Le crédit au secteur privé en zone euro a diminué en octobre pour la première fois en rythme mensuel depuis 2021, selon le point mensuel de la Banque centrale européenne (BCE). En rythme annuel, il progresse donc encore, mais moins rapidement, de 5,2% en octobre après 5,7% en septembre et 5,6% en août, notamment à cause d’un net ralentissement des prêts aux ménages, dont le taux de croissance annuel ajusté passe de +4,4% en septembre à +4,2% en octobre. Le taux de croissance annuel ajusté des prêts aux entreprises non financières s’établit à 8,9%, comme en septembre. Le taux de croissance annuel des prêts au secteur privé corrigés des cessions de prêts, de la titrisation et de la trésorerie a diminué de 7% en septembre à 6,5% en octobre.
La croissance des salaires en zone euro pourrait contribuer à une inflation au-dessus de l’objectif de 2% dans les prochaines années. Toutefois aucun changement n’est encore réel dans la dynamique globale, et les indicateurs actuels de l’inflation sous-jacente pourraient même être trompeurs, a détaillé vendredi dans un long blog Philip Lane, économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE). La lecture de ses graphiques montre même qu’il n’y a pas vraiment d’inflation par les salaires ni par les services en zone euro depuis le quatrième trimestre 2019, mais plutôt des effets de rattrapage. Alors qu’une récession ne devrait pas favoriser une boucle prix-salaires, certains membres de la BCE continuent à plaider en faveur d’une action préventive.
La croissance des salaires en zone euro pourrait contribuer à une inflation au-dessus de l’objectif de 2% dans les prochaines années. Toutefois aucun changement n’est encore réel dans la dynamique globale, et les indicateurs actuels de l’inflation sous-jacente pourraient même être trompeurs, a détaillé vendredi dans un long blog Philip Lane, économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE).
La Banque centrale européenne (BCE) relèvera à nouveau ses taux directeurs en décembre, mais les arguments en faveur d’une hausse de 75 points de base (pb) ont diminué, a déclaré lundi dans une interview à Market News Philip Lane, son chef économiste. La base permettant d’envisager «une très forte hausse, comme 75 points de base, n’est plus là, a-t-il déclaré. Quand vous en avez déjà fait beaucoup, de façon cumulée, les avantages et les inconvénients de toute augmentation changent.» Il a ajouté que la décision de décembre tiendra compte des mesures déjà prises et des retards dans le processus de transmission de la politique monétaire de la BCE.
La Banque centrale européenne (BCE) relèvera à nouveau ses taux directeurs en décembre, mais les arguments en faveur d’une hausse de 75 points de base (pb) ont diminué, a déclaré lundi dans une interview à Market News Philip Lane, son chef économiste. La base permettant d’envisager «une très forte hausse, comme 75 points de base, n’est plus là, a-t-il déclaré. Quand vous en avez déjà fait beaucoup, de façon cumulée, les avantages et les inconvénients de toute augmentation changent.»
Depuis que la Banque centrale européenne (BCE) en avait changé les règles et le coût d’emprunt le 27 octobre, les paris allaient de 200 à 1.500 milliards d’euros de remboursements anticipés volontaires à la nouvelle date du 16 novembre proposée pour ces opérations ciblées de refinancement à plus long terme (TLTRO 3). Finalement, les banques ont demandé mercredi à ne rembourser que 296 milliards d’euros (sur un encours total d’environ 2.115 milliards) le 23 novembre, date de règlement et de changement des conditions d’emprunt.
Les dérivés sur l'énergie posent un risque qui s'étend aux marchés financiers dans leur ensemble, estime la Banque centrale européenne dans son rapport biannuel de stabilité financière publié mercredi. Les fournisseurs d'énergie et les négociants en matières premières sont toujours exposés à de nouvelles tensions si les prix augmentent de nouveau et que les appels de marge redeviennent importants, a précisé le régulateur, qui s’inquiète par ailleurs de la concentration de cette activité auprès d’un petit nombre d’acteurs. Ces marchés ne sont pas non plus sans poser de risques de contagion aux acteurs bancaires, qui organisent et financent souvent les transactions. Enfin, les entreprises se reportent davantage sur des dérivés de gré à gré, moins sujets aux problématiques de collatéral, mais qui sont plus opaques -une évolution qui pourrait entraîner des risques accrus pour le système financier, selon la BCE.
Le coût des réserves excédentaires et la perte de valeur des portefeuilles obligataires font passer les résultats des institutions monétaires dans le rouge. Un problème pour les Etats.
Le taux de rémunération des dépôts va doubler pour atteindre 1,5%. La Banque centrale européenne va aussi modifier les conditions applicables à sa troisième série d'opérations ciblées de refinancement à long terme (TLTRO III).