L’AMF accélère le calendrier autour du Club Méditerranée
Un nouveau tour de piste pour le rachat du Club Méditerranée. A quelques heures de la date butoir, le chinois Fosun a relevé vendredi pour la quatrième fois son offre sur le groupe de loisirs. Gaillon Invest II – détenu par Fosun (62,6%), Fidelidade (20%), U-Tour (8,7%) et le management (2,9%) – offre désormais 24,60 euros par action, soit 2,5% de plus que l’offre du 5 décembre à 24 euros de Global Resorts, véhicule de l’homme d’affaires italien Andrea Bonomi. Cette offre valorise le groupe 939 millions d’euros. L’action a clôturé vendredi à 25 euros.
Docas (Nelson Tanure), le partenaire brésilien du Club, a confirmé qu’il pourrait prendre jusqu’à 20% de Gaillon II après la clôture de l’offre pour soutenir la stratégie de développement du groupe de loisirs. En outre, «il y a des discussions avec des partenaires potentiels qui pourraient rejoindre Gaillon Invest le moment venu», a ajouté le PDG du Club, Henri Giscard d’Estaing.
Selon les nouvelles règles fixées par l’AMF, Andrea Bonomi a jusqu’au 7 janvier pour surenchérir. Il devra offrir au minimum 25,092 euros par action pour rester dans la course. Le régulateur, qui n’a pas mis en œuvre le mécanisme de dernière enchère, a toutefois accéléré le calendrier, laissant à partir du 7 janvier, sept jours de Bourse au maximum pour réagir à la surenchère du concurrent.
Ce relèvement de l’offre a donné l’occasion au management du Club Med de rappeler sa stratégie et ses différences avec le projet concurrent. Le Club reste axé sur la montée en gamme (4/5 tridents), alors que Global Resorts veut aussi maintenir une offre 3 tridents. Visant son concurrent, il estime qu’il n’est pas réaliste de se développer en Chine sans partenaire local. En revanche, Fosun comme Global Resorts considèrent que la présence en France est stratégique, le second comptant d’ailleurs s’y renforcer.
Si le Club n’a pas l’intention de sortir de la cote, Henri Giscard d’Estaing a précisé que faute de flottant ce sera peut-être le cas. A moyen terme, le groupe vise une double ou triple cotation à Paris, en Chine, voire au Brésil.
Le conseil du Club de vendredi a par ailleurs décidé de reporter sine die l’assemblée générale prévue initialement le 12 janvier, répondant ainsi à la demande de son concurrent Andrea Bonomi. Le conseil précise avoir bien reçu les demandes d’inscription à l’ordre du jour de Global Resorts sur les éléments de rémunération des deux dirigeants du Club.
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