Le FCDE prépare son fonds de seconde génération
Créé à la sortie de la crise de 2009, dans la foulée du Fonds stratégique d’investissement (FSI), le Fonds de consolidation et de développement des entreprises (FCDE) travaille à la constitution d’un véhicule d’investissement de seconde génération. Lancée fin 2014, la levée de fonds a déjà permis de récolter 140 millions d’euros sur les 200 millions visés.
Lors d’une audition mi-février devant la mission d’information commune sur Bpifrance, Daniel Balmisse, directeur exécutif de la banque publique en charge de l’activité de fonds de fonds, a précisé avoir apporté 70 millions d’euros, avec la volonté d’ajouter à terme 20 millions supplémentaires. Dans sa structure originelle de 2010, le fonds avait été doté de 200 millions d’euros dont plus de la moitié (110 millions) avait été apportée par les principales banques et assureurs de la place. Le FSI avait injecté 90 millions.
Depuis sa création en 2010, le FCDE a investi dans 16 entreprises aux prises avec des situations compliquées, toujours en position minoritaire et aux côtés des dirigeants ou d’autres fonds. Cinq participations ont déjà été vendues, dont la dernière en date dans Plastibell. Le plasturgiste spécialisé dans les produits pour les industriels de la santé est en passe de rejoindre le groupe PSB Industries, deux ans à peine après l’injection de 7 millions d’euros du FCDE pour l’aider à passer une crise de liquidités. «La résolution du problème de trésorerie a été accompagnée par la mise en place d’une direction financière structurée et par un renforcement de l’équipe de direction en vue de faciliter la succession du président-fondateur», explique Amélie Brossier, membre du directoire de Consolidation et Développement Gestion, la société de gestion du FCDE.
D’autres, comme les Chantiers Baudet, mis en liquidation en 2013, n’ont pas connu le même succès. Mais, au total, depuis sa création, le FCDE a déjà retourné plus de 116 millions d’euros à ses investisseurs.
«Le premier véhicule du FCDE ne prendra pas de nouvelle participation mais peut tout à fait accompagner les sociétés encore en portefeuille dans leur projet de développement par investissement ou acquisition», indique Amélie Brossier. Sur les 16 participations initiales, 7 sont encore actives dans le portefeuille du FCDE.
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