Les responsables de la Banque centrale européenne (BCE) seraient proches d’un accord visant à modifier a posteriori les règles régissant les opérations de refinancement à long terme ciblées (TLTRO), ont indiqué à Reuters des sources proches mercredi soir. Les TLTRO 3, qui représentent encore plus de 2.100 milliards d’euros prêtés aux banques, avaient été mises en place pour stimuler les prêts à l’économie de la zone euro en septembre 2019 à des taux intéressants. Mais après une série de hausses de taux rapides et importantes, les banques peuvent désormais simplement conserver ce «cash» à la BCE, réalisant un profit sans risque, ce qui irrite les décideurs politiques. Les options retenues ont récemment été réduites de cinq à trois, et le personnel de la BCE travaillerait à les affiner pour une prochaine décision, potentiellement lors de la réunion politique du 27 octobre.
Les responsables de la Banque centrale européenne (BCE) seraient proches d’un accord visant à modifier a posteriori les règles régissant les opérations de refinancement à long terme ciblées (TLTRO), ont indiqué à Reuters des sources proches mercredi soir.
La croissance des prêts aux entreprises de la zone euro a continué à progresser de 8,7% en août en rythme annuel, après 7,6% en juillet, malgré la hausse des taux d’intérêt, montrent les données monétaires de la Banque centrale européenne (BCE) publiées mardi. Il s’agit du taux de croissance le plus élevé depuis 2008. Les prêts aux ménages ont également progressé à un rythme régulier de 4,5%, comme en juillet. Les hausses des taux d’intérêt entamées par la BCE en juillet pour tenter de freiner une inflation record n’ont jusqu’à présent pas découragé les emprunts auprès des banques, lesquelles se sont montrées moins rapides que les marchés financiers à relever leurs taux de prêt.
La croissance des prêts aux entreprises de la zone euro a continué à progresser de 8,7% en août en rythme annuel, après 7,6% en juillet, malgré la hausse des taux d’intérêt, montrent les données monétaires de la Banque centrale européenne (BCE) publiées mardi. Il s’agit du taux de croissance le plus élevé depuis 2008.
La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, s'est exprimée devant la Commission des affaires économiques du Parlement européen dans un contexte de tensions sur les taux après les résultats des élections italiennes.
Les mesures destinées à limiter l’effet des prix de l’énergie illustrent la difficulté de trouver la bonne articulation entre politique monétaire et budgétaire.
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé lundi qu’elle allait moduler ses achats d’obligations d’entreprises, dans le cadre des réinvestissements des montants des titres arrivant à échéance à partir d’octobre, pour favoriser les emprunteurs qui émettent le moins de gaz à effet de serre, en attribuant à chacun d’eux une note calculée d’après leurs performances passées, leurs objectifs et leur transparence.
Vents contraires. Reuters, citant des sources proches de la Banque centrale européenne (BCE), affirme qu’une première discussion technique sur le durcissement quantitatif (QT) pourrait avoir lieu dès le 5 octobre, ce qui ouvrirait la voie à une diminution du bilan de la BCE dès le début de l’année prochaine. Si sa présidente Christine Lagarde (photo) affirme qu’une décision serait prématurée, trois arguments pourraient convaincre la banque centrale. D’une part, il s’agirait d’une étape supplémentaire dans la normalisation de la politique monétaire, qui contribuerait aussi à durcir les conditions de financement – avec toutefois le risque que les banques limitent excessivement leur production de prêts. Et un bilan plus petit pourrait de nouveau être mobilisé pour soutenir la zone euro – dans le cadre de l’outil anti-fragmentation par exemple. Le risque sur les souverains les plus fragiles d’un retrait du soutien sur l’ensemble de la courbe des taux n’est pourtant pas négligeable. Certes, les écarts de taux peuvent progresser. Mais, rappelle Axa IM dans une note, « le niveau absolu des coûts de financement du gouvernement importe davantage pour la trajectoire budgétaire ». Le QT, en relevant le taux plancher auquel les souverains peuvent se financer, rajoutera aux vents contraires en zone euro.
La remontée des taux directeurs de la BCE pourrait inciter les banques à diminuer leur production de crédit aux particuliers tout en continuant à augmenter leurs taux d’intérêt.
Conséquence immédiate, les taux des emprunts souverains remontent. L’écart entre les rendements italien et allemand est au plus haut depuis fin juillet.