Dans le cadre du questionnaire des Couronnes Instit Invest 2017, Philippe Goubeault, directeur financier de l'Agirc-Arrco nous explique la politique de l'institution en matière de gestion des risques, notamment appuyée par une diversification internationale du portefeuille actions. Il évoque par ailleurs son action en financement de l'économie locale, appuyée par la création d'un fonds de dette de 200 millions d'euros.
L’économie mondiale connait son rythme de croissance le plus élevé depuis plusieurs années en ce printemps 2017, au point que certains estiment qu’elle s’est enfin libérée du lourd héritage de la crise financière de 2008. En dépit de politiques budgétaires médiocres, des politiques monétaires avisées ont permis finalement à l’économie mondiale de se remettre des chocs successifs infligés par la crise financière de 2007-2009, la crise systémique européenne de 2009-2013, puis par la chute du pétrole et des matières premières en 2014-2015. L’investissement public et privé, qui a stagné ces dernières années, est sur le point de se redéployer à la faveur d’un système bancaire assaini, désormais en meilleure posture pour prendre des risques, d’autant plus que se profile un nouveau cycle d’innovation dans l’intelligence artificielle.
Laurent Martin, trésorier de l'Union des caisses de France CI-BTP, revient sur l'année 1994, qu'il met en parallèle avec la période actuelle. L'année 1994 était en effet marquée par des taux demeurant très bas depuis très longtemps, une croissance solide avec des risques d'inflation révisés à la hausse, ainsi qu'un sentiment d'absence de risque majeur.
Jean-Rémy Roulet, directeur de la Caisse paritaire de prévoyance de l’industrie et de la construction à Genève, détaille la gestion de son portefeuille et notamment ses investissements récents dans l’immobilier. En tant que président de l'Association suisse des institutions de prévoyance (ASIP), il nous explique les contraintes imposées par la loi fédérale.
Au cours des dernières années, la patience et la détermination des investisseurs « value » ont été mises à très rude épreuve en raison de la sous-performance du style « value ». Compte tenu d’un contexte d’aversion pour le risque accrue et de l’incertitude entourant l’économie mondiale, les investisseurs ont privilégié les valeurs de croissance, considérées comme sûres en raison de leurs bénéfices stables et/ou de leur potentiel d’expansion. Ritu Vohora, directrice des investissements actions chez M&G Investments estime que les actions « value » demeureront cette année attractives, mais met en garde les investisseurs contre les valeurs pièges.
L’avènement du populiste Trump avait suscité un engouement soudain sur les marchés financiers mais aussi beaucoup d’inquiétude dans le reste du monde. Les Etats-Unis allaient-ils tourner le dos à leur système d’alliances et au libre-échange, les deux piliers qui ont structuré le monde et assuré sa sécurité et sa prospérité depuis des décennies ? En réalité, au fur et à mesure que l’administration américaine se peuple de personnes compétentes (et elle a réussi à attirer des profils brillants), les conceptions caricaturales et parfois erronées du Président Trump laissent place à une approche plus rationnelle, tout en intégrant les exigences accrues de la Maison Blanche vis-à-vis des autres nations. Cette normalisation est bienvenue car elle stabilise le cadre dans lequel évoluent les marchés financiers.
Dans le cadre du questionnaire des Couronnes Instit Invest 2016, Philippe Dutertre, directeur adjoint des investissements chez AG2R La Mondiale, évoque la politique de l'institution dans l'économie réelle. Si ces investissements présentent un caractère ISR passant par le financement les entreprises contribuant au développement durable, ils sont aussi destinés à favoriser l'emploi durable en France.
Alors que la dette privée est toujours attractive, son profil de rentabilité/risque a considérablement évolué depuis 2012. A travers son étude "Dette privée: qu’est-ce qui a changé ?", bfinance révèle les principaux développements, enjeux et points clés à surveiller sur cette classe d’actifs à partir des recherches et sélections de gérants conduites.
Pour son édition 2017 de l’Observatoire de la dette des collectivités locales, Finance Active analyse l’endettement des collectivités et des stratégies de dette mises en œuvre tout au long de 2015. Construit grâce à l’exploitation des bases de données Finance Active et commenté par l’équipe chargée des études économiques et financières, l’Observatoire Finance Active décrypte les évolutions récentes et les tendances de moyen terme.
