UBS déçoit en dépit d’une collecte nette positive en gestion de fortune
Ce n’est certes encore qu’une goutte d’eau dans une mer asséchée, mais elle insuffle l’espoir de jours meilleurs. UBS a en effet annoncé hier avoir enregistré au cours du troisième trimestre une collecte nette positive en gestion de fortune. Cette première depuis deux ans et demi reste modeste, avec un solde net de 1,2 milliard de francs (880 millions d’euros), mais elle intervient avec un trimestre d’avance sur les attentes des analystes et fait suite à des sorties de 8,1 milliards au trimestre précédent. La banque zurichoise se félicite particulièrement de la collecte en Asie et sur le segment mondial de la clientèle très haut de gamme.
En gestion d’actifs néanmoins, la collecte a été nulle après des entrées de 3,4 milliards au deuxième trimestre, et la marge brute sur les actifs totaux sous gestion (2.180 milliards à fin septembre) s’est contractée de 6 points de base à 89 pb.
Las, la banque zurichoise a soufflé le chaud et le froid, en faisant part d’une perte en banque d’investissement (406 millions avant impôts), particulièrement frappée par un «très faible niveau d’activité», comme chez sa rivale Credit Suisse qui a publié ses résultats trimestriels la semaine dernière. Une déconvenue qui s’explique également par une perte liée à la revalorisation de sa dette propre en juste valeur de 387 millions. La baisse de 19% (par rapport au deuxième trimestre) des charges s’est révélée bien insuffisante face à la chute de 55% des revenus, à 1,84 milliard de francs. Le recul a été d’un tiers côté actions à 904 millions, et de 36 % dans les activités de taux, où le trading sur les changes et la dette souveraine a particulièrement souffert.
UBS veut croire que les niveaux d’activité du trimestre écoulé resteront une «exception» et se dit «optimiste» qu’un «redressement au quatrième trimestre bénéficiera à toutes (les) divisions». La banque resterait donc «sur la bonne voie» pour réaliser ses objectifs à moyen terme. Pour l’heure, sur fond d’un crédit d’impôt de 825 millions, le bénéfice net d’UBS a atteint 1,66 milliard de francs au troisième trimestre, contre une perte de 564 millions en 2009. Le ratio tier one a pour sa part poursuivi sa progression, à 16,7% au 30 septembre, 0,3 point de mieux sur un trimestre et 1,3 point sur un an.
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