L’actualité des grands acteurs présents dans l’univers de la gestion de patrimoine, groupements de CGP, réseaux, et associations. L’actualité des banques privées et des gestionnaires de fortune, rôle des nouveaux acteurs tels que les fintechs, assurtechs, legaltechs, propertech, etc.
Les justices de plusieurs pays européens en ont après le groupe bancaire HSBC, dont elles soupçonnent la filiale suisse d’avoir mis en place une industrie de l'évasion fiscale à coups de sociétés écrans dans des paradis fiscaux, rapporte l’AFP.Un soupçon commun né de l’exploitation des fichiers fournis par l’informaticien Hervé Falciani, un ancien de la banque sise à Genève, HSBC Private Bank aurait, selon une source judiciaire belge, proposé à ses clients la création de trusts ou de sociétés offshores dans des paradis fiscaux comme les Îles Vierges britanniques ou Panama, servant «semble-t-il exclusivement d'écrans» aux détenteurs des avoirs.Si aucune mise en examen n’a jusqu'à présent été prononcée dans l’enquête française, les juges financiers parisiens ont la conviction, selon une source proche de l’enquête, que la filiale suisse de la banque britannique «a bénéficié du produit des faits de fraude fiscale» et «organisé l’opacification de flux financiers [...] et le blanchi les fonds d’origine illicite en permettant à des milliers de clients détenteurs d’avoirs très importants de les soustraire» au fisc.La banque «a mis à disposition de ses clients des comptes au nom de sociétés offshore et les a conseillés afin qu’ils puissent dissimuler leurs avoirs», poursuit cette source. Selon une estimation judiciaire française, pour 60 000 clients chez HSBC Private Bank, «il y aurait 20 000 trusts ou sociétés écrans».Sollicité sur la réalité de ces montages et ces chiffres, le groupe bancaire a répondu prendre «très au sérieux, dans tous les pays où il opère, la conformité avec la loi», et dit soutenir «activement les efforts menés par les gouvernements et les régulateurs dans la détection des activités illégales et la mise en place d’actions appropriées».Le montant de la fraude fiscale présumée reste très incertain. Dans un accord en juin pour constituer une équipe d’enquête commune avec les Français, les Belges relevaient que, "à la date du 16/05/2013, les impôts et les accroissements dus s'élevaient» à 361 millions d’euros «alors que les montants payés s'élevaient» à 15 millions d’euros.
Rothschild & Cie Gestion vient d’annoncer l’acquisition de l’activité de gestion privée en France de Somangest, société de gestion entrepreneuriale créée en 1991, représentant environ 200 millions d’euros d’actifs.
Antoine Parisi, rejoindra le groupe Generali pour prendre la direction générale d’Europ Assistance à compter du 9 septembre prochain. Il remplacera Martin Vial qui a quitté le groupe en mai dernier. Depuis décembre 2013, Antoine Parisi occupait la fonction de directeur général France d’Axa Assistance
Hubert Marck, précédemment responsable adjoint de la Direction Juridique et Fiscale d’Axa France a été nommé responsable de la Direction des Affaires publiques et de la Conformité, fonction nouvellement créée. Cette direction aura pour mission d’assurer une veille réglementaire, d’assurer la coordination des actions de lobbying de la compagnie et de développer la conformité au sein de l’entreprise. Il est directement rattaché à la direction Finance, Juridique et Fiscale d’Axa France.
Eric Franc directeur général de Banque Privée 1818 et président de Natixis Bank (Luxembourg) prendra la direction générale de DNCA Finance au 1er septembre 2014. Eric Franc a démarré sa carrière chez Invesco France en 1992 avant de rejoindre Axa en 1995 où il a occupé la fonction de directeur général d’Axa Wealth Management de 2002 à 2009.
