Akka complète son dispositif de financement par un Schuldschein
Après un EuroPP de 100 millions d’euros en février 2013, Akka Technologies poursuit ses efforts de désintermédiation bancaire. La société française d’ingénierie et de conseils en technologies a placé son premier emprunt de droit allemand «Schuldschein». Le groupe fondé par Maurice Ricci visait initialement un montant de 70 millions d’euros, mais la taille de l’émission a été doublée à 140 millions, notamment en raison d’une «forte demande des investisseurs allemands et asiatiques», indique Akka.
Le Schuldschein est divisé en deux tranches de maturité 5 et 7 ans, avec un mix taux d’intérêt fixes et variables. Le coût de financement moyen s’établit autour de 2%, précise le groupe. L’an dernier, l’EuroPP avait été émis avec un coupon de 4,45% pour une maturité d’un peu plus de 5 ans. Le montage et l’arrangement du Schuldschein ont été confiés à BayernLB et HSBC.
Le groupe d’ingénierie avait déjà étudié l’an dernier la possibilité d’émettre un placement privé en Allemagne ou aux Etats-Unis afin de refinancer un prêt syndiqué. Mais pour sa toute première émission obligataire, la direction d’Akka avait jugé plus prudent de s’adresser à des investisseurs de long terme français et avait donc opté pour un EuroPP. Depuis, sa forte présence industrielle en Allemagne auprès des grands constructeurs automobiles du pays l’a incité à franchir le pas afin de rapprocher sa source de financement de son activité opérationnelle. Depuis le rachat en avril 2012 de MBtech, l’ancien bureau d’études de Daimler, Akka réalise un tiers de son chiffre d’affaires outre-Rhin. Et le groupe prévoit d’accroître encore sa présence sur place.
«Conformément au plan stratégique moyen terme, les fonds levés permettront de financer l’accélération du développement en Allemagne et à l’international», notamment par des «acquisitions ciblées», indique la société d’ingénierie. Akka vise à moyen terme un chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros, contre un peu moins de 900 millions estimé cette année par les analystes. Son résultat opérationnel doit tendre vers 100 millions, 30 millions de plus qu’attendu pour 2014. Akka affiche une capitalisation boursière de 437 millions d’euros.
{"title":"","image":"81623»,"legend":"Placements priv\u00e9s»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Les grandes banques américaines surfent sur les opérations de marché
JPMorgan, Goldman Sachs, BofA, Citigroup et Wells Fargo ont tiré parti du dynamisme du trading et de leurs activités dans la banque d’investissement au deuxième trimestre 2026. -
L’AMF mise sur la directive SRD 3 pour faciliter l’exercice des droits des actionnaires
Le régulateur français dévoile ses réponses à la consultation de Bruxelles sur la révision de la directive concernant le droit des actionnaires (SRD). -
Les émissions d’obligations d’entreprises signent un premier semestre exceptionnel
Le marché primaire corporate euro a enregistré un semestre record à 285 milliards d’euros, porté notamment par les sociétés américaines, dont les hyperscalers, et soutenu par la forte demande des investisseurs. Et ce malgré le conflit en Iran.
ETF à la Une
Amundi lance un ETF sur les actions monde
- BNP Paribas et Caceis veulent sortir du métier des services aux émetteurs
- Les ambitions d’Air France-KLM sont freinées par des vents contraires
- Apple injecte 30 milliards de dollars dans des puces Broadcom conçues aux Etats-Unis
- Le pétrole repart à la hausse après le regain de tensions au Moyen-Orient
- Aria annonce une levée de fonds complémentaire de 7 millions d'euros
Contenu de nos partenaires
-
Jour J, heure HFin de vie : ultimes vertiges parmi les députés
Alors que « l’aide à mourir » doit être adoptée par un vote solennel ce mercredi, des hésitations se font encore jour au Palais-Bourbon parmi des élus qui ont conscience de vivre un moment d’Histoire -
Encore et encoreEntre l’Iran et Trump, la bataille d’Ormuz repart de plus belle
Echaudé par les attaques iraniennes, le président américain a annoncé l’instauration d’une taxe de 20 % pour le passage du détroit. Avant d’y renoncer sous la pression -
EditorialAide à mourir, la liberté abîmée
Il n’y a pas de liberté véritable si les consciences ne sont pas éclairées par la vérité des faits. Or, à toutes les étapes du débat sur la fin de vie, la vérité aura été maltraitée.