Plus de 65.000 postes sont restés vacants dans les banques allemandes au premier semestre 2022, soit 81 % de plus que l’année dernière, révèle une étude publiée jeudi 11 août par le Handelsblatt. Les domaines où les recrutements sont le plus tendus sont l’informatique, l’audit ou la gestion du risque. Ces difficultés se sont accrues depuis la crise financière de 2008, relève le quotidien économique allemand.
Le nombre de demandeurs d’emploi (catégorie A, sans activité) a enregistré une baisse de 0,8% en France (hors Mayotte) au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, avec 26.900 inscrits en moins pour un total de 3,165 millions selon les chiffres publiés mercredi par le ministère du Travail et Pôle Emploi. La baisse en catégorie A est de 15,1% sur un an. En incluant l’activité réduite (catégories B et C de Pôle emploi), le nombre de demandeurs d’emploi diminue de 1,7% au deuxième trimestre (-8,9% sur un an) et s’établit à 5,436 millions, selon la Direction des statistiques du ministère du Travail (Dares).
Le ministre du Travail compte prolonger après octobre les règles actuelles de l’assurance chômage, dont la mise en œuvre débutée le 1er octobre 2021 arrivera à son terme le 1er septembre avec l’entrée en vigueur du bonus-malus sur les contrats courts, et «aller plus loin» en les modulant en fonction de la situation du marché du travail. Olivier Dussopt voudrait proposer un cadre évolutif qui s’adapterait au marché de l’emploi : «Comme au Canada, quand ça va bien, on durcit les règles, et quand ça va mal, on les assouplit», a expliqué le ministre. Des questions comme «la durée d’indemnisation et son caractère dégressif» doivent être discutées avec les partenaires sociaux à la rentrée. L’évaluation du marché du travail – qui reste un indicateur de conjoncture très retardé - pourrait dépendre de critères quantitatifs, comme le nombre de trimestres d’amélioration consécutifs, ou d’un comité chargé de donner son avis.
Les inscriptions au chômage hebdomadaires ont encore augmenté aux Etats-Unis au 16 juillet pour la troisième semaine consécutive, à 251.000 après 244.000, a annoncé jeudi le Département du Travail. Il s’agit d’un plus haut depuis huit mois, avec une moyenne mobile sur quatre semaines qui s’établit désormais à 240.500 unités. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités s’est élevé à 1,384 million lors de la semaine au 9 juillet, après 1,333 million (révisé) la semaine précédente.
Alors qu’un accord pour revaloriser les salaires minimaux au niveau de la branche a été trouvé, les mouvements au sein des entreprises d’assurance se multiplient pour réclamer des hausses collectives.
La Fed et la BCE pensent pouvoir endiguer l'inflation sans trop affecter le niveau de l'activité. Un optimisme que ne partage pas Vincent Chaigneau, directeur de la recherche de Generali Investments. Découvrez son analyse.
Le chômage au Royaume-Uni s’est maintenu à 3,8% au cours des trois mois précédant le mois de mai, comme lors de la période précédente selon l’Office for National statistics (ONS). Une situation meilleure que les prévisions d’un retour à 3,9%. Cela confirme la robustesse du marché du travail malgré la hausse des prix. Le nombre de personnes ayant un emploi a augmenté de 296.000, plus gros gain sur trois mois depuis août 2021. Le nombre d’employés à temps plein a atteint un niveau record, et le nombre de personnes économiquement inactives a chuté de 144.000, plus forte baisse depuis février 2020. Le nombre de postes vacants est, lui, passé à plus de 1,294 million. Les salaires ont encore augmenté : de 4,3% hors primes, après 4,2% en avril. Mais, en incluant les primes, la hausse est un peu moins rapide à 6,2%, après 6,8%.
La parole à... Jacques Maureau, vice-président du Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables en charge du secteur valorisation et adaptation des compétences
La parole à... Léa Méléard, étudiante en master à Sciences Po Paris, membre de Pour un réveil écologique, corédactrice du rapport « Former à une finance écologique »
L’industrie du financement participatif a grandi, comme l’illustre le rachat de credit.fr par October en mai. Avec des impacts sur les opportunités de carrières.
Euphorie. Oublié le trou d’air lié au Covid. Les diplômés des grandes écoles ne savent plus où donner de la tête devant l’abondance d’offres d’emploi. En 2021, leur taux net d’emploi a rebondi de 10,7 points pour atteindre 89,8 %, « un niveau record depuis deux décennies », note la Conférence des grandes écoles dans son enquête annuelle sur l’insertion, publiée le 15 juin. « Plus de huit diplômés en emploi sur dix (83,6 %) ont été recrutés en moins de deux mois. Pour une grande part, le contrat a été signé avant l’obtention du diplôme », indique l’étude. Et même si 2022 s’annonce moins favorable pour la croissance de l’économie, les besoins de recrutements de certaines filières, comme le nucléaire, restent pressants.
Parental. « Nous sommes déterminés à renforcer nos actions en matière de politique familiale et soutenir les collaborateurs dans les bons et les mauvais moments, quelle que soit leur situation personnelle. C’est ainsi que nous contribuons à une société plus responsable », indique Valérie Vezinhet, directrice des ressources humaines de PwC France et Maghreb, à l’occasion de la signature par le cabinet du Parental Challenge. Ce dispositif regroupe douze engagements destinés à mieux accueillir la parentalité en entreprise, en proposant, selon PwC, « une refonte des pratiques managériales » et « un accompagnement de tous les parcours vers la parentalité, incluant l’adoption, la PMA (procréation médicalement assistée, NDLR), et les fausses couches qui touchent 1 femme sur 4 ». De quoi, selon le cabinet, renforcer ses actions pour « aider [les collaborateurs] à poursuivre sereinement leur carrière », « pour toutes les formes de familles ». Cela dans la lignée du programme Be Well Work Well et de la Nouvelle équation talents qui établit « les engagements réciproques » entre employeur et employé.
Big Brother. Le risque de litiges lié à l’utilisation des messageries cryptées par les salariés des grandes banques d’investissement n’en finit pas de monter. La Securities and Exchange Commission, qui avait créé le choc en infligeant l’an dernier une amende de 200 millions de dollars à JPMorgan, a demandé depuis à tous les ténors de Wall Street de rendre des comptes sur l’usage, par leurs salariés, de leurs téléphones ou messageries personnels pour leurs conversations professionnelles. L’enjeu pour le gendarme financier : être capable d’accéder à tous les échanges dans le cadre de ses enquêtes, alors que l’essor du télétravail a brouillé les frontières entre sphères privée et publique.
L’absentéisme engendrerait chaque année un manque de productivité de 5,5 % pour les entreprises. Un chiffre qui a motivé Verlingue à concocter son premier Baromètre Absentéisme. Le courtier en assurances spécialisé dans la protection des entreprises entend « propose[r] une grille d’analyse inédite et des clés de compréhension pour permettre aux DRH et aux dirigeants de mieux appréhender la structure de l’absentéisme ». Dans un contexte économique, social et sociétal toujours plus complexe. De fait, au-delà de l’impact financier, les enjeux sont humains et opérationnels. Il s’agit bien notamment d’accompagner les entreprises pour améliorer la qualité de vie des salariés. Le baromètre sera dévoilé fin juin, toute absence après inscription à la conférence de presse devra être dûment justifiée, par respect pour l’analyse des données.