Si les chances de voir la banque centrale bouger ses taux sont proches de zéro, le discours de l'institution sera suivi de près. Sur le front des entreprises, les résultats de LVMH, Tesla, ASML ou encore Netflix sont attendus.
Pour les économistes, l'institution de Francfort souhaite poursuivre son action afin de calmer des anticipations qui risqueraient d’assouplir trop les conditions financières.
Malgré une volatilité élevée, les fonds monétaires ont pu proposer en 2023 de bons rendements. La normalisation des financements des entreprises et des banques, qui ont augmenté leurs recours aux créances commerciales et aux mises en pension (repo), ne devrait pas changer la donne en 2024.
Les paroles de la présidente de la BCE, qui s’exprimera à trois reprises en Suisse, seront scrutées. Morgan Stanley et Goldman Sachs publieront aussi leurs comptes annuels.
L’année qui débute devrait surtout être celle du pivot effectif pour les banques centrales américaines et européennes. Si tout se passe comme prévu, ce qui n’a pas été le cas en 2023.
Sept gérants prévisionnistes sur vingt-six du Panel Taux de L'Agefi voient la Fed baisser ses taux dès mars. Et un seul pour la Banque centrale européenne.
Les taux ont fini par baisser sensiblement depuis novembre, après une forte hausse entre juillet et octobre. Une année 2023 en trois temps deux mouvements.
Des chercheurs ont complété les études américaines sur les incidences de l'IA dans le monde du travail par une observation sur l’Europe. Ils concluent à des effets plutôt positifs pour les emplois concernés - hautement qualifiés - et les jeunes salariés.
L’Agefi fait la synthèse des perspectives proposées par les principales banques d’investissement et sociétés de gestion. La croissance américaine n’a jamais fait autant débat. De même pour les éventuelles baisses de taux qui en découlent.
Les Etats européens devraient emprunter sur les marchés près de 1.270 milliards l'an prochain. En comptabilisant les opérations liées à la réduction du bilan de la BCE, le montant des émissions nettes devrait être battu.
Le soufflet monétaire va devoir se dégonfler. Contrairement à son homologue européenne, la banque centrale américaine sera attentive à ne pas trop diminuer les réserves bancaires. Retour sur les différentes contraintes du Quantitative Tightening.
Face aux baisses des taux longs, le Conseil des gouverneurs a décidé d’accélérer la réduction du bilan en juin 2024. Le marché a pris le message comme il l’a voulu, pas convaincu.
La banque centrale européenne a laissé inchangés ses taux directeurs mais elle diminuera les réinvestissements réalisés dans le cadre de son Programme d'achats d'urgence pandémique (PEPP) à partir de mi-2024.
La banque centrale européenne se réunit le 14 décembre. Les marchés anticipent une première baisse de taux dès mars, et avant la Fed. Les économistes tablent plutôt sur juin.