Uber développe sa base d’investisseurs en Asie
Malgré une forte concurrence locale sur leurs marchés respectifs, les investisseurs chinois et indiens semblent confiants dans les chances d’Uber de s’imposer sur ces marchés. Après le conglomérat indien Tata Group, la banque chinoise Citic aurait investi 100 millions de dollars dans l’application mobile de transport. La société américaine fonde beaucoup d’espoirs sur ces deux pays qui pourraient d’après elle chacun dépasser le marché américain.
Sur les 100 millions investis par Citic, 20% seraient destinés à Uber China, la filiale chinoise de la société californienne. L’investissement de la banque contrôlée par l’Etat chinois représenterait une assurance contre la discrimination face à son concurrent local encore largement dominant, Didi Kuaidi. L’entreprise chinoise, qui compte le fonds souverain China Investment Corp et Alibaba parmi ses investisseurs, contrôle près de 80% du marché des chauffeurs privés. Avec seulement 11% de parts de marché en Chine, Uber a prévu d’investir plus de 1,1 milliard de dollars dans le pays. En juin, dans une lettre à ses investisseurs, son président Travis Kalanick disait viser l’extension du service à 50 villes moyennes en un an, alors qu’il n’est présent pour le moment que dans onze agglomérations.
Uber fait face à des défis similaires en Inde, où l’entreprise dispose d’une part de marché de 35%, derrière son rival local Ola. La société indienne lancée en 2011 a récemment levé 400 millions de dollars et est déjà présente dans 87 villes où elle déclare réaliser 750.000 courses par jour. Uber n’est pour le moment présent que dans 18 villes, mais à l’instar de la Chine, elle compte y investir 1 milliard de dollar et atteindre le million de courses par jour d’ici six à neuf mois. Dans un communiqué publié mercredi, Travis Kalanick, le fondateur d’Uber, s’est félicité du partenariat avec Tata, qui devrait aider Uber à «construire un service utile pour des centaines de millions d’indiens».
Par ailleurs Reuters a révélé vendredi le contenu d’une présentation contenant des données inédites sur les opérations d’Uber. Le montant des courses commandées via l’application serait passé de 690 millions de dollars en 2013 à 10,8 milliards cette année. L’estimation pour 2016 dépasse les 26 milliards de dollars, alors que la présentation fait mention d’une introduction en Bourse d’ici 18 à 24 mois. Uber s’était toujours refusé à évoquer un calendrier pour une IPO.
Plus d'articles du même thème
-
La victoire de Lula fait vaciller les marchés brésiliens
Le président brésilien sortant a battu Flavio Bolsonaro à la surprise générale avec 51,8% des suffrages. Les investisseurs avaient parié sur la victoire du fils de l’ancien président, plus pro-marché. Le real chute de 9% face au dollar et la Bourse de 14%. -
Les entreprises payent plus cher leurs émissions obligataires
Les transactions ont repris la semaine passée sur le marché primaire euro. La demande est là mais exige d'être rémunérée pour un niveau de risque jugé plus élevé. -
Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Le géant américain de la technologie veut continuer à réduire ses effectifs. Il propose un plan de départ volontaire à plus d'un quart de ses salariés. Seuls les Etats-Unis, le Canada, l'Inde et le Royaume-Uni sont concernés.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
- Le taux souverain français dépasse 5%
Contenu de nos partenaires
-
IdiocratieParcoursup ou le tabou français de la sélection
Le gouvernement promet de réformer Parcoursup en 2027 avant de remplacer la plateforme en 2028. Derrière la mobilisation lycéenne, une bataille plus profonde se joue : celle de la sélection et de la valeur des diplômes -
Victoire à la PyrrhusBrésil : pourquoi le nouveau mandat de Lula s'annonce difficile
Le président brésilien de gauche peut se réjouir de sa spectaculaire remontada mais la forte progression du nombre de parlementaires bolsonaristes devrait compliquer son mandat -
EditorialVive la sélection à l’université !
Dans une société qui postule la singularité de chaque individu, la sélection ne peut pas ne pas exister. Et ce n’est pas une mauvaise chose