La conquête de l’espace gagne la gestion d’actifs européenne. Après le fonds de La Financière de l’Echiquier, la plate-forme européenne d’ETF HANetf lance un ETF sur l’espace en partenariat avec l’américain Procure Innovation. Appelé Procure Space Ucits ETF (YODA), cet ETF reproduit un fonds déjà coté aux Etats-Unis sous le sigle UFO. Il s’agit du premier ETF espace en Europe, selon HANetf. L’ETF Yoda sera introduit à Londres début juin 2021 et a été agréé à la vente dans toute l’Europe. Il suivra l’indice Space, «le premier et le seul produit de données spatiales certifié reconnu par l’organisation de défense et d'éducation en matière d’exploration spatiale Space Foundation - axée sur les opérateurs de satellites et les fabricants de matériel», selon un communiqué. L’indice S-Network Space Index (SPACE) suit plus de 30 entreprises de l’industrie spatiale, telles que les télécommunications par satellite, la transmission de contenus télévisuels et radiophoniques par satellite, la fabrication, le déploiement, l’exploitation et la maintenance de fusées et de satellites, la fabrication d'équipements au sol utilisés avec les systèmes satellitaires, la technologie et le matériel spatiaux, ainsi que les services d’imagerie et de renseignement spatiaux. Les sociétés du Procure Space Ucits ETF doivent dégager au moins 20 % de leur chiffre d’affaires total à partir d’activités liées à l’espace ou le chiffre d’affaires spatial doit dépasser 500 millions de dollars par an. Environ 80 % de l’indice est alloué aux sociétés générant au moins la moitié (mais généralement la totalité) de leur chiffre d’affaires dans des activités spatiales, tandis que les 20 % qui restent sont dirigés vers des sociétés générant moins de la moitié de leurs revenus dans l’espace. Les investissements se concentrent sur les opérateurs de satellites et les fabricants de matériel, avec des positions telles que Trimble Inc, Gamin Ltd, DISH Network Corp, Eutelsat Communications et Sky Perfect JSAT Holdings Inc. Environ 71 % de l’indice est coté aux États-Unis. L’ETF aura un TER de 0,75%.
L'assureur a choisi I Care & Consult et Iceberg Data Lab comme fournisseurs de données. CNP embarque également la biodiversité dans sa politique actionnariale.
Aviva Investors France (AIF), filiale de gestion d’actifs d’Aviva France, a labellisé son OPCI (Organisme de Placement Collectif en Immobilier) grand public, Aviva Investors Experimmo ISR. Les encours labellisés ISR d’AIF dépassent désormais les 13 milliards d’euros sur une gamme de 26 fonds. Aviva Investors Experimmo ISR investit dans des biens immobiliers physiques, dans des titres financiers de sociétés du secteur immobilier mais également sur des actifs financiers plus diversifiés en fonction des conditions de marché. Cet OPCI, positionné au niveau pan-européen, utilise les capacités multi-actifs d’AIF sur les actifs cotés mais aussi sur les actifs réels avec 8,5 milliards d’euros sous gestion en immobilier européen par les entités françaises Aviva Investors France (AIF) et Aviva Investors Real Estate France SA (AIREF SA) à fin 2020. Pour rappel, Aviva France est en cours de cession auprès d’Aéma.
La Financière de l’Echiquier (LFDE) vient de lancer son premier fonds thématique dédié à l’espace, rapporte Les Echos. Dénommé Echiquier Espace, le fonds est doté de 30 millions d’euros d’encours initiaux. Géré par Rolando Grandi, la stratégie investira principalement dans des sociétés cotées américaines.
Les sociétés de gestion Azimut et Muzinich & Co SGR ont levé 147,5 millions d’euros pour le fonds AZ Eltif Capital Solutions qu’elles ont lancé ensemble. AZ Eltif Capital Solutions a été conçu par la plate-forme de gestion luxembourgeoise d’Azimut Investments. La gestion du fonds est déléguée à Muzinich & Co SGR, la société de gestion italienne du groupe américain. AZ Eltif Capital Solutions est un fonds de dette privée qui vise à soutenir les entreprises italiennes mises en difficulté par le Covid-19. Il est accessible aux investisseurs particuliers et est éligible au PIR alternatif, qui offre des avantages fiscaux.
Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont continué à collecter en avril, avec 4,1 milliards d’euros, selon les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. C’est moins qu’en mars, où la collecte avait atteint 7,5 milliards d’euros. Mais le rythme reste soutenu et, depuis le début de l’année, les fonds attirent près de 23 milliards d’euros. La collecte a été tirée par les fonds actions (+1,9 milliard d’euros) et les fonds diversifiés (+2,3 milliards d’euros), qui sont les grands gagnants de ce début d’année. Les fonds obligataires voient entrer un petit 484 millions d’euros. En revanche, les fonds flexibles affichent des sorties nettes de 1 milliard d’euros. Les encours des fonds ouverts sont ressortis à 1.184 milliards d’euros. En ajoutant les fonds fermés et les gestions sous mandat, les encours atteignent 2.459 milliards d’euros. Parmi les meilleurs collecteurs d’avril figurent Poste Italiane, qui a attiré 1,5 milliard d’euros, mais aussi Amundi avec 791 millions d’euros et BNP Paribas (+666 millions d’euros). En revanche, Generali a vu sortir 1,4 milliard d’euros. Mediobanca (-321 millions) et SSGA (-175 millions) sont aussi dans le rouge.
Schroders a lancé le fonds Schroder GAIA Oaktree Credit, un portefeuille multi-stratégies sur les marchés internationaux du crédit. Les investisseurs pourront ainsi accéder à la stratégie crédit international de Oaktree Capital Management L.P’s au travers de la plateforme « Alternatifs Ucits » de Schroders. La stratégie Oaktree, lancée en 2017 affiche plus de 5,3 milliards de dollars US d’encours sous gestion au 31 décembre 2020. Le fonds est investi sur les obligations américaines et européennes à haut rendement, le crédit structuré immobilier et d’entreprise, les marchés émergents et les obligations convertibles internationales. Bruce Karsh, co-président et directeur de l’investissement de Oaktree, sera le gérant principal du fonds, aux côtés de David Rosenberg, directeur et cogérant. Fondé en 1995, Oaktree est spécialisé dans les investissement alternatifs, avec 148 milliards de dollars US d’encours sous gestion au 31 décembre 2020. La société cherche à proposer une approche du crédit, de l’investissement privé, des actifs réels et des actions cotées en bourse qui se concentre sur les opportunités tout en restant orientée sur la valeur et le contrôle du risque. Le lancement de ce fonds évolutif marque le début «de ce qui deviendra un partenariat à long terme entre les deux sociétés», espère Schroders.
La société de gestion américaine VanEck introduira le 1er juin prochain ses ETP de crypto-monnaies sur les places boursières réglementées de Paris Euronext et Amsterdam. Ses ETP sont déjà cotés sur Deutsche Börse Xetra en Allemagne. Les deux ETP se négocieront en euros. Ils permettront aux investisseurs de s’exposer à l'évolution des prix du Bitcoin et de l’ethereum sans avoir à les acheter eux-mêmes, avec un ratio de dépenses total de seulement 1 % : Le VanEck Vectors Bitcoin ETN est une obligation négociée en Bourse intégralement collatéralisée qui investit dans le Bitcoin. La stratégie permet d’accéder à la cryptomonnaie la plus liquide, couverte à 100 % par le Bitcoin et “stockée à froid” (cold storage) auprès d’un cryptodépositaire régulé avec une cryptoassurance (limitée). VanEck Vectors Ethereum ETN est une obligation négociée en Bourse intégralement collatéralisée qui investit dans l’Ethereum. La stratégie permet d’accéder directement à la deuxième cryptomonnaie, est couverte à 100 % par l’Ethereum et “stockée à froid” auprès d’un crypto-dépositaire régulé avec une crypto-assurance (limitée).
