Groupe Flo entre dans une nouvelle ère après l’accord avec ses banques
A la veille de la trêve des confiseurs, Groupe Flo (Hippopotamus, Bistro Romain, La Taverne de Maître Kanter, Tablapizza…) vient de signer un accord avec ses banques. Un soulagement pour le groupe de restauration, qui avait prévenu le marché mi-novembre s’attendre «à ne pas être en mesure de respecter ses covenants bancaires à fin décembre 2014».
La dette financière se résume principalement à un crédit syndiqué de 120 millions d’euros, composé d’un prêt senior à terme de 70 millions d’échéance octobre 2017, et d’un crédit revolving de 50 millions d’échéance octobre 2018. Selon le nouvel accord, obtenu sans modification des marges applicables aux crédits et avec le soutien de son actionnaire de contrôle Financière Flo (Groupe Albert Frère, Ackermans & van Haaren (AvH) et Tikehau Capital) qui détient près de 70% du capital, le groupe est dispensé de respecter ses ratios financiers en fin d’année, à savoir un ratio de levier (dette financière sur Ebitda) de 2,2 et un ratio de couverture des frais financiers de 4. Ces deux ratios sont donc réaménagés, mais le groupe refuse pour le moment de les dévoiler.
Par ailleurs, le restaurateur sera tenu à ne pas verser de dividendes en 2015 et en 2016, mais pourra distribuer un maximum de 30% de ses bénéfices nets à compter de 2017 sous réserve que le ratio de levier soit inférieur ou égal à 1,25.
Enfin, l’accord prévoit une réduction du crédit revolving de 50 millions à 30 millions d’euros, et l’octroi d’une nouvelle ligne de crédit d’investissements de 20 millions, amortissable et à échéance octobre 2018.
Fort du soutien des banques, Vincent Lemaitre, directeur général de Groupe Flo depuis début septembre, pourra mettre en place son plan stratégique de recentrage sur les marques phares du groupe, Hippopotamus et Tablapizza. Une nécessité alors que sur les neuf premiers mois de l’exercice 2014, le groupe de restauration a enregistré un recul de 9,9% de son chiffre d’affaires à 254 millions d’euros, et une chute de 72,6% de son résultat opérationnel courant à 3,7 millions, passant ainsi dans le rouge avec une perte nette de 3,6 millions (au lieu d’un bénéfice de 4,8 millions un an plus tôt).
Demain, Groupe Flo réunit ses actionnaires en AGE pour entériner la réorganisation de l’activité Brasseries du Groupe Flo, en réunissant dans la même structure l’exploitation des fonds et les actifs immobilisés.
Plus d'articles du même thème
-
Vers une meilleure information des investisseurs sur les risques liés à la nature
La première semaine de la COP17 s'achève sur une demande de clarification. L'organisme international de normalisation de l’information de durabilité destinée aux investisseurs (ISSB) ouvre une consultation publique sur la dépendance des entreprises à leur écosystème. -
LBP AM absorbe juridiquement La Financière de l'Echiquier
LBP AM, gestionnaire d’actifs du groupe La Banque Postale, a absorbé sa filiale de gestion La Financière de L’Echiquier (LFDE) sur le plan juridique le 16 octobre, a constaté L’Agefi. -
DNB AM repense entièrement son fonds sur les midcaps asiatiques
Le gestionnaire d’actifs norvégien DNB Asset Management a décidé de tout changer dans son fonds DNB Fund – Asian Mid Cap, qui compte 110 millions d’euros d’encours et est co-géré par Abhishek Thepade et Aliya Orazalina.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Les OAT décrochent après les troubles en France
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
Contenu de nos partenaires
-
EruptifEmmanuel Macron et Sébastien Lecornu face aux crises : comment trouver la sortie ?
Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu doivent répondre aux revendications des lycéens et des syndicats alors que les violences peuvent à nouveau enflammer la France -
CitadelleA Orléans, le récit de « civilité » de Marine Le Pen et du RN à l’épreuve des tensions
Marine Le Pen a placé son lancement de campagne sous le signe de la « civilité », promettant concorde et apaisement. Mais les incidents se sont multipliés à Orléans -
EditoY a-t-il encore une place pour le camp des raisonnables ?
L'ignoble attentat raciste de Trappes a donné un tragique prolongement aux haines qui prospèrent dans une France polarisée et à bout de nerfs.