Le capital-risque reste à la traîne en Europe
La faiblesse du capital-risque en Europe est une constante régulièrement dénoncée par les politiques et les entrepreneurs. La première étude trimestrielle de KPMG sur le «venture capital» au niveau mondial vient confirmer ce diagnostic, même si elle note une dynamique favorable à l’oeuvre depuis le début de l’année. Sur les six premiers mois de 2015, les start-up européennes ont bouclé 6,6 milliards de dollars (6 milliards d’euros) de financement, contre 8,3 milliards pour l’ensemble de l’année 2014. Si ce sursaut est appréciable, il ne permet pas à l’Europe de combler son retard par rapport à l’Amérique du Nord (37,8 milliards de dollars) ou à l’Asie (15,1 milliards de dollars).
L’Europe reste donc une terra incognita pour le capital-risque, avec des start-up à la valorisation toujours inférieure à leurs homologues américaines et asiatiques. Les fonds basés outre-Atlantique ne s’y sont pas trompés, et ont augmenté leur activité sur le Vieux Continent. Pour Barry Carter, associé chez KPMG, «la scène européenne des start-up a suscité beaucoup plus d’attention dernièrement». A ce jeu-là, le Royaume-Uni tire son épingle du jeu, attirant un tiers du financement et des opérations du deuxième trimestre.
Concernant la concentration des opérations, six d’entre elles représentant 20% du montant total. Spotify et OneWeb sont par exemple parvenues toutes deux à lever 500 millions de dollars en une seule fois. Par ailleurs, ces derniers mois ont vu les grandes entreprises s’intéresser davantage au financement de start-up. Elles ont participé à 22% des opérations, contre 17% au premier trimestre, une proportion en ligne avec ce qui se fait en Amérique du Nord.
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