Francfort, Amsterdam sont à leur plus haut. Toutes les places européennes n’ont pas cette veine.
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Xavier Diaz
Depuis janvier, le Stoxx Europe 600 a gagné 8,4%.
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DR/Pixabay
Les records ne sont pas l’apanage de Wall Street. En Europe aussi, les marchés actions atteignent des sommets. La Bourse d’Amsterdam vient de dépasser son précédent record de septembre 2000 (708,43 points jeudi 1er avril). A Francfort, l’indice Dax 30, qui a atteint son précédent record de mars 2020 dès le début de l’année, a franchi mardi 30 mars pour la première fois 15.000 points.
Les marchés européens, dans leur ensemble, ont bénéficié du pari sur la reflation et donc sur les titres cycliques et value. Depuis janvier, le Stoxx Europe 600 gagne 8,4%. L’indice S&P 500, qui reste à des niveaux record, sous-performe (+6,2%) et les actions émergentes (+2,2%) sont à la peine. L’Europe a profité du double effet de la hausse des prix du pétrole (+22,7% pour le Brent) et des valeurs bancaires (+20,3% pour l’indice Stoxx 600 Banques) dans le sillage de la hausse des taux longs.
L’indice FTSE-Mib affiche la meilleure performance au premier trimestre (+11,3%), devant le Dax 30 (+9,4%). La Bourse de Milan a été aidée par la forte pondération des financières (31,1%, dont 18,9% de banques) et pétrolières (+10,8%). La performance du secteur automobile a aussi contribué à la performance des marchés européens (+24,2% pour le Stoxx 600 Automobile), bénéficiant au Mib (14% de l’indice) mais surtout au Dax lui permettant d’enchaîner les records cette année. L’envolée du titre Volkswagen (+57,8%) a nettement contribué à cette performance.
Néanmoins, contrairement à la référence allemande, l’indice italien n’a pas retrouvé ses plus hauts de mars 2020 (25.477,55 points). Si l’indice allemand a pu regagner plus vite ses plus hauts, c’est en partie parce qu’il est calculé dividendes réinvestis, mais aussi parce qu’il est plus diversifié. La technologie représente 13,3%, le secteur de la santé 8,3% et la finance (14,5%) comprend une grande partie d’assureurs.
La Bourse d’Amsterdam, qui prend la place de Londres comme principale place en Europe, a également bénéficié de l’évolution de son indice phare vers une plus grande pondération de titres d’entreprises technologiques tournées vers les marchés asiatiques. C’est le cas des entreprises de semi-conducteurs, dont ASML est devenue la plus grande capitalisation. Les banques, qui représentaient 50% de l’indice, sont rares (ING).
Ces performances tranchent avec celles de la Bourse de Madrid dont l’indice Ibex-35 n’a ni retrouvé son niveau de mars 2020, ni de surcroît son plus haut historique de mai 2017. Sur les marchés actions aussi il existe un fossé entre les différents pays européens.
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