Grâce à une demande plus de 10 fois supérieure à l’offre, le prix a été fixé à 24,8 euros par action. Le groupe capitalise 3,07 milliards
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Olivier Pinaud
Photo: PHB
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Numericable ne connaîtra certainement pas aujourd’hui, pour sa première cotation à Paris, la même frénésie que Twitter hier pour son entrée sur le Nyse. Sa mise en Bourse constitue malgré tout un succès pour le câblo-opérateur et ses actionnaires, alors que la situation financière du groupe, tendue par dix années de LBO, ne permettait pas d’entrevoir une telle issue il y a encore quelques mois.
Grâce à une demande de titres qui a représenté plus de 10 fois le nombre d’actions proposées à la vente, le prix de l’introduction en Bourse a été fixé à 24,8 euros par action, soit tout en haut de la fourchette indicative. Le montant total du placement s’élève à 652,2 millions d’euros, dont 250 millions d’augmentation de capital.
A ce prix de 24,8 euros par action, Numericable capitalise 3,07 milliards d’euros, en tenant compte de l’augmentation de capital de 250 millions d’euros. En ajoutant la dette nette, de l’ordre de 2,4 milliards d’euros fin 2013, la valeur d’entreprise du groupe ressort donc à 5,47 milliards d’euros. Elle représente un peu moins de 9 fois la prévision d’Ebitda pour 2013 (610 millions d’euros), soit une légère décote par rapport aux comparables européens, pour la plupart valorisés au-dessus de 10 fois. Si Altice, le fonds de Patrick Drahi, s’est renforcé pour monter à 30%, et devenir l’actionnaire de référence de Numericable, Cinven et Carlyle en ont profité pour s’alléger. Le premier, actionnaire du câblo-opérateur depuis 2004, récupère 268 millions d’euros. Le second, entré en 2008, reçoit 134 millions d’euros.
L’exercice de la clause de surallocation leur rapporterait respectivement 65 millions et 32 millions supplémentaires, et porterait à 750 millions le montant total du placement. Après ces opérations, Cinven détiendra encore 18% de Numericable et Carlyle 26%. Le capital flottant représentera 24%.
L’opération était dirigée par Deutsche Bank et JPMorgan comme coordinateurs globaux. CA CIB, HSBC et Morgan Stanley sont intervenus en tant que chefs de file et teneurs de livre associés. Jefferies, Nomura et Oddo étaient chefs de file associés. Les coûts de l’opération (rémunération des banques et des avocats, frais administratifs) sont évalués à 10 millions d’euros, soit un peu plus de 1,5% du montant total du placement, avant l’exercice éventuel de l’option de surallocation par les banques.
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