Twitter opte pour le changement dans la continuité avec Jack Dorsey
Effective au 1er juillet, la démission du PDG de Twitter Dick Costolo ne devrait pas entraîner de bouleversements stratégiques pour le site de microblogging. Le conseil d’administration a en effet nommé jeudi soir Jack Dorsey, l’un des trois cofondateurs de Twitter, en tant que PDG intérimaire, tout en prospectant à l’intérieur et à l’extérieur de la société pour trouver un nouveau dirigeant permanent. Dick Costolo, qui avait été nommé à la tête du groupe en octobre 2010, restera membre du conseil.
L’un des actionnaires de Twitter, le prince saoudien Alwaleed bin Talal, a d’ailleurs estimé vendredi que le retour de Jack Dorsey apportait «un élément de continuité», en ajoutant que l’intérêt du groupe était de rester coté en Bourse. Il n’en reste pas moins que quelques minutes avant l’annonce du départ de Dick Costello, le réseau social américain a fait savoir que la limite de 140 caractères jusqu’ici en vigueur sera bientôt relevée à 10.000 pour les messages privés, la restriction à 140 caractères restant applicable aux messages publics.
Evincé de Twitter en 2008, Jack Dorsey s’était consacré à Square, société spécialisée dans le paiement mobile créée en 2009 avec Jim McKelvey. Comptant désormais plus d’un millier d’employés, cette entreprise est activement soutenue par Starbucks qui y a investi 25 millions de dollars en 2012 tout en devenant l’un de ses clients. Jack Dorsey en restera le directeur général. Mais les doutes montent sur les perspectives de croissance de Square, confrontée à des concurrents comme PayPal. «Square risque d’effectuer une sortie de piste, ce qui peut expliquer en partie le fait que Jack Dorsey ait davantage de temps disponible pour Twitter», commente Gil Luria, analyste chez Wedbush Securities.
Comme l’ex-patron d’Apple Steve Jobs, celui de Twitter est rappelé aux commandes du groupe qu’il a contribué à fonder au moment où ce dernier est confronté à des défis importants. «Alors que d’autres sites ont su améliorer leurs fonctions ou en lancer de nouvelles ces dernières années, Twitter a peu évolué. Le résultat a été une croissance du nombre d’utilisateurs désespérément faible», souligne Nate Elliott, analyste chez Forrester Research.
Le cabinet de recherche eMarketer estime de son côté que la base d’utilisateurs mensuels de Twitter ne progressera que de 14,1% cette année, contre plus de 30% voici deux ans.
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Washington - Donald Trump a annoncé jeudi une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu au Liban, au moment où les efforts pour arriver à un accord avec l’Iran sont pour leur part au point mort. «Le cessez-le-feu entre Israël et le Liban sera prolongé de TROIS SEMAINES», a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social à l’issue d’une nouvelle réunion entre des représentants des deux pays à Washington. En vigueur depuis le 17 avril, la trêve qui devait initialement s’achever dimanche a offert un certain répit à la population libanaise, dans un conflit qui a déjà fait plus de 2.400 morts et un million de déplacés dans le pays depuis début mars. Donald Trump a assuré que les Etats-Unis «vont collaborer avec le Liban afin de l’aider à se protéger contre le Hezbollah». L’organisation chiite, qui a entraîné le pays dans la guerre le 2 mars en soutien à son allié iranien, a rejeté ces pourparlers et poursuit ses opérations dans le sud du Liban, où Israël entend créer une zone tampon au prix de destructions de villages et de bombardements, qui ont tué mercredi deux journalistes libanaises. Le Hezbollah a lui annoncé avoir tiré des roquettes sur le nord d’Israël en réponse aux «violations» du cessez-le-feu par l’armée israélienne. «Tout le temps du monde " Malgré tout, M. Trump a dit s’attendre à ce que les dirigeants israélien Benjamin Netanyahu et libanais Joseph Aoun se rencontrent «dans les semaines à venir». Le président libanais, qui a jusqu'à présent écarté la perspective d’une telle rencontre, est attendu vendredi au sommet européen d’Ayia Napa, à Chypre, aux côtés de ses homologues égyptien Abdel Fattah al-Sissi et syrien Ahmed al-Chareh et du prince héritier de Jordanie Hussein ben Abdallah. Les Vingt-Sept ont fait savoir qu’ils entendaient évoquer «la situation au Liban et les pourparlers entre Israël et le Liban» et entretenir un «dialogue intensif» avec les Etats de la région. Près de deux mois après son déclenchement le 28 février par Israël et les Etats-Unis, la guerre contre l’Iran continue de peser sur les marchés de l'énergie et sur l'économie mondiale, malgré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 8 avril. Le trafic est à l’arrêt dans le détroit d’Ormuz, par où transitait avant le conflit 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux, et désormais soumis à un double blocus iranien et américain. Vendredi matin, les cours du pétrole ont encore progressé en Asie, avec le WTI à plus de 97 dollars et le Brent de la mer du Nord à près de 107 dollars. Donald Trump a assuré que le temps jouait contre Téhéran à mesure que se réduisent ses exportations de pétrole. «J’ai tout le temps du monde, mais ce n’est pas le cas de l’Iran», a-t-il écrit jeudi sur Truth Social. Troisième porte-avions Washington maintient une pression militaire, avec l’arrivée dans la région d’un troisième porte-avions, le George HW Bush. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a dit n’attendre que le feu vert des Etats-Unis pour reprendre les frappes. Donald Trump a cependant assuré ne pas avoir l’intention d’utiliser l’arme nucléaire contre l’Iran, dont il avait menacé début avril d’"éteindre» la civilisation. «Pourquoi utiliserais-je l’arme nucléaire alors que nous les avons complètement anéantis, de manière très conventionnelle?», a-t-il déclaré en réponse à une question de journaliste à la Maison Blanche. Une première session de discussions irano-américaines au Pakistan le 11 avril s'était soldée par un échec. M. Trump a avancé des «divisions» au sein du pouvoir à Téhéran pour expliquer l’ajournement sine die d’un second round qui avait été prévu cette semaine. En réponse, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf et le chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejei ont donné jeudi un gage d’unité, évoquant sur leurs réseaux sociaux «un Dieu, une nation, un dirigeant, un seul chemin». Alors que le nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei n’est pas apparu publiquement depuis qu’il a succédé à son père Ali Khamenei -- tué aux premières heures de la guerre -- le New York Times a affirmé jeudi, citant des responsables iraniens sous couvert d’anonymat, qu’il avait été «grièvement blessé», notamment brûlé au visage, mais restait «vif d’esprit et actif». Les bureaux de l’AFP à Washington, Beyrouth, Jérusalem et Téhéran © Agence France-Presse -
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