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Groupe Flo entre dans une nouvelle ère après l'accord avec ses banques
Groupe Flo entre dans une nouvelle ère après l’accord avec ses banques
Le groupe de restauration, qui avait prévenu qu’il ne tiendrait pas ses covenants bancaires fin 2014, obtient un aménagement.
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Bruno de Roulhac
Groupe Flo ne pourra verser de dividendes avant 2017. Capture écran.
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A la veille de la trêve des confiseurs, Groupe Flo (Hippopotamus, Bistro Romain, La Taverne de Maître Kanter, Tablapizza…) vient de signer un accord avec ses banques. Un soulagement pour le groupe de restauration, qui avait prévenu le marché mi-novembre s’attendre «à ne pas être en mesure de respecter ses covenants bancaires à fin décembre 2014».
La dette financière se résume principalement à un crédit syndiqué de 120 millions d’euros, composé d’un prêt senior à terme de 70 millions d’échéance octobre 2017, et d’un crédit revolving de 50 millions d’échéance octobre 2018. Selon le nouvel accord, obtenu sans modification des marges applicables aux crédits et avec le soutien de son actionnaire de contrôle Financière Flo (Groupe Albert Frère, Ackermans & van Haaren (AvH) et Tikehau Capital) qui détient près de 70% du capital, le groupe est dispensé de respecter ses ratios financiers en fin d’année, à savoir un ratio de levier (dette financière sur Ebitda) de 2,2 et un ratio de couverture des frais financiers de 4. Ces deux ratios sont donc réaménagés, mais le groupe refuse pour le moment de les dévoiler.
Par ailleurs, le restaurateur sera tenu à ne pas verser de dividendes en 2015 et en 2016, mais pourra distribuer un maximum de 30% de ses bénéfices nets à compter de 2017 sous réserve que le ratio de levier soit inférieur ou égal à 1,25.
Enfin, l’accord prévoit une réduction du crédit revolving de 50 millions à 30 millions d’euros, et l’octroi d’une nouvelle ligne de crédit d’investissements de 20 millions, amortissable et à échéance octobre 2018.
Fort du soutien des banques, Vincent Lemaitre, directeur général de Groupe Flo depuis début septembre, pourra mettre en place son plan stratégique de recentrage sur les marques phares du groupe, Hippopotamus et Tablapizza. Une nécessité alors que sur les neuf premiers mois de l’exercice 2014, le groupe de restauration a enregistré un recul de 9,9% de son chiffre d’affaires à 254 millions d’euros, et une chute de 72,6% de son résultat opérationnel courant à 3,7 millions, passant ainsi dans le rouge avec une perte nette de 3,6 millions (au lieu d’un bénéfice de 4,8 millions un an plus tôt).
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