Fossé. Après six mois d’échanges « constructifs » organisés par le Forum Fintech ACPR-AMF avec des banques et des prestataires de services sur actifs numériques (PSAN), force est de constater que les établissements de crédit ont toujours plus peur des sanctions en cas de blanchiment ou de financement du terrorisme que de la perte d’opportunité en passant à côté d’un nouveau marché. Ce groupe de travail avait pour objectif de trouver des solutions afin que les PSAN puissent ouvrir un compte bancaire en France en fournissant les informations suffisantes pour tranquilliser les banques, et que leurs clients puissent acheter et vendre librement des cryptoactifs. Malgré les clarifications qui devraient faciliter les relations entre les deux camps, la Fédération bancaire française a préféré se désolidariser des conclusions du rapport publié le 25 mars. Selon l’Adan, qui représente les PSAN, 64 % d’entre eux envisagent de délocaliser leurs activités.
Lancés en urgence en mars 2020 pour soutenir la trésorerie des entreprises face à la crise sanitaire, les prêts garantis par l’Etat (PGE) ont au dernier pointage bénéficié à 669.883 entreprises, pour un montant de plus de 135,9 milliards d’euros. Plus de 55% d’entre elles ont opté pour une année supplémentaire avant de commencer à rembourser leur principal, a fait savoir mardi la Fédération bancaire française (FBF). Selon les informations reçues par les banques au 26 mars, environ 12% vont rembourser leur PGE dès 2021, 5% l’amortiront entre 2022 et 2023, 9% le feront entre 2024 et 2025, et 74% devraient choisir la durée la plus longue possible (fin du prêt en 2026).
Lancés en urgence en mars 2020 pour soutenir la trésorerie des entreprises face à la crise sanitaire, les prêts garantis par l’Etat (PGE) ont au dernier pointage bénéficié à 669.883 entreprises, pour un montant de plus de 135,9 milliards d’euros. Plus 55% d’entre elles ont opté pour une année supplémentaire avant de commencer à rembourser leur principal, a fait savoir mardi la Fédération bancaire française (FBF).
Sodexo, groupe de restauration collective et de titres de services prépayés, vient de nouer un partenariat mondial avec la société de livraison de repas Uber Eats. L’accord débutera en France, avant d’être étendu à d’autres pays européens et en Amérique latine ces prochains mois. En France, les détenteurs de la carte Sodexo Pass Restaurant pourront ainsi se faire livrer des plats, 7 jours/7 sans minimum de commande et jusqu’à 38 euros par jour, dans les plus de 240 agglomérations françaises où Uber Eats est présent. Sodexo et Uber Eats ont 22.000 restaurants et commerçants partenaires en France.
Sodexo, groupe de restauration collective et de titres de services prépayés, vient de nouer un partenariat mondial avec la société de livraison de repas Uber Eats. L’accord débutera en France, avant d’être étendu à d’autres pays européens et en Amérique latine dans les prochains mois. En France, les détenteurs de la carte Sodexo Pass Restaurant pourront ainsi se faire livrer des plats, 7 jours/7 sans minimum de commande et jusqu’à 38 euros par jour, dans les plus de 240 agglomérations françaises où Uber Eats est présent. Sodexo et Uber Eats ont 22.000 restaurants et commerçants partenaires en France.
Credit Suisse a annoncé ce mardi matin qu’il comptabiliserait une charge de 4,4 milliards de francs suisses (3,97 milliards d’euros) au premier trimestre, qui donnera lieu à une perte avant impôts, liée à la chute du hedge fund américain Archegos Capital Management. Le montant de la perte avant impôt est estimé à environ 900 millions de francs.
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Amélioration. Moody’s a relevé la perspective du secteur bancaire français de négative à stable. « [Cela] reflète la bonne résistance des banques françaises face à un environnement économique qui, en dépit de son amélioration attendue en 2021, demeurera difficile », relève Yasuko Nakamura, analyste chez Moody’s. L’agence de notation anticipe une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 4,8 %, en France, après une contraction de 8,2 % en 2020, et ne prévoit pas de retour aux niveaux d’avant-crise avant fin 2022. Si ce rebond économique doit permettre d’éviter une nouvelle dégradation de l’environnement opérationnel des banques, « il ne sera pour autant pas suffisant pour permettre une baisse du coût du risque », estime l’analyste. Les mesures de soutien du gouvernement en faveur des entreprises et des ménages devraient toutefois continuer à limiter les défauts de paiement, perçoit également Moody’s. L’agence de notation a relevé la perspective de plusieurs pays européens de négative à stable : la Belgique, le Danemark, l’Italie, les Pays-Bas et l’Espagne.
