DBRS a abaissé la note de solvabilité de l’Italie, de «A» à «BBB», a annoncé vendredi l’agence d'évaluation financière dans un communiqué. Cette note est assortie d’une perspective stable. DBRS était la seule agence à noter encore «A» la dette à long terme du pays, notée «BBB-» par Standard & Poor’s, «BBB+» par Moody’s et «Baa2» par Fitch. L’abaissement de la note de solvabilité de l’Italie «résulte d’une combinaison de facteurs tels que l’incertitude quant à la capacité politique à poursuivre l’effort de réformes structurelles, et la faiblesse persistante du secteur bancaire, tout cela dans un contexte de croissance fragile», a expliqué DBRS dans son communiqué. Cette dégradation entraînera une décote plus importante des obligations italiennes utilisées comme collatéraux dans le cadre des opérations de refinancement auprès de la BCE. Les stratégistes taux de Société Générale estiment toutefois qu’une plus forte décote des emprunts d’Etat italiens, aussi malvenue soit-elle, serait gérable.
Fitch a confirmé vendredi soir la note souveraine AA du Royaume-Uni, accompagnée d’une perspective négative en raison des incertitudes entourant les conditions de la sortie annoncée du pays de l’Union européenne. L’agence précise s’attendre à ce que Londres invoque d’ici la fin mars l’article 50 du Traité de Lisbonne. Elle a également confirmé la note AA de la Banque d’Angleterre, alignée sur celle du pays et elle aussi assortie d’une perspective négative.
L’agence de notation a annoncé hier qu’elle relevait d’un cran la note accordée à la dette à long terme du groupe automobile français, estimant que ses résultats financiers «solides» l’an dernier seraient «durables». Cette hausse de la note, de BB à BB+, s’accompagne d’une perspective d'évolution «stable», a précisé l’agence en soulignant que l’entreprise reste «dépendante de l’Europe et d’une taille mondiale modeste». La dette de PSA reste en catégorie spéculative dans l'échelle de notation de Fitch, mais n’est plus qu’un cran en dessous de la catégorie «investissements».
L’agence de notation a annoncé mardi qu’elle relevait d’un cran la note accordée à la dette à long terme du groupe automobile français, estimant que ses résultats financiers «solides» l’an dernier seraient «durables». Cette hausse de la note, de BB à BB+, s’accompagne d’une perspective d'évolution «stable», a précisé l’agence dans un communiqué, en soulignant que l’entreprise reste «dépendante de l’Europe et d’une taille mondiale modeste». La dette de PSA reste ainsi en catégorie spéculative dans l'échelle de notation de Fitch, mais n’est plus qu’un cran en-dessous de la catégorie «investissements».
Moody’s a relevé vendredi soir d’un cran la note souveraine de la Hongrie, à Baa3 contre Ba1, avec une perspective stable. Ce relèvement en catégorie d’investissement s’appuie sur l’anticipation d’une amélioration progressive des ratios d’endettement du pays et d’une réduction des vulnérabilités extérieures. Après l’avoir longtemps maintenue en catégorie spéculative, Fitch et Standard & Poor’s avaient déjà réintégré la Hongrie en catégorie d’investissement cette année, saluant les efforts d’assainissement des finances publiques et de soutien à l'économie entrepris par son gouvernement.
L’agence a révisé vendredi soir de négative à stable sa perspective sur la note «BBB-» de la dette souveraine russe. Selon Fitch, cette décision résulte notamment de la «politique crédible et cohérente» mise en place par Moscou pour faire face au recul des prix du pétrole. Les réserves de changes de la Russie ont augmenté de 8% sur les neuf premiers mois de 2016 et pourraient encore s’accroître, ajoute l’agence qui prévoit néanmoins pour le pays une croissance «faible» de 1,3% en 2017 et 2% en 2018, après une contraction attendue de 0,5% cette année.
Le géant de l’aluminium Rusal a annoncé vendredi que Moody’s lui avait attribué la note Ba3 pour sa dette à long terme, assortie d’une perspective stable. Cette note, située en catégorie spéculative, reflète notamment «son leadership sur le marché [...], le profil diversifié de ses actifs et de ses ventes, son autonomie d’approvisionnement [et] la faiblesse de ses coûts d’exploitation». L’agence relève aussi la politique financière relativement prudente du groupe, son cash-flow libre positif et une liquidité financière suffisante.
