Solocal peine à faire la bascule des annuaires papier vers les médias numériques
La mue de Solocal des annuaires papier vers les services de communication en ligne est toujours aussi douloureuse. Si les activités internet (recherche, marketing numérique…) représentent désormais les trois quarts des revenus de l’ex-PagesJaunes, leur croissance reste encore insuffisante pour compenser le déclin des revenus générés par les annuaires traditionnels. D’autant que celui-ci s’est nettement accéléré depuis le début d’année. Le chiffre d’affaires de la division imprimés et vocal (numéro de renseignements 118008) a chuté de 20,6% au premier trimestre 2015. La baisse s’élevait à 17% en 2014.
En face, les activités internet accélèrent, mais encore insuffisamment avec seulement 4,1% au premier trimestre. Conséquence, le groupe a déjà dû revoir son objectif pour 2015. Alors qu’il attendait une stabilité de son chiffre d’affaires, il prévoit désormais une légère baisse, moindre que les -6,3% de 2014. Un plan d’économies de 30 millions d’euros, sur une base de coûts de l’ordre de 700 millions, va être mis en place, avec de nouvelles mesures de départs volontaires.
«4% de croissance sur internet ce n’est pas assez, il faut aller chercher une progression à deux chiffres», reconnaît Jean-Pierre Remy, le directeur général de Solocal. Pour changer de vitesse, le groupe a annoncé le renouvellement pour quatre ans de l’accord existant avec Microsoft et la signature de deux nouveaux partenariats avec Google et Apple. «Nous sommes les seuls au monde à avoir ces trois partenaires», se félicite Jean-Pierre Remy. Solocal leur donnera accès gratuitement à sa base de données. En échange, le groupe obtiendra de la visibilité pour ses clients sur les différents moteurs de recherche et services d’assistant personnel de ses partenaires, ce qui améliorera l’audience et contribuera à générer plus de revenus.
Ces accords doivent contribuer à porter au-delà de 10% le taux de croissance du chiffre d’affaires de Solocal sur internet à l’horizon 2018. L’accélération de ces revenus, associée à une marge d’Ebitda de l’ordre de 30%, est d’autant plus cruciale que le groupe porte encore 1,1 milliard d’euros de dette. Il s’est fixé pour objectif de la réduire de 300 millions en 3 ans, pour ramener son levier entre 2 et 2,5 fois, contre 3,7 fois fin 2014.
Plus d'articles du même thème
-
La BCE se résout à relever ses taux
La banque centrale a augmenté ses taux directeurs de 25 points de base, comme attendu. Une hausse présentée par Christine Lagarde comme un signal et non comme une hausse préventive. Elle ne donne pas d’indication sur ses prochains mouvements. Le marché en attend deux autres cette année. -
Les projections économiques de la BCE sont revues à la baisse
Le nouveau scénario économique du personnel de la BCE approche de la stagflation. Malgré tout, ces projections sont encore jugées trop optimistes. -
Les dépassements d’honoraires mettent le financement de la santé sous tension
La dynamique des dépassements d’honoraires en santé n’est plus soutenable. C’est le constat sans appel du rapport du Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie publié le 9 juin. Ce dernier propose trois scénarios pour les réguler, avec des implications différentes pour les complémentaires santé.
ETF à la Une
BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
- Le Crédit Agricole est confronté à la reprise des grandes manœuvres en Italie
- Le commissariat aux comptes séduit plus que jamais les jeunes générations
- L'offre d'Intesa sur MPS crée un effet domino pour Axa
- Les banques affûtent leur stratégie de conquête dans l’immobilier
Contenu de nos partenaires
-
Jouer avec le feuEntre les Etats-Unis et l’Iran, le jeu dangereux de la confrontation sans escalade
Pour chacune des deux parties, l'objectif est de ne pas perdre la face. Et de garder intacts les leviers de négociation toujours en cours -
BagarreLes Vingt-Sept se jettent dans la mêlée budgétaire
Les gouvernements s’apprêtent à ouvrir les négociations pour l’exercice 2028-2034. Le chiffre de départ : près de 2 000 milliards d’euros -
Sky is the limit« L'entrée en Bourse de SpaceX dira si les marchés veulent suivre Elon Musk »
Pour la chercheuse Julia Tréhu, une IPO ratée pourrait raviver la crainte d'une bulle spéculative dans l'IA