Pro BTP Finance annonce le lancement d’un fonds pur d’obligations vertes, Regard Green Bonds. Ce fonds a comme objectif d’obtenir une performance supérieure à celle de son indicateur de référence (Bloomberg Barclays MSCI Euro Green Bond), tout en contribuant au financement de la transition énergétique. Le marché des Green Bonds en Euro représente plus de 370 milliards d’euros. Le fonds portera ses placements sur des émissions ayant une notation « investment grade ». L’analyse « green » des émissions s’appuie sur les bases de données Trucost pour apprécier la qualité de l’émission et l’engagement de l’émetteur sur l’emploi des fonds, selon les critères suivants : - l’impact environnemental net des projets financés par l’obligation Green (tel que le taux de CO2/million € investi), - la qualité de l’alignement de l’obligation avec les « Green Bonds Principles », et - la performance environnementale de l’émetteur. Créée en 1994, Pro BTP Finance est une société de gestion spécialisée dans la gestion de mandats et de fonds pour le compte d’investisseurs institutionnels français avec 13,65 milliards d’euros d’encours au 31 décembre 2020. Elle est adossée au groupe paritaire de prévoyance, de santé et de retraite à but non lucratif, PRO BTP
Les fonds monétaires ont retrouvé un niveau de collecte équivalent à celui de la crise de mars-avril 2020, selon les données du «Flow Show», le rapport mondial hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Entre le 20 et le 26 mai, ils ont attiré 68 milliards de dollars nets (55,8 milliards d’euros), contre 17,9 milliards pour les fonds actions, 6,1 milliards pour les fonds obligataires, et 2,6 milliards pour les fonds or. Depuis le début de l’année, les fonds actions ont collecté plus d’un demi-billion de dollars, un record. Sur cette semaine, les flux ont été positifs sur l’ensemble des continents, avec +9 milliards pour les Etats-Unis, +2,8 milliards pour l’Europe, +0,6 milliard pour les pays émergents, et +11 millions pour le Japon. Aux Etats-Unis, les catégories de fonds ayant le plus collecté sont les gestions actions grandes capitalisations (+7,2 milliards), le style value (+2,8 milliards) et les petites capitalisations (+0,5 milliard). Le style croissance a lui rendu près d’un milliard. Sur les secteurs, les matériaux (+0,8 milliard) et l'énergie (+0,7 milliard) dominent la collecte hebdomadaire, tandis que la star de ces derniers trimestres, la tech, a subi des rachats de 0,3 milliard. Dans l’obligataire, la collecte est répartie de manière équilibrée entre le souverain et le corporate. Les fonds d’obligations investment grade, de dette émergente et de titres municipaux ont chacun reçu 1,4 milliard de dollars, et ceux d’obligations souveraines indexées sur l’inflation 1 milliard. A l’inverse, la gestion obligataire high yield, plus risquée, a rendu 0,5 milliard à ses porteurs de parts.
Du cannabis aux paris sportifs en passant par le bien-être animal, les fonds thématiques envahissent les gammes des sociétés de gestion. A fin mars 2021, Morningstar en a recensés 1.349 dans le monde. Ils représentent 595 milliards de dollars d’encours, soit plus du triple du montant géré il y a trois ans (174 milliards de dollars). Cela constitue 2,1 % des actifs investis dans les fonds actions dans le monde, contre 0,6 % il y a dix ans. Pour Morningstar, les fonds thématiques s’imposent comme «les grands gagnants de la pandémie mondiale». Sur les 12 mois à fin mars 2021, marqués par la propagation du Covid-19, ces fonds ont collecté 207 milliards de dollars dans le monde, alors qu’ils n’avaient attiré que 127 milliards de dollars sur les neuf années précédentes! Parallèlement à cet afflux d’argent frais, le menu des nouveaux fonds thématiques s’est élargi. Un record de 237 fonds a vu le jour en 2020, après 167 en 2019. L’Europe, principal marché pour les fonds thématiques L’appétit pour les fonds thématiques varie en fonction des régions du monde. Avec 400 fonds et 304 milliards de dollars d’actifs, l’Europe est devenue le marché numéro un pour ces produits. La part des fonds thématiques domiciliés en Europe est passée de 10 % en 2001 à 51 %, observe Morningstar. Dans le même temps, celle des Etats-Unis a reculé de 49 % à 28 %. Même