La Bundesbank a fortement abaissé vendredi ses prévisions de croissance pour l’économie allemande. La banque centrale table désormais sur une croissance de 1,9% du PIB en 2022, bien au-dessous de sa prévision d’une croissance de 4,2% donnée en décembre. Elle s’attend à ce que la croissance ressorte à 2,4% en 2023, au lieu de 3,2% auparavant. Dans le même temps, elle prévoit désormais une inflation à 7,1% en 2022, bien plus que les 3,6% donnés en décembre, puis encore à 4,5% en 2023, au lieu de 2,2% précédemment, et même 2,6% en 2024. «Le scénario de base des projections repose sur l’hypothèse que la guerre en Ukraine et ses conséquences ne s’intensifieront pas davantage», ajoute l’institution allemande.
La Banque centrale européenne (BCE), qui a annoncé jeudi une normalisation de sa politique monétaire, va procéder à un relèvement progressif mais soutenu des taux d’intérêt jusqu'à ce que les économistes appellent le «taux neutre» - qui permet de stabiliser les prix sans casser la croissance - a déclaré vendredi le gouverneur de la Banque de France, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, François Villeroy de Galhau.
La Bundesbank a fortement abaissé vendredi ses prévisions de croissance pour l’économie allemande et s’attend à une accélération de l’inflation en raison de la flambée des prix alimentaires et de l’énergie, ce qui devrait plomber davantage le pouvoir d’achat et la confiance des consommateurs.
La Banque centrale européenne a confirmé la fin de son programme d’achat d’actifs et annoncé le relèvement de ses taux de 25 points de base en juillet.
Un relèvement des taux supérieur à 0,25 point (25 points de base) en septembre n'est pas exclu. Le taux de l'obligation souveraine à 10 ans italienne bondit de plus de 20 pb à près de 3,7%.
Le marché immobilier de la zone euro, sur lequel les prix sont surévalués à certains endroits, pourrait baisser si les taux augmentent plus vite que l’inflation, au risque de provoquer l’éclatement de bulles financées par l’endettement, a prévenu la Banque centrale européenne (BCE) dans son rapport de stabilité financière publié mercredi. Elle met également en garde contre une baisse continue des prix des actifs si les perspectives économiques se dégradent en raison de la guerre en Ukraine ou si l’inflation se révèle plus forte encore que prévu. La banque centrale, qui se dirige vers une première hausse de taux de 25 points de base (pb) en onze ans en juillet, estime que les prix de l’immobilier résidentiel dans la zone euro sont surévalués de près de 15% en moyenne, avec une surcote de 60% dans certains pays selon ses estimations, fondées sur la corrélation entre prix et revenus. Elle précise que les prix pourraient reculer de 0,83% à 1,17% pour chaque relèvement de 10 pb des taux des crédits immobiliers, après prise en compte de l’inflation.
Le marché immobilier de la zone euro, sur lequel les prix sont surévalués à certains endroits, pourrait baisser si les taux augmentent plus vite que l’inflation, au risque de provoquer l’éclatement de bulles financées par l’endettement, a prévenu la Banque centrale européenne (BCE) dans son rapport de stabilité financière publié mercredi.
Le président de la banque centrale des Pays-Bas a déclaré mardi que la Banque centrale européenne ne devrait pas hésiter à relever ses taux d’un demi-point si de nouvelles données suggéraient que l’inflation se généralisait ou accélérait encore. S’exprimant à la télévision néerlandaise, Klaas Knot a indiqué qu’il privilégiait un relèvement des taux de 25 points de base en juillet. «Le premier relèvement des taux d’intérêt est désormais anticipé pour la réunion de politique monétaire du 21 juillet et cela me semble réaliste», a-t-il déclaré. Si l’inflation devait s’aggraver, «une prochaine étape logique serait une hausse d’un demi-point de pourcentage», a estimé le dirigeant.
Le président de la banque centrale des Pays-Bas, Klaas Knot, a déclaré que la Banque centrale européenne ne devrait pas hésiter à relever ses taux d’un demi-point si de nouvelles données suggéraient que l’inflation se généralisait ou accélérait encore.
Les banques centrales doivent relever leur taux pour endiguer une inflation dont les causes leur échappent sans casser la croissance ni la capacité des Etats à investir pour le long terme.
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a déclaré mercredi que la première hausse des taux en zone euro pourrait intervenir «quelques semaines seulement» après la fin des achats net d’actifs, renforçant ainsi l’hypothèse d’un resserrement de la politique monétaire en juillet.
Cela arrive même aux meilleurs. « Les projections récentes de la BCE ont largement sous-estimé la poussée de l’inflation », s’est excusée l’institution dans une lettre qui détaille les raisons « exceptionnelles » de ces erreurs – et qui persifle que « la précision de ces projections (…) est similaire à celle de la Fed et de la Banque d’Angleterre ». Que la banque centrale se rassure : le professeur d’histoire Stephen Mihm explique qu’aucun modèle de prévision de l’inflation ne fonctionne vraiment. Les plus sophistiqués ont un pouvoir prédictif similaire aux plus simples. « Un retour à la lecture d’entrailles d’animaux fonctionnerait aussi bien », résume l’historien. Pas de quoi, pourtant, freiner la BCE, qui vient d’annoncer que le pic d’inflation « [était] très proche et que le rythme baisserait les six prochains mois ». Quand on aime…
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a demandé aux responsables de l’institution d’éviter d’exprimer des opinions personnelles divergentes sur les décisions de politique monétaire pendant les quatre jours qui suivent celles-ci, indiquait vendredi Reuters à partir de plusieurs sources. Elle a dû faire face, ces derniers mois, à des prises de position dissonantes de gouverneurs les plus «faucons» du Conseil, qui jugent la stratégie de la BCE trop accommodante face au niveau record de l’inflation, et ont fait «fuiter» la teneur des débats internes. Aux Etats-Unis, seul le président de la Réserve fédérale est autorisé à s’exprimer publiquement pendant un jour et demi après l’annonce des décisions de politique monétaire, afin que les marchés puissent intégrer celles-ci.
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a demandé aux responsables de l’institution d’éviter d’exprimer des opinions personnelles divergentes sur les décisions de politique monétaire pendant les quatre jours qui suivent celles-ci, indique Reuters à partir de plusieurs sources.
Au lendemain du débat télévisé entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, la Bourse de Paris grimpe, l'euro monte et l'écart entre les taux des bons du trésor allemand et français a diminué.
Certains estiment que la banque centrale risque de prendre du retard dans le resserrement de sa politique monétaire, ce qui la contraindrait à agir plus énergiquement plus tard.