Le groupe Cyrus profite de la bonne dynamique de l’année passée pour afficher des ambitions conséquentes. En dépit d’un environnement difficile, l'établissement qui intervient dans le domaine du conseil en gestion privée, gestion de fortune et family office a tout d’abord enregistré une collecte de 385 millions d’euros en 2013. A cela s’ajoute une hausse de 30 % de son chiffre d’affaires et de 40 % de son résultat d’exploitation, à 5,7 millions d’euros. Des lors, l'établissement qui gère plus de 2 milliards a placé la barre haute : il s’agit de doubler de taille dans les quatre ans à venir et passer d’un «gros» indépendant à une institution. Dans ce cadre, au cours d’une conférence de presse, Meyer Azogui, le président de Cyrus a donné, en présence de José Zaraya , son directeur général, les trois axes du plan de développement qui a été établi. «Nous allons renforcer la gestion privée, notre coeur de métier, en recrutant vingt-neuf personnes d’ici à la fin de l’année, a-t-il indiqué. «Par ailleurs», a insisté le dirigeant, «nous allons conforter la chaîne de valeur «métier» en immobilier et en gestion avec Eternam qui réalise des opérations en club deal dédiées à des particuliers en immobilier professionnel et commercial comme l’hôtellerie, et avec Invest AM, la société de gestion du groupe, à la tête d’un encours de 300 millions d’euros à fin 2013. Enfin, a ajouté Meyer Azogui, nous comptons mener des opérations de croissance externe avec le rapprochement de cabinets de CGPI et des implantations à l’international pour accompagner les clients expatriés et les patrimoines importants. A ce titre, le responsable de Cyrus s’est dit convaincu de l’arrivée proche d’un phénomène de consolidation mais qui touchera surtout des cabinets de taille «moyenne supérieure» et non pas des petits pour lesquels une purge a déjà eu lieu. Dans un autre genre, Meyer Azogui s’est exprimé sur les dossiers chauds qui occupent le monde de la gestion de patrimoine. A commencer par la facturation du conseil où l’on identifiera clairement la valeur ajoutée qu’on apporte, a-t-il commenté. Le dirigeant a néanmoins relevé que cette facturation du conseil doit se développer à un très mauvais moment. «Une rémunération de 1 % alors que le coût de l’argent est proche de ce niveau semble très difficile à accepter», a t-il fait remarquer… Par ailleurs, le responsable est revenu sur la hiérarchie des rémunérations des différents placements. Après avoir noté que le Bund avait fait un excellent parcours cette année, Meyer Azogui a relevé «qu’on ne peut protéger son capital sans prendre de risques aujourd’hui». En outre, il a vanté les mérites de classes décorrélantes, illiquides et performantes, ce qui lui a donné l’occasion d’annoncer l’arrivée dans sa gamme d’un FCPR de private equity. En revanche, le groupe Cyrus ne présentera pas de fonds PEA-PME dont beaucoup sont investis dans des titres cotés et manquent leur cible, a-t-il précisé.
La CNCEF, en partenariat avec la SAS SAORI, spécialiste de l’évaluation des actifs immatériels et la SA KERTIOS lance MATCHVALUE, logiciel d'évaluation des sociétés à partir de leurs Actifs Immatériels Stratégiques.
Ce concours réservé aux étudiants en troisième cycle de Gestion de patrimoine a rassemblé cette année 22 cursus de toute la France, un record depuis l'origine pour une centaine de participants.
Les autorités américaines ont publié le 30 juin dernier l’accord conclu pour mettre un terme aux procédures ouvertes à l’encontre de BNP Paribas SA en raison de transactions contraires aux lois américaines, passées avec certains pays (Soudan, Iran, Cuba) et personnes physiques. Cet accord prévoit notamment une amende globale d’un montant de 8,9 milliards de dollars, une suspension de la capacité de la succursale à compenser à New York certaines transactions en dollars d’une durée de un an à compter du 1er janvier 2015, des restrictions en matière de personnel et la mise en oeuvre d’un programme spécifique de conformité à l’échelle du groupe.
