Les rachats de sociétés en faillite sont au plus haut depuis août 2004
Trente-quatre opérations de fusions et acquisitions impliquant des sociétés en faillite ont eu lieu en mars dans le monde pour un montant de 698 millions de dollars. Selon Thomson Reuters, il faut remonter à août 2004, avec trente-huit transactions annoncées, pour retrouver un niveau équivalent sur ce type de sociétés. En examinant les cinq premières opérations qui représentent près de 96% du montant total des transactions du mois dernier (voir tableau), on remarque dans les cibles une prépondérance des entreprises américaines, la nationalité des acquéreurs étant beaucoup plus diversifiée.
Il n’en reste pas moins, précise Thomson Reuters, que «le nombre de transactions annoncé en mars est encore loin du record de 86 atteint en juillet 2002» lors du précédent cycle économique. L’agence précise que ce pic «avait eu lieu huit mois avant que les marchés actions n’entament leur mouvement de reprise».
Alors que le volume global de fusions et acquisitions au premier trimestre a baissé d’un tiers en rythme annuel à 444 milliards de dollars, «la plupart des entreprises sont actuellement obnubilées par la structure de leur bilan», affirme dans une interview à Reuters Bruce Evans, responsable du département fusions & acquisitions de Deutsche Bank pour le continent américain. Il juge donc que l’activité dans ce domaine devrait rester limitée jusqu’en 2010 et que trois principaux facteurs seraient susceptibles de soutenir ce marché: «les fusions stratégiques qui font baisser le niveau de risque du bilan, les approches opportunistes de prédateurs attirés par les faibles valorisations et les rachats d’entreprises en difficulté.» La hausse des transactions sur des sociétés en faillite constatée en mars pourrait donc prendre de l’ampleur dans les mois à venir.
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