Pour sa première interview depuis sa prise de fonction à la tête de la Bundesbank, Joachim Nagel donne le ton. Dans un entretien à Die Zeit, le président de la banque centrale allemande a évoqué une hausse de taux en 2022 et appelé en parallèle l’Europe à resserrer sa politique budgétaire après deux ans de soutien exceptionnel en raison de la pandémie. En Allemagne, l’inflation devrait rester «nettement supérieure» à 4% cette année, a précisé le banquier central. Pour le responsable, la Banque centrale européenne pourra donc décider, lors de sa prochaine réunion le 10 mars, de resserrer sa politique si la situation reste en l’état. «La première étape est d’arrêter les achats d’actifs courant 2022», estime celui qui a succédé en décembre dernier à Jens Weidmann. «Puis les taux d’intérêt pourraient remonter cette année», ajoute-t-il. «Si nous attendons trop longtemps, nous devrons agir de manière plus agressive, ce qui pourrait entraîner des plus fortes fluctuations sur les marchés», a justifié Joachim Nagel.
Pour sa première interview depuis sa prise de fonction à la tête de la Bundesbank, Joachim Nagel donne le ton. Dans un entretien à Die Zeit, le président de la banque centrale allemande a évoqué une hausse de taux en 2022 et appelé en parallèle l’Europe à resserrer sa politique budgétaire après deux ans de soutien exceptionnel en raison de la pandémie.
Les rendements des emprunts d’Etat en zone euro se sont fortement tendus jeudi, après que la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a reconnu que l’inflation devrait rester élevée plus longtemps que prévu. Les marchés d’actions européens accentuent également leur recul.
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé jeudi qu’elle laissait ses taux d’intérêt inchangés et a confirmé que les achats net d’actifs réalisés dans le cadre de son Programme d’achats d’urgence pandémique (PEPP) prendraient fin en mars.
Alors que les marchés connaissent des difficultés et que le commentaire de la Fed est attendu par toute la planète finance, retour sur la manière dont les politiques monétaires des derniers mois affectent la sphère économique à long terme.
La situation économique dans la zone euro conforte les anticipations de reflux de l’inflation cette année, a répété vendredi la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) lors d’un débat en ligne organisé par le Forum économique mondial. Amenée à faire une comparaison avec les Etats-Unis où les prix à la consommation ont monté de 7% sur un an, Christine Lagarde a souligné l’absence de signes d’augmentation soutenue des salaires et de tensions sur le marché de l’emploi. La dirigeante a expliqué que les prix de l’énergie devraient se stabiliser dans les mois à venir, et que les goulets d’étranglement dans les chaînes d’approvisionnement, un autre moteur de la hausse des prix, pourraient aussi se résorber. L’inflation en zone euro a atteint 5% en rythme annuel en décembre, plus de deux fois l’objectif de la BCE, mais cette dernière prévoit qu’elle reviendra vers 2% d’ici à la fin 2022.
La situation économique dans la zone euro et l’absence de forte hausse des salaires confortent les anticipations de reflux de l’inflation cette année, a répété vendredi la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) lors d’un débat en ligne organisé par le Forum économique mondial. Au risque de se mettre à dos une partie du Conseil des gouverneurs si l’on en croit les minutes de la dernière réunionpubliées le 20 janvier.
La flambée des prix de l’énergie pourrait amener la Banque centrale européenne (BCE) à cesser de simplement «regarder» une inflation élevée et à commencer à agir, surtout si la transition écologique se révèle inflationniste, a déclaré samedi Isabel Schnabel, membre du conseil des gouverneurs de l’institution.
Jusqu’où va se nicher l’euroscepticisme ? Sous les coussins du canapé, à en juger par les calculs de Bloomberg : plus de 10 milliards d’euros en anciennes devises circuleraient encore sur le continent. Pour les francs français (730 millions non échangés) ou les lires italiennes (1,2 milliard), il peut s’agir de souvenirs d’une époque révolue, ou d’oublis irréparables, maintenant qu’il n’est plus possible de changer ces devises en euros. Mais la majorité de cette manne vient d’Allemagne, où la Bundesbank continuera à échanger des deutschemarks pour une période indéfinie : plus de 6 milliards d’euros de billets à l’effigie de Gauss, Clara Schumann ou des frères Grimm circulent encore. Alors que la Banque centrale européenne planche sur de nouveaux billets visant, d’ici à 2024, à réaffirmer l’unité et la cohésion des Européens, peut-être faudrait-il d’abord les convaincre d’adopter définitivement la monnaie unique.
La croissance des prêts aux entreprises s’est accélérée en zone euro en novembre, pour le troisième mois consécutif, à 2,9% en rythme annuel après 2,5% en octobre, d’après les données publiées mercredi par la Banque centrale européenne (BCE). Le taux de croissance annuel de la masse monétaire M3, qui reflète principalement les achats d’obligations de la BCE, s’est quant à lui établi à 7,3% le mois dernier, un chiffre inférieur au consensus Reuters de 7,6%. De leur côté, les prêts aux ménages sont ressortis en hausse de 4,2% en novembre par rapport à la même période de 2020, après +4,1% en octobre.
La Banque centrale européenne (BCE) n’a fait aucune annonce sur une éventuelle nouvelle série d’opérations de refinancement ciblé à long terme (TLTRO), alors que la dernière tranche de la troisième série s’est terminée jeudi matin, avec 52 milliards d’euros levés pour trois ans par 159 banques. Mais elle a annoncé qu’elle s’attend à ce que les conditions d’emprunt spéciales (-1%) applicables aux opérations TLTRO 3 prennent fin en juin 2022… «Comme annoncé», alors que le vice-président Luis de Guindos avait indiqué que ce ne serait pas un sujet pour ce Conseil. «La BCE tente de rassurer sur le fait qu’elle surveillera les conditions de financement bancaire avec l’arrivée à échéance des grandes opérations de TLTRO (1.300 milliards en juin par exemple) ainsi que le cadre de son ‘tiering’ (mécanisme de rémunération des réserves bancaires à deux niveaux) afin d'éviter tout resserrement injustifié des conditions de liquidité», a commenté Frederik Ducrozet chez Pictet WM.