Les actionnaires de SoLocal approuvent le plan de restructuration
SoLocal peut souffler. Le suspense était à son comble, hier, lors de l’AGE. Jusqu'à l’ouverture des votes, le président du conseil, Robert de Metz, avait jeté le trouble en déclarant que les deux tiers des voix nécessaires à l’adoption du plan pourraient ne pas être atteints. Le quorum était de 50,13%, soit 11 points de plus qu'à l’AG du 19 octobre. Alors que la première résolution, un des éléments du plan, est rejetée avec seulement 64,74% des voix, le président demande immédiatement qu’elle soit revotée, certains actionnaires n’ayant pas bien manipulé leur boîtier de vote. Et là, la résolution passe d’extrême justesse à 66,95%. Sous les yeux ébahis de la mandataire ad hoc, Hélène Bourbouloux. Un contestataire demandera néanmoins l’annulation du vote... Dans la foulée, les autres points sur le plan de restructuration sont approuvés de 72% à 74%. Les nombreuses résolutions dissidentes, déposées par Benjamin Jayet et Didier Calmels, ont toutes été rejetées.
Soulagé, Jean-Pierre Remy a remercié tous les protagonistes – salariés, actionnaires, créanciers, Hélène Bourbouloux, longuement applaudie par une salle comble – et même... Nicolas Miguet, qui avec les 1,2 million de voix dont il disposait, soit 3% du capital, a permis le vote de la première résolution. Ce même Nicolas Miguet qui, juste avant l’AG, était vilipendé par des syndicats de SoLocal dans un tract rappelant ses condamnations passées, est devenu le sauveur de la société !
Alors que la séance avait commencé par une justification confuse de Robert de Metz sur le say on pay, rejeté lors de l’AG du 19 octobre, Jean-Pierre Remy a pris le relais pour présenter le plan, «défini pour favoriser les actionnaires s’ils souscrivent» contrairement à celui de Benjamin Jayet, a-t-il précisé. Puis Hélène Bourbouloux a expliqué qu’en cas de vote négatif, les créanciers pouvaient assigner dès janvier la société en résolution du plan, menant ainsi SoLocal vers le redressement judiciaire. Enfin Amber a défendu la position des créanciers, précisant que le plan révisé était largement au-dessus des standards en matière de restructuration de dette, et que de toute manière, il n’y aurait pas de renégociations. Lors des questions, les actionnaires dissidents, Benjamin Jayet, Didier Calmels, Baudoin de Pimodan, Loïc de la Cochetière... se sont tous fait copieusemet huer. Les votes montrent qu’ils n’ont pas convaincu grand monde en dehors des 10% déclarés à l’AMF.
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