PSB Industries complète son premier crédit syndiqué par un Euro PP
Après la stratégie industrielle, le financement. PSB Industries a émis récemment sa première dette désintermédiée. Le groupe d’emballages et de chimie de spécialité a placé un Euro PP, sous format obligataire non coté, pour un montant cumulé de 30 millions d’euros. Une première tranche, à 6 ans, de 10 millions d’euros a été mise en place avec la Banque Palatine. La seconde tranche, 20 millions d’euros à 7 ans, a été souscrite par Novo 2, le fonds géré par Tikehau IM.
Les coupons ne sont pas communiqués. Mais selon Muriel Nahmias, senior director chez Bfinance, qui a conseillé PSB, l’opération prouve que la question de la taille n’est pas aussi centrale sur le marché de l’Euro PP que pour les émissions publiques: «les entreprises de moins de 500 millions d’euros de chiffre d’affaires, avec des positions de marché fortes, peuvent bénéficier d’un coût de financement proche de celui des plus grandes entreprises avec une prime d’illiquidité et de non-notation limitée». Le pricing a été arrêté juste avant la remontée des taux.
Cette obligation inaugurale complète le premier crédit syndiqué de 100 millions d’euros signé en février 2015 auprès de cinq banques avec une maturité minimum de 5 années, le groupe fonctionnant jusqu’ici avec des lignes bilatérales. PSB «dispose désormais de 130 millions de lignes corporates et d’environ 40 millions de lignes bilatérales d’investissement dans ses filiales», indique Rémi Weidenmann, le directeur financier du groupe. La documentation obligataire est pari passu avec le contrat bancaire.
Cette dette servira à financer le plan «Ambition 2020» engagé début 2014 par le fabricant de flacons pour l’industrie du parfum et de la cosmétique, notamment son volet acquisitions. PSB a récemment repris Plastibell auprès du FCDE et de CM-CIC Investissement. Il avait acquis mi-2014 C+N Packaging.
La société attend une croissance annuelle moyenne de son chiffre d’affaires comprise entre 5% et 10% d’ici à 2020. Ce plan industriel, visant à renforcer les quatre divisions opérationnelles actuelles (luxe & beauté, santé & hygiène, agroalimentaire & distribution, éclairage & industries de pointe), doit permettre de faire remonter le rendement des capitaux investis (Roce) au-desssus de 13% à cet horizon, contre 8,5% en 2013.
En 2015, PSB Industries vise un chiffre d’affaires hors acquisitions supérieur à 280 millions d’euros avec un maintien de sa marge d’exploitation (Ebit) supérieure à 8%.
{"title":"","image":"93193»,"legend":"Placements priv\u00e9s. Illustration L’Agefi.»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
« Les facteurs techniques et l’appétit des investisseurs plaident pour une position modérément surpondérée »
Bart aan de Toorn, gérant et membre du comité d'investissement de l'équipe crédit chez VLK IM -
«Nous anticipons une appréciation du yen d'ici à la fin de l'année»
Evelyn Herrmann, économiste Europe chez Bank of America -
«La hausse des taux de la BCE devrait être la seule pour 2026 et 2027»
Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche chez La Banque Postale AM
ETF à la Une
WisdomTree dévoile un ETF sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle
- Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
- Le Crédit Agricole est confronté à la reprise des grandes manœuvres en Italie
- L'offre d'Intesa sur MPS crée un effet domino pour Axa
- Le commissariat aux comptes séduit plus que jamais les jeunes générations
- Le Crédit Agricole crée une société dédiée à l'IA pour y concentrer ses efforts
Contenu de nos partenaires
-
OPARaphaël Glucksmann : la gauche, c'est lui !
En meeting samedi, le cofondateur de Place publique a envoyé des messages d'amour aux socialistes. Il a besoin du soutien du PS pour devenir candidat à la présidentielle -
L'horizon s'assombritMatteo Salvini, le maillon faible de la coalition Meloni
La crise que traverse le chef de la Ligue, débordé par Roberto Vannacci et confronté à la fronde des élus du Nord, menace l’unité de la droite italienne en vue des législatives de 2027 -
Sur mesureG7 à Evian : ce que les Européens attendent de Donald Trump
Les alliés des Etats-Unis veulent profiter du sommet à Evian pour obtenir des avancées du président américain sur la guerre en Ukraine et une mission de déminage dans le détroit d'Ormuz. Mais rien ne garantit qu'il sera d'humeur généreuse