L’Ecureuil complète son dispositif de capital-investissement
L’Ecureuil complète son dispositif de capital-investissement en le dotant d’une structure nationale. Baptisée Caisse d’Epargne Développement (CE Développement), cette société de capital-risque (SCR) est destinée à soutenir les besoins en fonds propres de PME et d’ETI locales trop grosses pour être accompagnées par les sociétés d’investissement des caisses régionales. Elle est gérée par Alliance Entreprendre, une filiale de Natixis.
«Les sociétés régionales de capital-investissement investissent entre 150.000 et 1,5 million d’euros dans des sociétés dont le chiffre d’affaires est en général inférieur à 50 millions. Il nous manquait un véhicule national pour monter en puissance sur les entreprises régionales de taille plus conséquente», confirme Nicolas Contat, directeur du développement de l’offre de capital-investissement de l’Ecureuil. Concrètement, CE Développement investira entre un et dix millions d’euros, prioritairement dans des entreprises de 50 à 100 millions de revenus (mais pouvant descendre jusqu’à 10 millions).
Ces investissements seront réalisés indépendamment ou en co-investissement avec la structure d’une caisse. Quoi qu’il en soit, l’objectif est de rester en lien avec les territoires: les centres d’affaires et les fonds régionaux ont vocation à être les apporteurs d’affaires de CE Développement.
La SCR est dotée de 100 millions d’euros. Outre Caisse d’Epargne Capital et Natixis, «les 17 caisses d’épargne du réseau y contribuent à hauteur de leur poids économique, y compris celles qui n’ont pas de véhicule d’investissement régional. L’idée est de faire de Caisse d’Epargne Développement l’instrument de l’ensemble des caisses. En outre, ce dispositif peut les encourager à lancer leur propre activité», ajoute Nicolas Contat.
En effet, dix caisses disposent pour l’instant d’une structure d’investissement régionale. En 2013, l’Ecureuil avait prévu une poche de 27 millions d’euros pour soutenir le capital-investissement local, dont 15 millions destinés aux sociétés existantes et 12 millions de dotation pour six nouvelles structures. Quatre existent déjà: pour les caisses Ile-de-France, Picardie, Nord France Europe et Alsace. La prochaine sera lancée dans les semaines qui viennent par Loire-Centre, tandis que la Caisse d’Epargne Normandie étudie un tel projet.
A terme, l’Ecureuil vise une part de marché de 15% dans les entreprises d’ici à 2017, contre 11% aujourd’hui.
Plus d'articles du même thème
-
Un Shein en perte de vitesse se présente à la Bourse de Hong Kong
Le géant controversé de la fast fashion a publié le 26 juillet son document d'introduction en Bourse. Il a signé une perte au premier trimestre et pâtit des taxations imposées aux petits colis dans les pays occidentaux. -
Le déficit commercial français reste plus lourd qu'avant la crise sanitaire
Le solde commercial français dépend de quatre principaux secteurs industriels qui n’ont pas retrouvé le même niveau d’exportations qu’avant la pandémie de Covid, hormis le secteur du luxe. -
Face au risque climatique, la tutelle des assureurs les appelle à se mobiliser sur la prévention
Alors que les incendies font rage près de Bordeaux, l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution a conduit en 2025 et 2026 une revue de la gestion des risques liés au changement climatique. De bonnes pratiques ont été relevées chez les assureurs, mais les actions de prévention restent à déployer.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- La BFI de Bred Banque Populaire veut tout avoir d’une grande
- Tiré par sa banque d'investissement, BNP Paribas annonce des profits en forte hausse
- Les marchés se préparent à un discours ferme de la BCE
- Les taux français à 10 ans passent la barre des 4%
- Olivier Gavalda succède à Daniel Baal à la Fédération bancaire française
Contenu de nos partenaires
-
Cocktail explosifMégafeux : pourquoi ce n'est que le début
« Orage de feu » jamais vu, record d'évacuations, trentaine de foyers actifs simultanément : ce pire épisode d'incendies que le pays ait connu depuis 1949 illustre ce que les climatologues annoncent depuis des années -
EditorialCanicules, mégafeux : l'impasse de l'infantilisation citoyenne
Il est temps de changer de paradigme. Le précautionnisme a vécu. Pratiquée par tous nos dirigeants, cette religion de la protection absolue – « quoi qu'il en coûte » – sonne de plus en plus comme une promesse creuse -
BatailleA400M, bulldozers, sapeurs : la mobilisation maximale des militaires face aux feux
Les armées fournissent matériels et personnels face aux incendies, en plus d’une brigade dédiée à la sécurité civile. Et fait monter en puissance ses dispositifs