Environ 150 décideurs concentrent aujourd’hui dans leurs mains les flux de souscriptions sur le marché britannique de la gestion d’actifs. Tel est le principal constat d’une étude conduite par The Economist Intelligence Unit pour le compte du cabinet de conseil Deloitte (« Seismic shifts in investment management : How will the industry respond ? »). « L’industrie de la gestion d’actifs au Royaume-Uni est à un tournant de son histoire, estime Andrew Power, associé chez Deloitte, cité dans l’étude. L’introduction de la ‘Retail Distribution Review’ (une réglementation visant à davantage de transparence dans la rémunération du gestionnaire et du conseiller au bénéfice de l’investisseur final, NDLR) a abouti à un nombre limité de garde-barrière – environ 150 personnes – chez les conseillers financiers, les plateformes de distribution et les gestionnaires de fortune, attirant ainsi plus d’argent dans un nombre plus faible de fonds. » L’étude pointe du doigt l’émergence de nouveaux modèles d’intermédiation et, en particulier, l’emprise exercée sur le marché par ce groupe restreint d’intermédiaires. « Les gestionnaires d’actifs qui ont historiquement contrôlé une part significative de la chaîne de valeur sont en danger alors que des plateformes, des gérants de fortune, des compagnies d’assurance et d’autres acteurs ont tous pour objectif de contrôler une part plus importante du gâteau, estiment les auteurs de l’étude. Dans de nombreux cas, ils contrôlent non seulement l’accès aux fonds mais ils utilisent aussi les mêmes critères pour leurs recommandations d’investissement », poursuivent-ils. En standardisant de la sorte les critères de sélection de fonds et en lançant leurs propres fonds, ces intermédiaires sont devenus incontournables sur le marché britannique. « Cette situation engendre une concentration des flux de souscriptions et met la pression sur les coûts des fonds, avec beaucoup de gestionnaires d’actifs qui éprouvent des difficultés pour se différencier et justifier leurs commissions aux yeux de ces puissants nouveaux intermédiaires », observent les auteurs de l’étude. « Il y a eu une institutionnalisation du processus d’achat des fonds, regrette Phil Wagstaff, responsable de la distribution chez Henderson Global Investors, cité dans l’étude. Plus d’argent est désormais dans les mains d’un nombre plus petit d’acteurs […]. L’année dernière, près de 90 % des souscriptions dans les fonds britanniques se sont orientées dix véhicules (fonds de fonds ou plateformes). » L’étude souligne à quel point l’émergence des plateformes « a perturbé la distribution traditionnelle ». Au 31 mars 2014, elles affichaient ainsi 274,4 milliards de livres d’actifs sous administration. Les deux plus importantes d’entre elles – à savoir Cofunds de Legal & General et FundsNetwork de Fidelity – détiennent respectivement 23,9 % et 17,7 % du marché des plateformes britanniques. Dans un tel contexte, « les gestionnaires d’actifs capables d’afficher des performances élevées continueront de prospérer et seront capables de bien facturer leurs fonds, estime Mark Ward, responsable de la gestion d’actifs chez Deloitte. Ceux ayant de faibles ou de médiocres performances seront dépassés par les fonds passifs (ou indiciels). Le résultat va probablement être une nouvelle phase de consolidation parmi les gestionnaires de fortune et les plateformes et une réduction du nombre de fonds. »
Verspieren Clientèle Privée, société de courtage spécialisée dans l’assurance des hauts patrimoines, et Bordier & Cie France, filiale de Bordier & Cie, banquiers privés genevois, annoncent leur partenariat.
Enfin une initiative pour amener les particuliers à changer de regard sur l’assurance. Le samedi 15 novembre 2014 se tiendra la 1ère édition du Salon de l’Assuré au Palais des Congrès de Paris. Ce rendez-vous généraliste propre au secteur de l’assurance est inédit en France. Il invite assureurs et assurés à répondre à la proposition «Gagnons à nous connaitre» en leur offrant un lieu d’échange et de proximité.
