PPR met l’accent sur les réductions de coûts et d’investissements
Prudence: après des résultats 2008 en ligne avec les attentes, tel est le maître mot pour PPR (+7,19% à 43,82 euros) qui s’est refusé à donner toute prévision pour 2009 au regard de la visibilité «très réduite». Néanmoins, les ventes de janvier «sont légèrement au-dessus des objectifs du groupe», et «globalement la tendance est meilleure qu’au quatrième trimestre», assure Jean-François Palus, directeur financier de PPR.
«Cessions et acquisitions ne sont pas d’actualité cette année», a précisé François-Henri Pinault, PDG de PPR, hormis Surcouf dont le processus de vente se poursuit. Le groupe se concentrera sur la réduction des coûts et sur la génération de cash. La Fnac et Conforama ont déjà annoncé des plans d’économies, respectivement de 35 et 50 millions d’euros. Redcats vise 85 millions d’économie, et Puma 19 millions. Le groupe réduira également ses investissements de 27% pour la marque Gucci, de 40% pour Puma, de 34 % pour Conforama, soit une réduction pour PPR de l’ordre de 18% par rapport aux 593 millions d’investissements opérationnels de 2008.
Face aux inquiétudes sur la santé financière du groupe, PPR a voulu rassurer en donnant son échéancier de dettes (voir graphique) et en affichant un ratio d’endettement de 51,5% (-5,9 points) et un ratio endettement financier net sur Ebitda (excédent brut d’exploitation) de 2,57 (contre 2,73 fin 2007), bien en deçà du seuil maximum de 3,75 imposée par la seule convention bancaire du groupe.
En 2008, PPR a dégagé un bénéfice net stable à 924 millions d’euros, pour un résultat opérationnel courant de 1,72 milliard (+5,4%) et un chiffre d’affaires de 20,2 milliards (+5,8%). Les actionnaires toucheront un dividende de 3,30 euros, en recul de 4%, représentant néanmoins un rendement de 7,5%.
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