Le géant de l’aluminium Rusal a annoncé vendredi que Moody’s lui avait attribué la note Ba3 pour sa dette à long terme, assortie d’une perspective stable. Le groupe précise que cette note inaugurale, située en catégorie spéculative, reflète «sa position de leader sur le marché domestique et mondial, le profil diversifié de ses actifs et de ses ventes, son autonomie d’approvisionnement, la faiblesse de ses coûts d’exploitation et le niveau élevé de sa valeur ajoutée par rapport à sa production». L’agence relève aussi la politique financière relativement prudente du groupe, son cash-flow libre positif et une liquidité financière adéquate.
Euler Hermes a annoncé ce matin un partenariat avec Moody’s pour développer des services de notation spécifiquement adaptés aux besoins des PME et des sociétés midcaps. Les services de notation seront lancés en 2017 et s’adresseront dans un premier temps aux entreprises allemandes avant d’être déployés dans d’autres pays européens. Dans le cadre de ce partenariat, Moody’s va acquérir une participation de 4,99% dans le capital d’Euler Hermes Rating, la société allemande qui développera les services.
Moody’s a relevé vendredi la note de solidité financière de Scor de «A1» à «Aa3» et la note de ses dettes subordonnées de A3» à «A2», avec une perspective attribuée à cette note. Cette décision reflète le renforcement de la position concurrentielle du réassureur, la diversification de ses activités et une exposition moindre que celle de ses concurrents aux branches de réassurance les plus soumises aux pressions tarifaires baissières. L’agence mentionne aussi la grande stabilité des résultats du groupe et un niveau de capitalisation élevé et stable.
Le gouvernement turc a critiqué samedi la décision de Moody’s d’abaisser la note souveraine du pays en catégorie spéculative en raison des inquiétudes pour l’Etat de droit et des risques de ralentissement de l'économie. L’agence a ramené vendredi soir la note de la dette à long terme turque à Ba1 contre Baa3, en précisant que la perspective de cette note était stable, ce qui écarte la possibilité d’une nouvelle modification à brève échéance. Une partie des fonds d’investissement excluent d’investir dans des pays qui ne sont pas notés en catégorie d’investissement par au moins deux des grandes agences de notation. Fitch est désormais la seule à maintenir la note turque en catégorie «investment grade» et elle doit procéder à une nouvelle évaluation d’ici à début 2017. Or le pays dépend fortement des investisseurs étrangers pour financer son déficit courant, l’un des plus importants du G20.
L’agence de notation a indiqué hier qu’elle maintenait sa perspective stable sur le système bancaire néerlandais, en considérant que les établissements du pays continueront à bénéficier de la reprise de l’économie domestique sur les 18 prochains mois. Après une croissance réelle de 2% l’an dernier, l’activité aux Pays-Bas devrait progresser de respectivement 1,8% et 2% en 2016 et 2017, selon Moody’s, soit légèrement plus que la croissance attendue dans l’ensemble de la zone euro.
L’agence de notation américaine a fait savoir hier qu’elle avait relevé de «stable» à «positive» sa perspective sur le système bancaire chypriote, en expliquant que la reprise économique que connaît le pays contribuera à restaurer la rentabilité des banques et à améliorer la qualité jusqu’ici faible de leurs actifs. Ce jugement se fonde sur une appréciation par l’agence de l’évolution de la solvabilité du secteur bancaire chypriote au cours des 12 à 18 prochains mois.
Fitch a confirmé vendredi soir la note de crédit à long terme «BBB+» de l’Espagne, assortie d’une perspective stable. La note et la perspective reflètent «une économie espagnole à forte valeur ajoutée, la vigueur de la reprise économique, le redressement en cours du secteur financier et l’amélioration du compte courant, avec toujours un niveau élevé de chômage et de ratios d’endettement, un dérapage budgétaire et une incertitude politique», écrit l’agence dans un communiqué.
L’agence de notation américaine a annoncé hier avoir abaissé d’un cran la note de la dette en devises étrangères de la Turquie à « BB », contre « BB+ » auparavant, estimant que la polarisation du paysage politique turc après la tentative de coup d’Etat du 15 juillet avait ébranlé davantage l'équilibre des pouvoirs institutionnels. «En outre, nous prévoyons une période de grande incertitude qui pourrait peser sur les flux entrants de capitaux dans l'économie turque, dont l’endettement vis-à-vis de l’extérieur est élevé», ajoute S&P. La perspective de la note est négative, ce qui ouvre la voie à une nouvelle dégradation au cours des prochains mois. La note de crédit en devise locale du pays a également été abaissée, à «BB+/B», contre «BBB-/A-3» auparavant.A la suite de ces annonces, la lire turque est tombée jusqu’à 3,0769 pour un dollar, ce qui constitue un nouveau plus bas historique contre le billet vert.