Lazard Frères Gestion annonce le recrutement de Philippe Nahum au poste nouvellement créé de Directeur du marketing, de la communication et de la stratégie. Philippe Nahum a travaillé 15 ans chez BNP Paribas où il occupa différents postes ; il était plus récemment Head of Global Advice pour BNP Paribas Personal Investors, de 2011 à 2014, et plus tôt dans sa carrière, responsable de la gamme, responsable de la planification et du contrôle de gestion, responsable des ventes, du marketing et desétudes. En 2000, il rejoint Fidelity Investments France comme Directeur Général, puis comme PrésidentDirecteur Général et membre du comité exécutif Europe. En 2003, il est nommé Directeur Général chez Oddo Gestion Privée. Il rejoint BNP Paribas en 2006.
L’arrêté portant nomination au Comité consultatif du secteur financier a été publié le 26 juin. Philippe Poiget pour l’assurance, Alain Morichon et Chantal de Truchis pour le courtage d’assurance, Jean Berthon et Guillaume Prache pour la clientèle des particuliers, Serge Maître, Pierre-Grégoire Marly, David Charlet et Luc Mayaux, choisis pour leurs compétences, sont entre-autres nommés.
Les géants des nouvelles technologies, tels que Google, Amazon ou encore Apple, pourraient bien investir le terrain de la gestion d'actifs au cours des prochains années, n'ont pas exclu plusieurs professionnels réunis à Monaco dans le cadre du Fund Forum International, évoquant notamment le cas d'Alibaba.
Malgré un nombre de dossiers présentés moindre, le jury a pu découvrir des propositions vraiment innovantes, Plusieurs orientations jouent encore la prudence et la distinction a pu souvent s’opérer sur les services à la clientèle
Parlons compétitions. Il y le baccalauréat, bien sûr, mais les jeunes qui viennent d’en découdre ont été si stressés que l’on va éviter d’alourdir leur charge émotionnelle. Tournons-nous plutôt vers un Grand prix propre à nous rencontrer: les Actifs du Patrimoine (lire pp. 8 à 21). Nous l’avons lancé en 2006 avec pour ambition d’honorer non les professionnels –nous avons deux concours qui leur sont dédiés–, mais les produits conçus et promus pour une clientèle haut de gamme.
Un espace à la fois convivial et techniquement outillé valorise le conseil patrimonial Après avoir réorganisé sa filière, la banque régionale soigne le contact clientèle ,
Avec l’intégration d’outils de bilans patrimoniaux dans Prisme, Manymore fait évoluer ses offres pour accompagner les professionnels du placement (conseils en gestion de patrimoine, courtiers, Compagnie d’Assurances, sociétés de gestion…). D’après un communiqué, grâce à ces nouveaux outils de bilan patrimonial, totalement intégrés au sein des logiciels existants, les conseillers peuvent désormais avoir une vision complète du patrimoine de leurs prospects et clients. Il est annoncé que tous les conseillers abonnés à Prisme bénéficient de ces nouvelles fonctionnalités sans surcoût. Le bilan patrimonial est actualisé automatiquement grâce aux données importées dans Prisme. L’interface de saisie simplifiée garantit un confort et une aisance lors de la navigation.
La deuxième enquête d’opinion du Syndicat 10 auprès des intermédiaires de proximité et des assureurs, menée par l’Institut CSA, montre une forte hausse de la notoriété des courtiers grossistes. Son engagement contre les clauses de désignation tout au long de l’année 2013 a été remarqué
Le jeudi 3 juillet prochain va avoir lieu l'édition lyonnaise des Rencontres interprofessionnelles du patrimoine organisées parL’Agefi Actifs. Elles ont pour ambition de rassembler les diverses expertises du conseil patrimonial et de participer à l'échange de compétences entre tous les acteurs locaux (CGPI, notaires, experts-comptables, avocats, assureurs, banquiers privés...).