Après la crise financière de 2008, le secteur européen de la gestion d’actifs a connu un fort développement des solutions dites « multi-asset ». L’année 2016 a encore été une année exceptionnelle en termes de souscriptions nettes pour ces stratégies. Jean-Marc Pont, Investment Specialist chez Generali Investments et Cédric Baron, Head of Multi-Strategies expliquent en quoi ces stratégies multi-asset sont devenues pertinentes et recherchées dans la plupart des pays européens, et pourquoi cette tendance de fond devrait durer.
Thierry Lardenois, président de la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF), s'oppose au projet de décret sur la gestion financière des caisses de retraite complémentaire, tout comme la CNAVPL. Il demande un report du décret pour pouvoir envisager une concertation et la prise en compte des spécificités de chaque caisse.
Selon les statistiques annuelles de Willis Towers Watson, la demande de produits plus sophistiqués alimente l’intérêt des investisseurs institutionnels pour les stratégies de diversification et de recherche de performance.
Pascal Christory, directeur des investissements d’Axa France, nous explique quel impact ont les très bas niveaux des taux d’intérêt sur sa gestion, mais aussi les perspectives d’une remontée et les conséquences de l’élection de Donald Trump. Il a participé le 8 décembre dernier au panel de la Journée nationale des investisseurs (JNI) intitulé : « Les taux négatifs remettent-ils en question les apports de la théorie économique et financière ? Comment optimiser la gestion des placements à revenus fixes ? »
L’embellie conjoncturelle se poursuit. Les sources du raffermissement du cycle mondial se diversifient et deviennent plus solides. Après la Chine qui a ressuscité le cycle des matières premières, le retour d’un optimisme élevé chez le consommateur américain donne un coup de pouce supplémentaire à la croissance mondiale, ce qui permet à toutes les autres zones d’exporter davantage. Il ne faut pas non plus négliger le rôle des politiques monétaires ultra accommodantes, qui retrouvent de l’efficacité avec des taux réels (taux nominaux moins inflation) qui ont tendance à décroître maintenant que l’inflation remonte. Le niveau d’activité est au plus haut depuis 3 ans en Chine, au plus haut depuis 6 ans en Zone Euro, tandis qu’aux USA, certains paramètres de la confiance sont au plus haut depuis les années Reagan.
Dans le cadre du questionnaire des Couronnes Instit Invest 2016, le Groupe Humanis a dévoilé ses objectifs en matière de financement de l'économie et des actifs réels, des infrastructures au private equity, en passant par les Euro-PP et l'immobilier. La dimension stratégique des investissements en private equity, au delà de leur apport financier, permet notamment à Humanis d'effectuer des veilles sur des secteurs connexes à celui de la protection sociale.
Les actifs des régimes à cotisations définies augmentent deux fois plus vite que ceux des régimes à prestations définies depuis 2006, d'après une étude menée par Willis Towers Watson.
Philippe Taillardat, qui codirige l'équipe gestion des investissements en infrastructures Europe de First State Investments, nous explique ce que l’investissement en infrastructures apporte en termes de rendements. Ce type d’actifs propose en outre une duration plus longue que la plupart des autres, - 10 ans voire davantage -, et une indexation à l’inflation attrayante dans l’environnement actuel. Philippe Taillardat a répondu à nos questions en amont du panel de la Journée nationale des investisseurs auquel il a participé le 8 décembre dernier, intitulé : « La concentration des portefeuilles institutionnels sur les actifs les plus liquides : peut-on parler d'exception française ? ».
En amont de sa participation au panel de la JNI 2016 intitulé “Les taux négatifs remettent-ils en question les apports de la théorie économique et financière ? Comment optimiser la gestion des placements à revenus fixes ?", qui a eu lieu le 8 décembre dernier, Michael Hyman, CIO Global Investment Grade et Emerging Markets pour Invesco Fixed Income, analyse le marché obligataire et ses perspectives.
En poste depuis le 20 janvier, le président Trump s’attaque à la relance de l’économie américaine. Et d’autres initiatives de relance budgétaire émergent à travers le monde, avec de larges plans d’investissement public annoncés en Grande-Bretagne, en Chine, ou encore en Allemagne. Et on pourrait même s’attendre à ce que d’autres gouvernements de la zone euro adoptent une démarche similaire, alors que la BCE commence à réduire ses aides.