La pression réglementaire va s’accroître sur les sociétés d’eaux britanniques d’ici à 2020
Les 18 sociétés présentes dans la distribution et le traitement de l’eau en Angleterre et au Pays de Galles devront faire face à des exigences réglementaires accrues au cours des prochaines années. Le projet dévoilé en fin de semaine dernière par l’autorité de régulation du secteur (Ofwat) prévoit en effet que la facture d’eau des ménages britanniques recule en moyenne de 5,3% avant prise en compte de l’inflation à l’horizon 2020. L’objectif principal de l’agence est de «protéger le consommateur» en mettant en place dans sa revue quinquennale une politique destinée à améliorer l’efficacité opérationnelle des compagnies régionales.
La suppression de l’indexation automatique des prix de l’eau sur l’inflation devrait générer des économies chiffrées à 704 millions de livres (880 millions d’euros) sur les 5 prochaines années, selon l’Ofwat. «Par rapport à leur niveau d’efficacité actuel, il est devenu clair que les compagnies devront afficher une performance située dans le premier quartile pour tirer parti de ces mécanismes d’incitation, les autres étant financièrement pénalisées à partir de la troisième année», commentent les analystes de Citigroup. Le régulateur estime en outre qu’il doit simplement veiller à ce que les compagnies efficaces soient «convenablement financées» et qu’il ne lui appartient pas de protéger les investisseurs des effets négatifs liés aux carences de gestion des compagnies.
United Utilities semble la société la plus exposée au risque de baisse de son dividende, avec un écart de près d’un milliard de livres entre ses prévisions de dépenses d’exploitation et d’investissement («total expenditure») et le niveau retenu par le régulateur sur la période 2015-2020. Severn Trent doit de son côté fournir des informations supplémentaires concernant les 379 millions de livres de travaux anticipés pour garantir une continuité d’approvisionnement en eau à la ville de Birmingham.
L’Ofwat a par ailleurs laissé la porte ouverte à un changement de méthodologie pour les revues quinquennales ultérieures afin de stimuler la concurrence dans le secteur. Les compagnies et associations de consommateurs concernées ont jusqu’au 3 octobre pour envoyer leurs commentaires à l’autorité de régulation qui fera part de sa décision définitive d’ici au 12 décembre, les nouveaux tarifs prenant effet au 1er avril 2015.
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