Elis inaugure la nouvelle procédure de l’AMF pour les IPO
La fourchette de prix retenue par Elis pour son introduction à la Bourse de Paris a de quoi surprendre. De 12 à 19 euros, elle présente une amplitude de 22% par rapport au prix pivot (15,5 euros). Le groupe de blanchisserie industrielle est en fait le premier à expérimenter le nouveau dispositif d’encadrement du prix d’une IPO défini en décembre 2014 par l’Autorité des marchés financiers à l’issue d’une consultation de la Place.
En juin 2009, le cadre de fluctuation avait déjà été élargi, à plus ou moins 10% autour du prix pivot, contre plus ou moins 7,5% auparavant. Mais le groupe de travail mis en place par l’AMF avait reconnu que «cette amplitude et l’obligation de s’y astreindre dès le lancement de l’offre ne permettent pas de traiter de façon optimale les dossiers quand il existe de fortes incertitudes sur les marchés, ou lorsqu’il n’est pas possible de disposer d’une valorisation ex ante de la société».
Pour combler cette défaillance, le groupe de travail avait étudié trois pistes. Supprimer toute référence à la fourchette dans la réglementation et considérer que le marché s’autorégule. «C’est plutôt la pratique européenne», rappelait l’AMF, «sachant qu’il existe dans tous les cas au niveau européen la contrainte du prix maximum». Elargir la fourchette à plus ou moins 15%. Enfin, «imaginer un dispositif dans lequel la fourchette initiale pourrait être plus large mais donnerait lieu à une communication sur une fourchette resserrée en cours de placement».
La solution retenue est un mélange de ces pistes. L’émetteur doit «à tout le moins» fournir dans sa note d’opération un prix maximum, ce qui ne l’empêche pas, comme dans le cas d’Elis de fournir une fourchette large. Il doit ensuite resserrer sa fourchette de prix avec une amplitude maximale de plus ou moins 15% au plus tard trois jours de Bourse avant la première clôture de son offre publique. Elis arrêtera ainsi sa fourchette définitive le 4 février.
Ce dispositif doit donner plus de souplesse à l’émetteur, à ses actionnaires et à ses banques pour fixer le prix en fonction du retour des investisseurs. Selon les banques, l’élargissement de la fourchette de prix permet en effet de sécuriser la construction du livre d’ordres. Avec ce dispositif, Spie aurait peut-être pu réussir son IPO même si, comme le fait remarquer un banquier, l'échec tient avant tout à la volonté des actionnaires de ne pas vendre leur part en dessous d’un certain prix.
Plus d'articles du même thème
-
Le baril de pétrole s’approche de 95 dollars avec le nouveau blocus en mer Rouge
Aux tensions dans le détroit d’Ormuz s’ajoute maintenant le blocus maritime des Houthis dans le détroit de Bab el-Mandeb situé à l’entrée de la mer Rouge. -
Milleis change de directeur général pour sa banque privée
Dans la foulée de son rachat par LCL, la banque privée acte le départ de Nicolas Hubert, en poste depuis près de huit ans. Il est remplacé par Julien Calvar, l'actuel directeur général délégué et directeur des opérations. -
Santander affiche un bénéfice net sous-jacent en hausse au deuxième trimestre
La banque a cependant enregistré des provisions en hausse et des charges de restructuration liées à TSB de 250 millions d’euros.
ETF à la Une
La Bourse de Londres lance une plateforme de négociation ouverte 24h sur 24
- Les créanciers d’Altice International contre-attaquent
- L'Europe se prépare à alléger les exigences en capital de ses banques
- Axa sort du capital d’Ardian au profit des Assurances du Crédit Mutuel et de Wafra
- Le secteur du luxe amorce une reprise au deuxième trimestre
- Le secteur technologique donne des signes de craquements en Bourse
Contenu de nos partenaires
-
Flacon couture et grand cru, notre sélection de cinq huiles d'olive d'exception pour l été
Tandis qu'Estoublon donne des airs de flacon de parfum à ses flacons d'huile d'olive, Maison Sarah Lavoine les sublime dans un nuancier de céramique et Oliviers & Co habille les siennes de teintes solaires... Tour d'horizon des flacons d'huile d'olive qui vont égayer les tables de l'été. -
Monique Barbut reste finalement au gouvernement à la demande d'Emmanuel Macron
Après avoir annoncé ce mercredi matin de remettre sa démission, Monique Barbut a accepté de rester à son poste de ministre de la Transition écologique après avoir échangé avec Emmanuel Macron -
SéismeAu Japon, la popularité de Sanae Takaichi commence à sérieusement s'effriter
Les Japonais commencent à reprocher à la Première ministre d'avoir modifié ses priorités alors que l'inflation reste leur principale préoccupation