Sequana renouvelle ses lignes bancaires après avoir brisé ses «covenants»
Sequana parvient à renégocier sa dette. En marge de ses résultats trimestriels publiés la semaine dernière, le papetier a annoncé avoir finalisé le renouvellement de ses lignes bancaires. Si le marché est rassuré, le titre cède encore 17% depuis le début de l’année. Une nouvelle majeure, Sequana expliquant dans son document de référence que le groupe avait rompu ses covenants financiers fin 2011. Ces refinancements et l’obtention anticipée d’une renonciation par les banques concernées à leurs droits ont permis à Sequana de ne pas rembourser sa dette par anticipation.
Le groupe dispose de tirages sur des lignes de crédit confirmées utilisées à hauteur de 876 millions d’euros l’an dernier (440 millions par Antalis, 400 millions par Arjowiggins et 36 millions par le holding Sequana). Or, les covenants sur Arjowiggins et sur le holding Sequana ont été rompus…très largement. Les deux prévoyaient un ratio dette nette sur excédent brut d’exploitation (EBE) inférieur ou égal à 3,5, mais le ratio d’Arjowiggins a atteint 6,9 fin 2011.
Ces trois lignes d’échéance 2012 ont été renouvelées avec le pool bancaire. Sur Arjowiggins, le crédit syndiqué est prolongé de deux ans jusqu’à fin juin 2014 à hauteur de 400 millions d’euros. Le levier (dette nette sur EBE) devra être inférieur à 6,15 fin juin 2012, à 4,50 fin 2012 et à 3,50 fin 2013 (avec des paliers intermédiaires chaque trimestre). Deux autres ratios sont imposés: EBE sur charge d’intérêts nette supérieur à 3 chaque semestre; et cash flow opérationnel sur charge d’intérêts supérieur à 1,1 en fin d’exercice. Compte tenu de ces renégociations la marge sur les intérêts des tirages en euros est portée à 4,10%, avec toutefois une partie du paiement différé en fin de contrat.
Sur Sequana, la ligne de crédit de 36 millions d’euros a été renouvelée jusqu’en juin 2014, mais assortie de trois ratios. Un levier inférieur à 6 fin juin, à 5 fin 2012 et à 4 fin 2013. Un gearing inférieur à 1,3 fin juin, 1,2 fin 2012 et 1,1 fin 2013. Et un ratio EBE sur charge d’intérêts nette supérieur à 3 chaque semestre. La marge de ce crédit a été relevée à 4,5%.
Enfin, la ligne de crédit sur Antalis de 560 millions d’euros d’échéance juin 2012 prévoit un niveau de levier moins exigeant: inférieur à 3,5 fin juin, à 3,25 fin 2012, à 2,5 fin 2013. De ce ratio dépendra la marge pour les tirages en euros, comprise entre 2,35% et 4%.
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