Le capitaine du bateau coincé dans le canal de Suez a sans doute passé une mauvaise semaine. Qu’il se console : celle des contrôleurs du risque de Credit Suisse a été pire. Ils devraient pourtant être habitués : Luckin Coffe, Wirecard, blanchiment d’argent – et tout cela rien que l’an dernier. Mais Credit Suisse joue de malchance : à peine son nouveau dirigeant avait-il eu le temps de promettre que 2021 serait une année « offensive » que Greensill s’effondrait. Puis Archegos (lire page 15). Qui aurait pu soupçonner ce hedge fund fondé par un homme d’affaires condamné pour fraude, avec lequel Goldman Sachs refusait encore récemment de traiter ? Pas Credit Suisse en tout cas.
Une institution alignée sur les meilleurs standards mondiaux (weltklasse), c’est ainsi que Felix Hufeld (photo) a modestement qualifié la Bafin. L’ex-patron de l’autorité allemande des marchés était entendu par la commission d’enquête du Parlement allemand mise sur pied après la chute de Wirecard, une affaire où le dirigeant a reconnu qu’il avait manqué de discernement. Mais le nouveau coup fourré qui s’annonce avec Greensill Bank, supervisé par la Bafin et emporté par la chute du groupe du même nom, ne va pas aider à redorer le blason de la finance allemande. Le directeur qui vient d’être nommé, Mark Branson, se serait fait prier pour accepter le poste… Il est vrai aussi qu’il abandonne pour ce faire la direction de la Finma, l’autorité des marchés suisse, où le salaire est plus élevé. Même si l’international se limite pour l’instant au pays voisin, la Bafin devrait, elle, tirer parti de l’expérience de Mark Branson comme ex-banquier chez Credit Suisse et UBS, riches en sujets de supervision…
Deutsche Bank a annoncé lundi une vaste réorganisation de son directoire, qui comprend toutefois le renouvellement du mandat du président Christian Sewing jusqu’en 2026. Fabrizio Campelli, jusqu'à présent directeur de la transformation, deviendra responsable de la banque de financement et d’investissement (BFI) à la place de Christian Sewing, qui occupe ce poste en plus de celui de président du directoire. Rebecca Short remplacera Fabrizio Campelli à la direction de la transformation et rejoindra le directoire de Deutsche Bank. Christian Sewing avait pris les commandes en direct de la BFI en juillet 2019 afin de piloter la restructuration de cette division. Le rôle de directeur des opérations ne sera plus un poste spécifique au sein du directoire et ses fonctions seront réparties entre les autres membres. Le directeur des opérations, Frank Kuhnke, va quitter Deutsche Bank.
Deutsche Bank a annoncé ce lundi une vaste réorganisation de son directoire, qui comprend toutefois le renouvellement du mandat du président Christian Sewing jusqu’en 2026.
Un nouveau leader de la banque domestique espagnole est né. Annoncé fin septembre, le rachat de Bankia par CaixaBank est bouclé. Après avoir reçu l’approbation des actionnaires des deux groupes et le feu vert de l’autorité de la concurrence (CNMC), la nouvelle entité a été inscrite vendredi 26 au registre du commerce espagnol. Les actions de Bankia ont cessé d’être cotées à la Bourse de Madrid dès vendredi après la clôture et les nouvelles actions de CaixaBank rejoindront la cote dès lundi prochain, le 29 mars. Selon Jose Ignacio Goirigolzarri, président de CaixaBank, la marque Bankia va progressivement disparaître des agences. Le nom devait commencer à être retiré des bâtiments les plus iconiques de la banque dès ce week-end. La nouvelle CaixaBank recouvre quelque 20 millions de clients en Espagne et 623,8 milliards d’actifs.