si les ETF rivalisent de créativité en matière de gestion thématique, la plupart des actifs investis dans des fonds thématiques dans le monde sont gérés activement. C’est le cas pour 89 % des actifs sous gestion en Europe. Aux Etats-Unis, où les ETF sont plus répandus, cette part descend à 63 %. Pictet règne sur la gestion thématique Côté acteurs, Pictet domine le secteur avec 55,6 milliards de dollars d’encours. Un succès qu’il a bâti uniquement en Europe. La société de gestion suisse est suivie par l’américain Ark Financial, la société de Cathie Wood qui de son côté s’est uniquement développé en Amérique du Nord grâce à une gamme d’ETF gérés activement. BlackRock arrive (seulement) troisième, avec des encours plutôt d’origine européenne. Viennent ensuite First Trust, Robeco, BNP Paribas, Global X Management, Credit Suisse, Fidelity et Invesco. Ce classement montre qu’il n’existe pas de leader mondial et que le marché reste surtout régional. En Europe, Pictet arrive évidemment en tête du classement, devant BlackRock, BNP Paribas, Credit Suisse, Allianz Global Investors, Fidelity, Nikko AM, UBS, Amundi et Legal & General. La transition énergétique séduit les investisseurs S’agissant des thématiques, la transition énergétique est le domaine le plus populaire dans le monde avec 74 milliards de dollars d’encours. Morningstar note que ce secteur a été dopé par l’engagement de Joe Biden d’investir des milliards de dollars dans des infrastructures vertes fin 2020. Les technologies, avec 66 milliards de dollars d’actifs, représentent le deuxième thème le plus en vue dans le monde. L’économie numérique arrive troisième. En Europe, ce sont les thématiques larges qui se placent en premier (40,8 milliards de dollars), devant la transition énergétique (40,4 milliards) et la gestion de ressources (28,5 milliards). Morningstar note que le succès grandissant des fonds ESG en Europe a rejailli sur le monde de l’investissement thématique. Enfin, s’agissant des performances, le bilan est plus mitigé. Plus des deux tiers des fonds thématiques dans le monde ont survécu et surperformé les marchés mondiaux actions sur l’année à fin mars 2021, selon Morningstar. Toutefois, ce taux de succès chute à seulement 22 % des fonds thématiques sur 15 ans. Et 57 % des fonds thématiques ont été fermés durant cette période… Morningstar explique ces performances peu reluisantes par le fait que les frais des fonds thématiques ont tendance à être plus élevés que ceux des autres fonds. La société de recherche pointe aussi du doigt le manque de liquidité de ces fonds, notamment ceux qui suivent des thématiques très étroites. La concentration des positions s’est renforcée, au fur et à mesure du succès du secteur, avertit Morningstar, qui cite l’exemple d’un fonds thématique qui détenait plus d’un quart du flottant d’une action.
La peur de rater quelque chose, ou syndrome FOMO, est «une sorte d’anxiété sociale caractérisée par la peur constante de manquer une nouvelle importante ou un autre événement quelconque donnant une occasion d’interagir socialement», selon une définition de Wikipedia. Alimentée par les nouvelles technologies, cette peur peut expliquer les usages compulsifs de nos téléphones portables. Un nouvel ETF lancé aux Etats-Unis se propose d’apporter une réponse à cette angoisse. Appelé FOMO, le produit créé par Tuttle Capital Management permet aux investisseurs de s’exposer aux tendances et entreprises du marché favorisées en temps réel par les investisseurs particuliers et institutionnels. Le fonds, coté aux Etats-Unis sur le CBOE, sera investi dans des thématiques à la mode. «Le problème de la plupart des ETF thématiques est qu’ils n’investissent que sur un seul domaine du marché, qu’ils ne sont pas suffisamment souvent rééquilibrés pour rester en phase avec ce qui se passe sur les marchés, et qu’ils ont tendance à être trop fortement concentrés», observe Matthew Tuttle, le directeur général et directeur des investissements de Tuttle Capital Management, dans un communiqué. «FOMO peut bouger son exposition vers tout ce qui s’avère être à la mode, il est rééquilibré chaque semaine et peut ainsi rester en phase avec les tendances du marché, et il pondère les titres de manière appropriée».
