L’assureur Maif va rendre un peu plus de 100 millions d’euros à ses 2,8 millions de sociétaires pour tenir compte de l’effondrement du nombre d’accidents automobiles, dans le contexte de confinement pour lutter contre le coronavirus. Cette enveloppe représente près d’une année de résultats, le groupe ayant dégagé un bénéfice net d’environ 127 millions d’euros en 2018. La majorité des salariés de la Maif sont au chômage partiel mais la société maintient les salaires à 100% sans avoir recours à l’aide d’Etat, pour un coût d’environ 15 millions d’euros.
A quelques exceptions près comme les français Coface et CNP Assurances, les compagnies européennes ont maintenu jusque-là leur politique de distribution des bénéfices.
Axa est la dernière entreprise financière européenne à dire qu’elle va rembourser certaines de ses obligations «CoCo», rassurant ainsi les investisseurs inquiets du fait que cette catégorie de créance puisse être particulièrement vulnérable pour les sociétés qui doivent conserver de l’argent. La crise économique liée à la pandémie de coronavirus a mis en lumière les obligations CoCo, qui sont les dettes les plus risquées que les banques puissent émettre. L’assureur français a indiqué mercredi qu’il rembourserait les 1,3 milliard d’euros d’obligations subordonnées émises le 16 avril 2010, tout comme l’ont déjà fait les banques ING et Swedbank ces dernières semaines.
Florence Lustman, présidente de la Fédération française de l’assurance (FFA), a défendu le rôle de l’industrie dans une tribune publiée ce jeudi sur le site de l’organisation. Alors que les banques ont été appelées à jouer les pompiers du crédit pour soutenir une économie à l’arrêt, les assureurs ont été critiqués pour leur inertie, notamment par Bruno Le Maire, le ministre de l'économie.
L’assureur niortais Maif va rendre un peu plus de 100 millions d’euros à ses sociétaires pour tenir compte de l’effondrement du nombre d’accidents automobiles, dans le contexte de confinement pour lutter contre le coronavirus. Cette enveloppe représente près d’une année de résultats, le groupe ayant dégagé un bénéfice net d’environ 127 millions d’euros en 2018.
SPVie Assurances a réalisé mercredi sa première acquisition, avec le courtier indépendant Assurances de l’Adour, un spécialiste de la vente à distance en santé individuelle. L’opération a été rendue possible en puisant dans l’enveloppe de 70 millions d’euros remise par le fonds et par des facilitées structurées provenant de Tikehau Capital. Elle permet à SPVie Assurances d’acquérir un concurrent basé à Biarritz employant plus de 150 collaborateurs, dont le chiffre d’affaires s’élève à une dizaine de millions d’euros. De son côté, SPVie Assurances a enregistré des revenus de plus de 40 millions d’euros l’année dernière.
Le gouvernement allemand a conclu un accord avec les assureurs crédit nationaux, afin d’aider ce secteur à poursuivre son activité de garantie des risques, indique Reuters mercredi. Ce plan prévoit que l’Etat fédéral apporte des garanties à hauteur de 30 milliards d’euros au secteur de l’assurance crédit, selon Reuters. En contrepartie, les assureurs crédit - qui couvrent les entreprises contre le risque de défaut de leurs clients - devraient renoncer à près des deux tiers de leurs primes, selon ces mêmes sources. Ce plan devra être soumis à l’approbation de la Commission européenne.
L’assureur Axa a indiqué mercredi qu’il procédera au rachat par anticipation d’une dette subordonnée de 1,3 milliard d’euros. La date de rachat (call) est fixée au 16 avril, et le groupe devait informer le marché de ses intentions avec 15 jours de préavis. Emis en 2010 et de maturité 2040, les titres portent un coupon fixe de 5,25% qui devenait variable après le 16 avril. «L’annonce d’Axa de ce jour est rassurante, car elle confirme que la liquidité du groupe n’a pas diminué», apprécient les analystes de Jefferies.
L’assureur Axa a indiqué mercredi qu’il procédera au rachat par anticipation d’une dette subordonnée de 1,3 milliard d’euros. La date de rachat (call) est fixée au 16 avril, et le groupe devait informer le marché de ses intentions avec 15 jours de préavis. Emis en 2010 et de maturité 2040, les titres portent un coupon fixe de 5,25% qui devenait variable après le 16 avril.
Le gouvernement allemand a conclu un accord avec les assureurs crédit nationaux, afin d’aider ce secteur à poursuivre son activité de garantie des risques, indique Reuters mercredi, qui cite des sources au fait des discussions. L'économie mondiale subit de plein fouet le choc de la pandémie de coronavirus.
Dix jours après avoir finalisé l’entrée au capital d’Essling Expansion (le fonds small cap d’Essling Capital), SPVie Assurances lève le voile sur sa première acquisition. Celle-ci porte sur le courtier indépendant Assurances de l’Adour, un spécialiste de la vente à distance en santé individuelle. L’opération a été rendue possible en puisant dans l’enveloppe de 70 millions d’euros remise par le fonds et par des facilitées structurées provenant de Tikehau Capital. Elle permet à SPVie Assurances de mettre la main sur un concurrent basé à Biarritz employant plus de 150 collaborateurs, dont le chiffre d’affaires s’élève à une dizaine de millions d’euros.
L’agence de notation Moody’s a confirmé vendredi la note de solidité financière de Coface mais avec une perspective négative. Elle estime que la progression de l’épidémie de coronavirus et les mesures prises par les gouvernements pour ralentir sa propagation représentaient un scénario de stress sévère pour les assureurs-crédit. Coface précise de son côté qu’il «a très tôt dans la crise significativement réduit le risque de son portefeuille d’investissement, à ce jour constitué de 22% de liquidité contre 7% environ à fin 2019». A fin 2019, le groupe français bénéficiait d’un ratio de solvabilité de 190%, supérieur à sa zone cible de 155%-175%.
L’agence de notation Moody’s a confirmé ce vendredi la note de solidité financière de Coface mais l’a assortie d’une perspective négative. Elle estime que la progression de l’épidémie de coronavirus et les mesures prises par les gouvernements pour ralentir sa propagation représentaient un scénario de stress sévère pour les assureurs-crédit.
CNP Assurances a clôturé ce mercredi en hausse de 23,22% à 10,19 euros. En séance, il affichait la plus forte hausse du SBF 120. L’action du groupe d’assurances accélère son rebond des dernières séances, portant sa progression à 88% depuis le point bas historique de 5,41 euros touché le 18 mars, alors qu’il évoluait à plus de 17 euros un mois plus tôt. «Le titre avait beaucoup trop baissé. En termes de valorisation, cela devenait difficile à justifier d’un point de vue fondamental», commente un analyste basé à Paris. CNP Assurances avait tenu mercredi dernier à rassurer les investisseurs sur sa situation, et avait maintenu sa proposition de dividende de 0,94 euro par action au titre de 2019.