euros d’encours à fin décembre 2020, reposant sur dix actifs de bureaux prime situés à Paris et région parisienne.
Le Spac de William Ackman, le milliardaire des hedge funds, est sur le point de boucler une opération avec Universal Music Group qui valoriserait ce dernier à environ 40 milliards de dollars, rapporte le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. Il s’agirait de la plus grosse opération jamais réalisée par un Spac. Avec cette transaction, William Ackman prendrait une participation de 10 % dans Universal.
Après l’énergie solaire et l’espace, HANetf sort un ETF sur l’industrie du voyage. Le Airlines, Hotels and Cruise Lines ETF (TRYP) fournira une exposition aux compagnies aériennes, aux groupes hôteliers et aux opérateurs de croisières, au moment où le secteur peut espérer refaire surface après avoir été mis quasiment à l’arrêt par le Covid-19. Il est censé permettre aux investisseurs de «participer au rebond potentiel du secteur du voyage après la pandémie». Le nouvel ETF suivra l’indice Solactive Airlines, Hotels, Cruise Lines et aura un taux de frais sur encours de 69 points de base. Il sera coté sur le London Stock Exchange en fin de mois et sera agréé à la vente en Europe.
La société de gestion Anaxago Capital annonce le lancement de deux fonds pour les investisseurs particuliers et professionnels : Society 2021 et Club-Deal Réemploi. Society 2021 est un fonds de capital investissement immobilier accessible à partir de 10.000 euros. «Spécialisé dans l’investissement en actions et obligations non cotées, le fonds ciblera des programmes en lien avec les tendances profondes qui animent le marché immobilier français, notamment dans la construction de logements, les nouveaux usages (co-living, immobilier géré) et la réhabilitation d’actifs de centre-ville», précise un communiqué à paraître ce 2 juin. La commercialisation de ce produit fait suite à celle de Society One, le premier fonds d’Anaxago Capital doté de 20 millions d’euros, lancé en 2019, et intégralement investi en une année avec 26 investissements. Anaxago Club-Deal Réemploi est quant à lui un fonds diversifié d’opérations de marchand de biens et de réhabilitation d’actifs immobiliers dans les grandes villes françaises. Accessible à partir de 100.000 euros, il est en train d’acquérir quatre biens : trois à Paris et un à Marseille.
Meeschaert Capital Partners vient de recruter Mathieu Betrancourt au poste de directeur associé pour son activité Growth, aux côtés de Régis Lamarche et Damien Delvaux. Mathieu Betrancourt arrive d’Eurazeo PME, où il exerçait depuis 2008. Auparavant, il a travaillé deux ans chez Astorg Partners.