HSBC France distance la concurrence avec son agrégateur
HSBC France espère coiffer au poteau ses concurrents. De sources proches du dossier, la banque lancera demain son service d’agrégation de comptes. Les autres banques de réseau de l’Hexagone ont toutes prévu de lancer le leur bientôt, mais HSBC France se targue d’être la première à proposer effectivement à ses clients particuliers une application gratuite de gestion budgétaire qui intègre l’agrégation de leurs comptes. Les clients détenteurs d’un iPhone, de version IOS8 ou plus, pourront télécharger et utiliser l’application dès jeudi. Ceux qui possèdent un appareil sous Android pourront en faire de même soit dès jeudi, soit dans les jours suivants, en fonction des derniers tests encore en cours chez HSBC.
Les clients de HSBC France pourront visualiser et gérer les finances de l’ensemble de leurs comptes bancaires, y compris ceux détenus dans des banques concurrentes. Le service compile quotidiennement toutes les opérations courantes et calcule la capacité d’épargne de l’utilisateur. Il permet de catégoriser les dépenses par ligne budgétaire et de se créer des alertes. L’application a été développée en partenariat avec Linxo, dont sont actionnaires le Crédit Mutuel Arkéa depuis avril 2012 et le Crédit Agricole depuis janvier 2016.
L’agrégation de comptes a très tôt suscité l’intérêt des concurrents des banques car il permet à des acteurs non bancaires de s’immiscer entre les établissements et leurs clients. En outre, selon une étude de Deloitte publiée en mars 2016, quatre français sur dix sont intéressés par l’agrégation de comptes et la planification financière. Les assureurs se sont vite engouffrés dans la brèche. Swiss Life a lancé son agrégateur dès décembre 2015, en partenariat avec Budget Insight. En juin dernier,la Maif a lancé son service Nestorfourni en marque blanche par Linxo.
Les banques se pressent désormais pour rattraper leur retard. Lundi, le Crédit du Nord a annoncé qu’il lancerait en novembre son propre service d’agrégation, développé par Fiducéo. Sa maison mère, la Société Générale, «travaille activement sur le sujet avec Fiducéo» pour une solution groupe, indique un porte-parole. Pour rappel, Fiducéo avait été racheté en mars 2015 par Boursorama.
BPCE préfère développer une solution en interne qu’elle espère lancer en novembre. Enfin, le Crédit Agricole étudie comment répercuter l’offre de Linxo à ses propres clients. Les premiers à en bénéficier seront ceux de sa banque en ligne BforBank en 2017.
Plus d'articles du même thème
-
Shine propose à ses clients du financement avec Froda
Shine signe avec la fintech de financement Froda pour proposer du crédit aux petites entreprises. -
Lydia dit au revoir aux numéros de téléphone pour les virements
La fintech, qui a démocratisé le virement via numéro de mobile, appelle le secteur à renoncer à cette fonctionnalité par mesure de sécurité. Un timing intéressant alors que Wero monte en puissance. -
Byzantine souhaite révolutionner la trésorerie d'entreprise avec la blockchain
Portée par des alumni de Polytechnique, cette jeune pousse déploie une interface automatisée sur la blockchain, adossée à Aon, pour rassurer les directions financières frileuses.
ETF à la Une
- L’inquiétante correction des marchés de taux
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- Le gendarme bancaire et financier alerte à nouveau sur le risque quantique
- Le Crédit Agricole et UniCredit envisageraient de se partager l’italien Banco BPM
- Wero engage sa seconde croisade en Europe, soutenu par BNP Paribas
Contenu de nos partenaires
-
Hôtellerie de luxe : le Gard s'impose comme la destination chic de l'automne
Entre Castillon-du-Gard et Uzès, quinze kilomètres suffisent pour traverser les siècles. Deux hôtels cinq étoiles ponctuent cette échappée dans un Sud encore lumineux, enfin libéré de la foule estivale. Ici, le luxe tient à une équation simple : le temps et l'espace. -
« Comme une Constitution » : Ce que contient l’accord sur l’IA de Donald Trump avec la Silicon Valley
Mardi, le président américain a signé un accord d’autorégulation avec les patrons de l’IA. Le texte prévoit surtout la mise en place d’audits pour vérifier la conformité des modèles aux normes de cybersécurité -
Ligne de fondEdouard Philippe lance le débat sur les retraites avec un projet de réforme cohérent
Le candidat du bloc central à l'élection présidentielle a présenté mardi son projet de réforme des retraites, avec un âge légal de départ à 65 ans et une part de capitalisation obligatoire