Credit Suisse annonce avoir bouclé la levée de fonds pour le produit d’investissement Credit Suisse Climate Innovation Fund, à hauteur de 318 millions de dollars. Il s’agit d’un fonds qui investira dans dix autres fonds de venture-capital dont la stratégie consiste à allouer du capital à des sociétés qui ont des technologies «perturbatrices», permettant de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre. Ces fonds peuvent être situés aux Etats-Unis, en Europe et en Asie. Les secteurs visés sont l’alimentaire et l’agriculture, la production et la consommation, ainsi que la mobilité et l’urbanisation. Credit Suisse indique que pour appuyer sa mission centrée sur le climat, le processus d’investissement du fonds fournira un " double delta ", en rendant compte à la fois de l’impact et du changement positif qu’une entreprise génère grâce à ses produits et services, ainsi que de l’impact et du changement positif que l’investisseur génère, en améliorant la qualité ou la quantité de l’impact de l’entreprise qu’il finance. En outre, le fonds rendra compte du degré d’alignement sur les objectifs de développement durables (ODD) des Nations unies, «fournissant ainsi un point de référence solide pour le reporting». Selon Fabian Shey, responsable du Global Private & Alternative Markets de Credit Suisse, la demande a été particulièrement forte auprès de tout le spectre de la clientèle de gestion de fortune.
L’univers du numérique n’en finit pas d’inspirer les fournisseurs d’ETF. Après un fonds sur le sport en ligne créé par HANetf, c’est au tour de Legal & General Investment Management de sortir un ETF sur les paiements digitaux, le L&G Digital Payments Ucits ETF. Ce produit sera focalisé sur «le potentiel de croissance des technologies de paiement digital et la transition mondiale vers une économie sans cash», selon la brochure de présentation de l’ETF. Il sera exposé à l’ensemble de la chaîne de valeur des paiements digitaux: les émetteurs de cartes, les processeurs de paiements, les fournisseurs de technologies de paiements, les fournisseurs de paiements sans carte… Le nouvel ETF suivra l’indice Solactive Digital Payments, qui a été conçu avec l’aide de Payments Cards & Mobile, une société de conseil qui analyse le secteur mondial des paiements depuis 1994. LGIM souligne que le fonds est aligné sur les objectifs du développement durable des Nations Unies en investissant dans des technologies qui favorisent l’inclusion financière. Le nouvel ETF sera coté à Londres, Francfort et Milan. Ses frais sont de 0,49 %. Il vient s’ajouter aux autres ETF thématiques de LGIM, dont un sur l’hydrogène et un autre sur les énergies propres.
Zadig Asset Management a recruté Luc Pez pour cogérer le fonds Oyster Sustainable Europe avec Louis Larere. Il remplace Adrian Vlad, qui a quitté la société. Auparavant fondateur et directeur général de Rare Earth Advisory, Luc Pez a travaillé avec Zadig pendant plusieurs années sur des projets axés sur la recherche et l’ISR. Sa société proposait des services de recherche et de conseil stratégique sur les problématiques ESG, l’approvisionnement en matériaux essentiels, le recyclage et les arbitrages technologiques liés à l’adoption des énergies renouvelables et des véhicules électriques. Luc Pez apporte une expertise thématique à la stratégie Sustainable Europe de Zadig AM. Il sera rattaché à Laurent Saglio, fondateur et CIO de Zadig AM. Oyster Sustainable Europe est l’ancien Oyster European Opportunities, qui était l’un des fonds phare de la gamme Oyster du temps où il était géré par Nicolas Walewski, puis Eric Bendahan. Sa gestion a été confiée à Zadig AM en 2020 après le rachat de la gamme Oyster par iM Global Partners, lequel détient 20 % de Zadig AM.
