Xavier Chapon, directeur de gestion cotée et dette privée d’Arkéa Asset Management
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L’Agefi : Pourquoi anticipez-vous une stagnation des marchés sur six mois ?
Xavier Chapon : La politique Trump 2.0 crée un cumul d’incertitudes détesté des marchés. Les droits de douane sous trêve de 90 jours créent le doute et installent un bear market. Aux États-Unis, la récession menace avec une inflation persistante et une Fed restrictive réticente à baisser ses taux. L’instabilité politique pèse. Les entreprises adoptent un attentisme.
Nous anticipons une volatilité durable ponctuée de bear market rallies. Prudents mais agiles, nous naviguons dans l’œil du cyclone. Les midterms de 2026 limiteront le chaos recentrant le narratif sur la dérégulation et les baisses d’impôts. Un point d’entrée émergera avec le pic de pessimisme, le pivot monétaire et la stabilisation des perspectives de croissance. A ne pas exclure des droits de douane bien plus faibles permettant un rebond du marché.
La diversification hors Etats-Unis reste cruciale. L’Europe se distingue : valorisations attractives et croissance relative plus stable soutenue par une BCE plus flexible. Le plan de relance allemand dope les perspectives domestiques et un projet de défense commun renforce la souveraineté. Une hypothétique paix en Ukraine amplifierait ce renouveau européen. Nous privilégions les valeurs domestiques immunisées contre Trump, les défensives, small & mid caps, défense et banques.
Le gestionnaire d’actifs américain va se concentrer sur les technologies de l'information, le secteur financier, les services discrétionnaires aux consommateurs et les services de communication dont les titres d'entreprises sont cotés sur le S&P500.
Le Maroc mise massivement sur le dessalement et la déminéralisation pour améliorer son autonomie hydrique. La production nationale d’eau dessalée devrait atteindre 1,7 milliard de mètre cubes par an à l’horizon 2030.
« La réouverture d'Ormuz est la priorité absolue », a déclaré Emmanuel Macron, mardi 12 mai. Pour le président de la République, elle doit intervenir « avant de traiter les autres sujets par une négociation »