Bonduelle court toujours après Géant Vert
Bonduelle pourrait s’attaquer à Géant Vert! Le spécialiste français des légumes serait en discussions avec la banque d’investissement américaine Centerview Partners pour lancer une offre commune sur Green Giant, la filiale de légumes surgelés et en conserve de General Mills, que le géant américain avait acquis en 2001 auprès de Diageo. Hier, aucune des parties prenantes n’a souhaité faire de commentaires. Cet éventuel consortium Bonduelle-Centerview Partners serait en concurrence avec d’autres candidats et ne serait donc pas sûr de remporter Green Giant, précisent des sources proches du dossier à Reuters.
En attendant, le marché veut y croire! L’action Bonduelle gagnait hier 3,17% à 26 euros, en progression de 30% depuis le début de l’année. Depuis longtemps, Bonduelle s’intéresse à Géant Vert, qui lui donnerait une vraie visibilité aux Etats-Unis, marché sur lequel il veut continuer à se renforcer, après notamment le rachat des usines de légumes surgelés d’Allens en 2012. Le groupe réalise déjà 22% de ses ventes en Amérique du Nord. «Avec Géant Vert, Bonduelle détiendrait aux Etats-Unis la marque qui lui permettrait d’entrer en force dans la grande distribution alimentaire», note CM-CIC, qui reste «toujours très positif sur ce groupe qui offre de forts potentiels de développement».En décembre 2010, Christophe Bonduelle, le patron du groupe éponyme, avait déjà exprimé son intérêt pour cette cible, mais «pas à n’importe quel prix».
Le chiffre d’affaires de Green Giant «serait supérieur à 500 millions d’euros pour une marge opérationnelle relativement faible de 3 à 5%», poursuit CM-CIC. En mars, lorsque Reuters a annoncé que General Mills avait mandaté Rothschild pour la vente de Green Giant, le chiffre d’affaires de ce dernier était estimé à environ 700 millions de dollars (642 millions d’euros), selon les sources citées par l’agence. «Le prix d’achat serait selon nous supérieur à 300 millions d’euros, d’où la mise en place de ce consortium Bonduelle Centerview Partners», ajoute CM-CIC.
Fin juin 2014, Bonduelle affichait une dette nette de 525 millions d’euros, soit un ratio de levier (dette nette sur Ebitda récurrent) de 2,95. Sur l’exercice clos fin juin 2014, le groupe a dégagé 74 millions de cash-flow libre. Le chiffre d’affaires annuel était de 1,9 milliard d’euros, dont les deux tiers en Europe, tandis que le résultat opérationnel courant ressortait à 103 millions, soit une marge de 5,3%.
Plus d'articles du même thème
-
UDR et Apollo nouent un partenariat stratégique de 2 milliards de dollars
Cette coentreprise rassemble plus de 7.000 logements. Ce partenariat permet à Apollo d’accéder à des revenus locatifs récurrents et à un rendement immobilier visé de 6 %. -
Oddo BHF AM nomme une nouvelle responsable pour la péninsule ibérique
Cristina García de Sola va remplacer Leonardo López. -
TPT devient le deuxième superfund britannique à passer l'évaluation du régulateur
TPT Retirement Solutions a levé du capital pour reprendre des régimes de retraite à prestations définies dont l'employeur historique souhaite se défaire.
ETF à la Une
La collecte des ETF obligataires bondit de 60% début octobre en Europe
- BNP Paribas augmente la plupart de ses salariés entre 1.000 et 1.500 euros
- Macif Vie est menacée par la Cnil d'une sanction de 7 millions d’euros
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- La retraite par capitalisation cherche sa forme avant la présidentielle
Contenu de nos partenaires
-
CarrièreEt si les seniors avaient plus à gagner qu’ils le croient avec l’IA
Dans un nouveau livre (parution le 5 novembre 2026), Christophe Aulnette, ex PDG de Microsoft France, explique comment les seniors peuvent relancer leur carrière et préparer la suite à l’ère de l’IA. Ils ont des atouts, à condition de se bouger ! -
Ce que l’on sait du virus Shamonda, qui a infecté un homme pour la première fois en France
Détecté pour la première fois chez un être humain, le virus Shamonda a aggravé l'état de santé d'un patient décédé depuis. Pour autant, les autorités n’identifient pas de risque pour la population générale -
Octobre rouge« Si on ne casse pas, on n’obtient rien » : cette jeunesse séduite par la violence
Mûs par une haine de la police, une fascination pour LFI ou une culpabilité de « privilégiés », des lycéens et étudiants jugent que la casse est un dommage collatéral d’une « colère légitime »