HANetf va lancer un ETF sur les paris sportifs et l’iGaming, c’est-à-dire les jeux en ligne comme le poker, les jeux de casinos virtuels tels que le blackjack, les machines à sous ainsi que les sports «fantasy». Le Sports Betting and iGaming Ucits ETF sera coté à Londres en juin 2021 et sera enregistré à la vente dans toute l’Europe. Cet ETF suivra l’indice Solactive Fischer Sports Betting and iGaming qui est focalisé sur les entreprises qui dégagent la majorité de leur chiffre d’affaires actuel ou attendu via les paris sportifs et l’iGaming. Cet indice a été conçu par le fournisseur d’indices Solactive en partenariat avec Fischer Gaming, une société de conseil spécialisée dans l’industrie mondiale du jeu. Le fondateur et PDG du cabinet, Aaron Fischer, est actuellement directeur financier et stratégique d’une société de jeux en ligne appelée Game Play Network à Los Angeles. Auparavant, il a été le directeur de la stratégie de MGM Resorts International de 2017 à 2020. Il a aussi été analyste de recherche sur les actions chez Goldman Sachs Londres et CLSA/Citic Securities en Asie. Les jeux d’argent en ligne étaient en grande partie illégaux aux États-Unis, mais de récents changements réglementaires ont permis à certains États américains de légaliser les paris sportifs et l’iGaming, ce qui a été un moteur important de croissance pour le marché. Goldman Sachs prévoit une multiplication par 23 du marché américain des paris sportifs et de l’iGaming, de 2,3 milliards de dollars en 2020 à 53 milliards de dollars en 2033, selon une étude de mars 2021. HANetf annonce qu’il s’agit du premier ETF de ce genre en Europe. Dans la même veine, VanEck avait lancé un ETF sur l’e-sport, le VanEck Vectors Video Gaming and eSports Ucits ETF, l’an dernier. Sa couverture est différente, n’incluant pas les paris sportifs, ni les jeux de type poker.
L’embauche d’anciens membres d’administrations politiques ou d’institutions publiques au sein de sociétés de gestion pour promouvoir la finance verte fait débat selon Bloomberg Green, qui consacre un article sur le sujet. Ce type de nominations s’est accéléré récemment avec notamment l’arrivée de l’ex-gouverneur de la Banque d’Angleterre Mark Carney chez Brookfield AM ou encore d’un ancien de l’administration Obama chez BlackRock. Bloomberg Green suggère que ces nouveaux défenseursde la finance verte aident d’abord les sociétés de gestion à préserver le business florissant de la finance verte estimé à 30.000 milliards de dollars par Bloomberg et àmettre les législateurs à Londres, Bruxelles et Washington de leur côté. « Ils ne recrutent pas ces politiciens pour leur expertise sur la finance ou l'économie mais pour leurs compétences en matière de politique d’influence, via leurs connexions avec le gouvernement et leur savoir sur la façon de déjouer le système. Cette porte tournante permet aux gros investisseurs institutionnels et aux grosses entreprises d’avoir un impact disproportionné sur l'élaboration des politiques », explique Simon Youel, responsable de la législationau sein de l’ONGPositive Money, cité par Bloomberg Green.« Plus que tout, les institutions financières veulent être vues comme prenant le changement climatique au sérieux et elles ont besoin d’un visage amical pour vendre cette idée», abonde Kenneth Haar, chercheur au Corporate Europe Observatory, groupe d’intérêt public basé à Bruxelles. L’un des recrutements les plus surprenants, relate Bloomberg Green, reste celui du leader du Brexit,Nigel Farage, pourtant climato-sceptique etqui a récemment rejoint DGB, une société néerlandaise spécialisée dans la compensation d'émissions carbone. Son rôle est de faciliter les liens de la firme avec le monde politique et de l’entreprise au Royaume-Uni et dans le monde. Le directeur général de DGB, Selwyn Duijvestijn, a argué pour justifier ce recrutement que les travailleurs de l’industrie pétrolière au Texas écouteraient davantage Nigel Farage que la jeune activiste pour le climat Greta Thunberg pour comprendre qu’il faut agir pour le climat.
La nouvelle directrice générale d’Amundi, Valérie Baudson, vient de réattribuer son siège et les métiers qu’elle couvrait au sein du comité de direction, a appris Les Echos. Le siège vacant a été attribué à Fannie Wurtz, la directrice des ETF, de l’indexing et des stratégies smart beta, par ailleurs membre du comité exécutif. Elle est également désormais chargée de la supervision de la distribution externe et des banques privées. Jean-Jacques Barberis voit lui son périmètre élargi à la supervision de l’Allemagne et de la filiale CPR AM. L’ancien conseiller économique de François Hollande à la Présidence de la République est directeur de la clientèle institutionnelle d’Amundi depuis 2016. Enfin, Thierry Ancona, le directeur de la distribution externe et des banques privées, hérite de l’Espagne. Son poste l’amène par ailleurs à être désormais rattaché à Fannie Wurtz. L’information a été communiquée en interne, le lendemain de la prise de fonction de Valérie Baudson.