La Banque centrale européenne (BCE) a mis en garde mardi contre une possible détérioration de la qualité des actifs des banques lors de la présentation de ses priorités en matière de supervision bancaire pour les années 2022 à 2024. Tout en reconnaissant que l’amélioration de la conjoncture économique en 2021 avait permis de réduire certains risques pesant sur le secteur bancaire, la BCE a souligné que les perspectives demeuraient «incertaines et soumises à l'évolution de la pandémie ainsi qu’aux goulets d'étranglement plus récents au niveau de l’offre». Dans un billet de blog, Andrea Enria, le président du conseil de surveillance prudentielle de la BCE, s’est notamment inquiété des reprises de provisions pour créances douteuses réalisées ou prévues par les banques.
La Banque centrale européenne (BCE) a mis en garde mardi contre une possible détérioration de la qualité des actifs des banques lors de la présentation de ses priorités en matière de supervision bancaire pour les années 2022 à 2024.
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait dévoiler en décembre une politique monétaire sur un horizon relativement court, compte tenu de l’incertitude récemment accrue sur le plan sanitaire, mais elle ne devrait pas retarder sa décision car les marchés ont besoin d’une direction, a expliqué vendredi la présidente de l’institution lors d’une conférence Reuters Next.
Isabel Schnabel, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré mardi à Bloomberg qu’il existait une menace d’inflation croissante, tout en minimisant le danger que la résurgence des infections au coronavirus puisse entraver la reprise de la zone euro malgré son «effet modérateur» sur certains services. «Il est plausible de supposer que l’inflation va descendre au-dessous de notre objectif de 2% à moyen terme. Cependant, les risques d’inflation sont en train e de s’inverser à la hausse, a déclaré Isabel Schnabel. L’incertitude a augmenté en ce qui concerne le rythme et l’ampleur du déclin, et nous devons prendre en compte cette incertitude accrue», a-t-elle ajoutée.
La Banque centrale européenne (BCE) a laissé jeudi sa politique monétaire ultra-accommodante inchangée, justifiant cette position par le caractère transitoire de l’inflation actuelle. Lors d’une conférence de presse tenue à l’issue de la réunion du conseil des gouverneurs de la BCE, sa présidente Christine Lagarde a estimé que la récente poussée d’inflation constatée en zone euro durerait plus longtemps qu’initialement prévu mais finirait par s’atténuer dans le courant de l’année 2022.