Morgan Stanley tire parti de sa moindre dépendance à la banque d’investissement
Alors que plusieurs banques américaines, à l’image mercredi de Goldman Sachs, pâtissent de piètres performances dans leurs activités de trading, Morgan Stanley tire son épingle du jeu grâce à sa moindre dépendance aux activités de banque d’investissement. La banque a enregistré un bénéfice net en progression de 60% à 600 millions de dollars (445 millions d’euros) au titre du quatrième trimestre 2010, soit un bénéfice par action de 0,4 dollar.
Hors cession de la participation de Morgan Stanley dans la banque d’investissement chinoise China International Capital et une autre plus-value comptable, le bénéfice par action est toutefois ressorti à 0,2 dollar, inférieur aux prévisions des analystes qui misaient sur 0,28 dollar, selon un consensus Bloomberg.
Dans le pôle gestion de fortune, Morgan Stanley, qui a pris en 2009 le contrôle d’un courtier détenu avec Citigroup, a vu ses revenus progresser de 7% à 3,35 milliards de dollars, avec une marge avant impôts de 12%. La collecte nette a atteint 14,1 milliards de dollars, portant l’ensemble des encours à 22,9 milliards et dépassant l’objectif de 20 milliards que la banque s’était fixé pour 2010.
La joint-venture avec Citigroup, Morgan Stanley Smith Barney, a dégagé un bénéfice de 166 millions de dollars contre 29 millions un an plus tôt. Morgan Stanley a indiqué prévoir de racheter le solde du capital de la coentreprise.
Sous la houlette du nouveau dirigeant du pôle, Greg Fleming, arrivé en février 2010, la gestion d’actifs, qui a longtemps constitué le talon d’achille de la banque, a vu ses revenus croître de 68% à 858 millions de dollars.
Morgan Stanley, qui réalise désormais moins de la moitié de ses revenus dans la banque de financement et d’investissement (contre plus de 80% pour une banque telle que Goldman Sachs) «tire parti d’activités générant des revenus plus stables», souligne un analyste.
Dans la banque de financement et d’investissement, où les revenus ont progressé de 12% à 3,6 milliard, Morgan Stanley a subi, à l’image des autres banques de Wall Street, un recul de ses activités de trading, de 27% à 854 millions de dollars. Ce recul est principalement imputable aux activités dans le domaine du fixed income, où les revenus ont chuté à 29 millions, contre 663 millions un an plus tôt, en raison d’une dépréciation liée à la hausse de la valeur de la dette de Morgan Stanley.
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