Les ETI françaises pensent accroître leur recours au financement bancaire en 2013
Les perspectives de croissance des ETI (entreprises de taille intermédiaire) se sont encore dégradées cette année, si l’on en croit la troisième édition de l’enquête DGCIS-Bpifrance qui a interrogé en mars dernier 567 sociétés. Si 40% d’entre elles tablent sur une hausse de leur chiffre d’affaires pour l’exercice en cours, elles étaient 46% à avoir la même opinion l’an dernier et 56% en 2011. En parallèle, la proportion des ETI qui anticipent une baisse de leur activité atteint désormais 19%, contre 14% en 2012 et seulement 7% en 2011.
Alors que 29% des sociétés interrogées estiment que le resserrement des conditions d’accès au crédit nuit à leur développement, elles sont deux fois plus nombreuses à considérer la réduction de leurs marges d’exploitation comme l’obstacle essentiel à leur expansion. Seulement 20% de l’échantillon disent souffrir d’un manque de fonds propres ou d’un endettement excessif. Il est vrai que plus de la moitié d’entre elles a recouru l’an dernier à l’autofinancement pour financer les investissements de croissance interne et externe, 44% ayant utilisé le crédit bancaire et 4% les apports en fonds propres. «Les ETI des secteurs du commerce, des transports et de l’hébergement se distinguent par un recours accru à l’endettement et aux concours bancaires (55%)», ajoute l’enquête.
Une proportion de 70% des ETI interrogées n’a rencontré aucune difficulté à se financer auprès des banques l’an dernier, mais près d’un quart anticipe une détérioration du niveau de trésorerie, incitant à utiliser davantage l’endettement, quels que soient leur secteur d’activité ou leur degré d’internationalisation. «Les ETI fortement internationalisées semblent moins pâtir du manque de fonds propres tandis que les ETI des services sont moins confrontées à un endettement excessif».
Les marchés étrangers, hors Union européenne, devraient constituer la principale bouée de sauvetage des ETI, particulièrement pour les ETI industrielles, globalement plus innovantes et plus ouvertes à l’international que les autres. Alors que la proportion des ETI qui prévoient d’accroître leurs effectifs en France est passée de 32% à 26% d’un an sur l’autre, les prévisions de recrutement des ETI à l’étranger apparaissent ainsi bien meilleures, avec un solde d’opinion prévisionnel positif de 22 points en 2013 après +15 points l’an dernier.
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