Elior chute en Bourse après avoir suspendu ses objectifs
L’action du groupe de restauration collective Elior chute de 10% à la mi-journée après que la société a annoncé avoir suspendu ses objectifs pour l’exercice 2021-2022, qui se terminera fin septembre prochain, en raison du manque de visibilité lié à l’impact des protocoles sanitaires mis en place pour lutter contre le variant Omicron.
«Depuis début décembre, le groupe est affecté par les protocoles sanitaires restrictifs mis en place pour endiguer la vague Omicron sur tous nos marchés, en particulier le retour massif au télétravail, les fermetures de classes et absences sans préavis», a indiqué le directeur général du groupe, Philippe Guillemot, cité dans un communiqué. «Ces perturbations rendent difficile l’anticipation des volumes quotidiens, avec ses conséquences sur les quantités produites et l’organisation des équipes», a poursuivi le dirigeant.
Pour l’ensemble de l’exercice 2021-2022, la société comptait enregistrer une croissance organique d’au moins 18% et dégager une marge d’Ebita ajusté - le résultat opérationnel courant retraité de certains éléments - comprise entre 2% et 2,5%.
Le groupe a en revanche maintenu ses objectifs à moyen terme. Elior vise toujours une croissance organique de 7% pour les exercices 2022-2023 et 2023-2024. Sur ce dernier exercice, le groupe compte parvenir à une marge d’Ebita ajusté d’environ 4,6%.
Le groupe a livré ses perspectives alors que ses revenus se sont établis à 1,12 milliard d’euros au premier trimestre de son exercice 2021-2022, en hausse de 18,1% sur un an. Sur une base organique, la croissance s’est établie à 16,7%. La France a vu ses revenus progresser de 9,5% en données organiques, tandis que l’international a crû de 22,5%.
Plus d'articles du même thème
-
State Street IM collecte 7 milliards de dollars au troisième trimestre 2026
Le gestionnaire d’actifs américain gérait 6.306 milliards de dollars d’actifs à fin septembre. -
Christian de Kerangal (IEIF) «Le secteur immobilier a trop peu investi dans la R&D»
La recherche et développement (R&D) ne représente qu'aux environs de 0,9% du chiffre d’affaires des promoteurs et constructeurs a pointé Christian de Kerangal, directeur général de l’IEIF (Institut de l'Epargne Immobilière et Foncière), lors du Forum Immobilier et Finance, organisé par L’Agefi le 8 octobre 2026. Un budget qu’il estime pourtant essentiel pour construire et «produire la ville» de façon moins coûteuse dans un contexte de crise de l’industrie. -
EDF va céder au fonds Hy24 sa filiale d'hydrogène Hynamics
L'acquisition d'Hynamics par la coentreprise entre le gérant français de non coté Ardian et FiveT Hydrogen s'inscrit dans le cadre de la consolidation de la filière autour des projets les plus prometteurs, face à un développement décevant de l'utilisation de l'hydrogène en regard des prévisions initiales.
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- Worldline s'assure une place dans la course à l'agentique
- L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
- La folie IA pousse l'ingénierie financière dans ses retranchements
Contenu de nos partenaires
-
La Fabrique de l'OpinionEric Hazan : « La classe moyenne décroche lentement, sans bruit, sans drame visible »
D’Aristote à Tocqueville, les penseurs de la démocratie l'ont dit : une démocratie ne survit que grâce à des classes moyennes prospères. Alors qu'en France, elles décrochent et basculent vers les extrêmes, Eric Hazan, expert des mutations économiques et sociales, publie un essai intitulé « Veut-on sacrifier les classes moyennes ? » (éd. de l’Observatoire). -
BlackoutUkraine : Donald Trump a-t-il commencé à fermer le robinet des renseignements ?
Le président américain assure que le partage de renseignements avec Kiev se poursuit. Mais après un accord sur le diesel conclu avec Moscou, une alerte tardive et des limites imposées à Starlink, l’Ukraine redoute que Washington ne passe à l’acte -
Après l'appel à « zapper Bolloré », le monde du cinéma vole au secours de Canal +
Jacques Audiard, Justine Triet, Emmanuel Marre… Ce sont plus de 170 réalisateurs, dont certains de renom, qui ont signé une tribune en faveur d’un maintien d’une fiscalité favorable au groupe détenu par Vincent Bolloré