Belvédère demande à tous ses administrateurs de remettre leur mandat
Du rififi chez Belvédère. Diana Holding, qui détient 17,3% du capital, et 23% de concert avec DF Holding (Groupe Castel), a demandé la démission de quatre administrateurs, dont le président, Benoît Hérault, en vue de coopter DF Holding et trois indépendants (Guillaume de Belair, représentant les actionnaires individuels, Nicolas Gailly et Pierre Beuchet, spécialistes du secteur).
Le concert veut détenir la moitié des sièges du conseil, alors que ce dernier ne veut pas leur laisser plus du tiers des sièges. Avis partagé par l’Adam qui craint une prise de contrôle rampante. «En décembre, Diana Holding avait approuvé sans réserve le plan stratégique 2018, explique Benoît Hérault, président du conseil de Belvédère. Pourquoi veut-il maintenant changer le management et le conseil pour mettre en œuvre la même politique ? Si Diana veut prendre le contrôle de Belvédère, il doit payer une prime aux minoritaires.»
Les administrateurs écartés – nommés en 2013 alors que KKR était le premier actionnaire, mais qui est totalement sorti après avoir vendu sa participation à Castel – ont donné leur démission, qui prendra effet après l’AG du 30 juin prochain, mais ils se représenteront.
Si le conseil de Belvédère a déjà approuvé la nomination de DF Holding et de Guillaume de Belair, il n’a pas agréé celle de Nicolas Gailly et Pierre Beuchet, n’étant pas en mesure d’apprécier leur réelle indépendance, et en raison de leur profil viticole déjà représenté au conseil. «Le vin ne pèse que 20% du chiffre d’affaires du groupe et n’est pas l’activité la plus profitable du groupe, ajoute Benoît Hérault. Le conseil a en revanche besoin d’expertises financières, marketing ou publicitaires, à l’instar des conseils des grands groupes de spiritueux, l’expérience viticole étant déjà apportée par Diana et Castel.»
Dans ce contexte, SPC Lux, qui détient 4,80% du capital demande la révocation de trois membres du conseil : Rita Maria Zniber et Mehdi Bouchaara, dirigeants de Diana Holding, et Jacques Bourbousson, administrateur indépendant. Demande agréée par le conseil, jugeant que tous les administrateurs devraient remettre leur mandat.
La perspective d’une AG tendue a entraîné hier une chute de 10,84% de l’action à 17,60 euros, d’autant que Nicolas Miguet aurait recommandé de vendre. De quoi inciter les petits porteurs à voter. Alors que le quorum habituel ne dépasse pas les 40%, Diana n’aura pas de mal à prendre la main.
Plus d'articles du même thème
-
Moody's épargne la France en maintenant sa note inchangée
Alors que beaucoup pronostiquaient une dégradation de la note de la France par Moody's, l'agence de notation l'a laissée inchangée, anticipant une réduction du déficit en 2027. -
La correction sur les actions pèse sur l’or
Le métal jaune n’a pas joué un rôle d’actif refuge dans la récente baisse, contrairement aux emprunts d’Etat américains et allemands, mais plutôt de source de financement des pertes sur d’autres actifs. Il est également affecté par les taux élevés, perdant près de 15% depuis fin août. -
La Chine reconstitue activement ses stocks de pétrole brut
D’après les données de Kpler, les stocks de pétrole en Chine sont au plus bas. Le pays augmente ses achats depuis juillet afin de les reconstituer, profitant de l’offre disponible au Moyen-Orient, avant une éventuelle escalade du conflit.
ETF à la Une
La collecte des ETF obligataires bondit de 60% début octobre en Europe
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Les OAT décrochent après les troubles en France
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
Contenu de nos partenaires
-
RépitMoody's maintient sa note, la France garde son crédit
Surprise vendredi soir, l'agence Moody's a maintenu sa note Aa3 pour la France, avec perspective négative. Sébastien Lecornu a salué une décision qui « déjoue les pronostics déclinistes ». -
Arrête-moi si tu peux« On ne va pas faire campagne six mois comme ça » : à Amiens, Raphaël Glucksmann cherche à contourner l’obstacle LFI
Le candidat social-démocrate a consacré son premier déplacement post-primaire à la jeunesse, tout en justifiant son choix de ne pas aller dans des manifestations lycéennes où il fait face à un climat d’hostilité entretenu, selon lui, par l’extrême gauche -
Tirs à Trappes et à La Verrière : Laurent Nuñez dénonce « un crime terroriste »
Le ministre de l’Intérieur s’est rendu à Trappes (Yvelines) après qu’un homme a abattu une personne et en a blessé cinq autres dans la matinée. Le maire dénonce un « attentat à connotation raciste ».